Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

samedi, 16 juillet 2016

2006, 8 août, les ROLLING STONES à NICE ...

medium_nicejeep21.jpg



2006, Le Bigger Bang des Rolling Stones se pose à Nice...

8 août, Palais Nikaïa.

Nikaïa viendrait d'après l'aimable marchand de journaux à qui j'achetais Nice Matin du vieux grec. Nikaïa, c'est tout "bêtement".... NICE !

Après avoir loupé les shows de Barcelone et de Paris pour cause d'annulation, nous avons cette chance d'être enfin là ce 8 août qui restera une fois encore gravé pour longtemps dans nos petites têtes...

Vers 15 H 00 et environ 450 bornes dans l'auto, on dépose nos valises à l'hôtel (complet depuis très longtemps et qui pour l'occasion avait passé le prix des chambres de 44 à 55 €....).

Un petit tour sur la promenade des Anglais, le temps de se dégourdir les jambes et savourer la beauté du coin.
Le temps aussi d'acheter la presse locale, NICE MATIN ayant sorti un encart spécial "STONES" pour l'occasion.

medium_nicematin_8_aout.jpg

Sans oublier la photo souvenir devant l'AFFICHE.

medium_nice_affiche_avec_co.jpg

Chemin faisant une petite halte pour se désaltérer, et c'est ainsi que nous avons discuté avec l’ingénieur des effets spéciaux rencontré dans ce bar alors que nous achetions nos sandwiches pour le soir…

Je lorgnais sur son badge Back Stage pendu à son coup…

Le mec, d’un « âge » m’a fait marrer en me disant au cours de notre discussion : « Le World Tour de Hallyday, c’est la France… Les Stones ......!!! »

C'est vers 19 H 00 que l'aventure commence en prenant un des bus des nombreuses navettes gratuites mises à disposition par la ville.
Premier merdier, le goulet d'étranglement aux entrées avec ces fouilles pour "éliminer" les appareils photos et les bouchons sur les bouteilles d'eau.
Comme le disait un de nos voisins, on laisse entrer dans les Rave party des tonnes de merde et ils viennent nous gonfler alors qu'ils savent pertinemment que bon nombre de téléphones portables sont dotés d'appareils photos ou vidéo.... M'enfin.

Et l'attente en voyant au fur et à mesure les espaces se remplir, et d'avaler nos petits casse-croûtes... Manière !

C'est vers 22 h 00 que les détenteurs des billets donnant accès aux balcons surplombant la scène s'installèrent. Nous étions pliés de rire lors de la huée de sifflets qui accueillirent ces locataires "privilégiés à 300 € le tixon...".
A noter que durant le show Keith ne s’est à aucun moment retourné vers eux, alors que Mick, de temps à autre, entre deux gambades, leur faisait un petit geste !!! Sacré Mick !

Très surpris que pour une fois, bien avant le démarrage du show l’ambiance a monté plus rapidement dans les tribunes que sur la pelouse…. Génial on gueulait plus fort que les "jeunes" d'en bas !!!!

22 H 15, c'est l'apocalypse !!!!!

Sur l'écran géant est projeté ce qui pourrait être le fameux Big Bang tant redouté.
Cette projection où se retrouve dans ce désordre de fin du monde divers objets dont, pêle-mêle des guitares ou des langues s'agitant dans ce sauve qui peut terrifiant, se termine dans une fureur de bruit et d'éclairs annonciateurs du Riff d'enfer du non moins satanique Keith Richard .... JUMPING JACK FLASH !!!!! qui sonne le départ de plus de deux heures de délires.....

medium_nice1.jpg

Vue de la scène et un des nombreux effets spéciaux pyrotechniques...

La suite du concert !!!! Quelques lignes d'un ami du Forum TWIS en donnent une bonne idée :

**** Les grand moments du show... ben tout en fait !
Le meilleur Let's spend the night together que j'ai eu l'occaz d'écouter, un émouvant As tears go by, même si je me demande si le Jag' ne s'est pas un peu perdu dans les paroles.
Un Streets of Love impeccable et la chanson passe décidemment très bien en live. Un Midnight Rambler... pfff the claque in the tronche !
Ces guitares les amis... un son caverneux venu d'outre-tombe, l'harmo du Jag', le beat de Charlie...
Le set de la B-Stage qui a réveillé le public (un peu mou de mon côté, j'étais Ron's side, collé à la rampe à 20 m de la scène).
Un Sympathie For The Devil titanesque (rien à voir avec celui du SDF un peu foiré je pense) avec un duel de guitare de 1ère bourre (Ron avait sorti sa Gibson L5S pour l'occasion !). Un Paint it, black nickel chrome... Keith nous a joué l'intro mais alors quelle puissance... et ce signe de la main pour donner le signal à Charlie, quelle classe !
Un Satisfaction à fond les ballons avec un public enfin déchaîné ! ****

medium_nicejeep8.jpg

D'ailleurs dans les tribunes, où nous étions, les sièges furent très souvent libérés de leurs occupants debout et frappant les mains alors que Jagger & Co nous fracassaient la tête avec le géant Midnight Rambler (rien que pour le Dad’), l’incroyable Paint it Black « dédié à Corinne… ».
Sans parlé du délire sur Satisfaction.

medium_nicejeep25.jpg

Standing ovation, comme on dit maintenant, qu’on était pour le Charlie et pour le Keith.
Ce putain de Keith qui a réussi comme pour P’tit Stones à Paris, a provoquer quelques chaudes gouttes sur les joues du Dad’….
Et je ne vous parle même pas des nombreux frissons qui m’ont accompagné durant ces deux merveilleuses heures.

medium_nicejeep37.jpg

2003, nous nous étions séparés après un concert extraordinaire, 2006, difficile de trouver des mots plus forts pour pouvoir exprimer mes ressentiments sur ces légendes encore plus vivantes que jamais.

Et nous avons pensé en marchant, et si Jagger qui a dit à la prochaine (au SDF) pensait déjà vraiment à 2007 ?

Ce serait génial NON ????

medium_nicejeep55.jpg

Le bordel reprit ces droits à la sortie, Quasi impossible d'accéder aux bus pris d'assaut. Aucune indication, rares explications....
Nous n’avons pas aimé se taper le chemin du retour à l’hôtel à pied.
Environ une heure (moins long qu’à Montpellier en 1995, mais même punition).

Mercredi matin, après une nuit très courte, direction la Presse avec l'achat de NICE Matin:

medium_la_presse_nice.gif

Puis grande discussion passionnée avant le départ, devant l’hôtel, avec pas mal de gens extasiés .
Un parisien, ou encore un Ch'ti confrontant son accent avec l'ami toulousain.
Pour certains c'était la première fois, autant dire la grande claque.
Unanimes à dire.... INCROYABLES ces types, cette énergie, cet enthousiasme....
Et de se dire en se quittant, à la prochaine, pour sûr, nous y serons.

Lors de l'arrêt buffet à Marseille, nous avons trouvé l'édition de la Marseillaise.

medium_la_marseillaise.gif

De retour à Puisserguier ce mercredi soir, nous étions crevés mais HEUREUX …

07:39 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rockin'daddy

mardi, 05 juillet 2016

2003, 5 juillet à Marseille

2003, 5 juillet à Marseille
Rendez-vous au Stade Vel'



Ce matin, nous prenons la route en fin de matinée, direction Marseille. Car aujourd’hui, c’est samedi, et de plus nous sommes le 5 juillet !

Arrivés vers midi, une petite pause resto au bord de la Canebière, où déjà nous croisons les premiers T-shirts qui déambulent sur les quais du port de la célèbre sardine. Avant de rechercher l’hôtel (ils sont tous archi-pleins car en plus des Rolling Stones au stade Vélodrome, se déroulent en même temps à Marseille une Gay-pride l’après midi, la coupe de France de Pétanque et la coupe du monde de la voile), nous partons en quête des différents quotidiens marseillais annonçant notre concert.

Honneur à la Marseillaise que nous lisons en premier, avec « Vélodrome, la folie des Rolling Stones ». *** D’abord commençons par répondre à la question que tout le monde se pose : sera-ce, ce soir au stade Vélodrome, treize ans après leur premier passage en ce lieu, le dernier concert des Rolling Stones à Marseille ? Méga tour entamé en septembre 2002 aux States, Forty Licks est-elle la dernière « grosse tournée » des Mick, Keith Ron et Charlie ? Evidemment la réponse est non. Depuis quarante trois ans qu’ils existent, même aux pires moments de brouille, de bagarres, d’addiction aux produits les plus divers, de panne artistique, les Pierres qui roulent n’ont jamais cessé de jouer, ne s’arrêtent guère plus de deux ans de suite au milieu des années 80. Alors gageons que dans dix ans, même sur des fauteuils roulants, les Glimmer Twins (Mick Jagger et Keith Richard : « nous sommes jumeaux nés de mères différentes) reviendront à Marseille…….. Qu’est-ce qui fait rouler les Stones ?........Serait-ce l’argent ? Mmm… Peut-être…….Est-ce plutôt la musique qui pousse ainsi nos artistes à reprendre régulièrement la route ? Mmm… Pas vraiment……….Alors serait-ce la gloire, qui leur fait si fréquemment re-enfourcher leurs instruments et revêtir leurs costumes de scène ? La question mérite d’être posée. A soixante ans, anobli, l’an dernier par la Reine d’Angleterre, Mick Jagger n’a jamais paru aussi jeune et plein de morgue. Héros et influence majeure de palanquées de guitaristes, pour le meilleur comme pour le pire, Keith Richard n’a jamais semblé autant à l’aise aujourd’hui que dans son rôle de papy flingueur à l’éternel bandana en guise de serre tête. Et Charlie Watts ne s’est jamais montré plus placide, ni Ron Wood plus affûté qu’aujourd’hui………En quarante trois ans de carrière, marqués par davantage de bas que de haut, les Stones sont ainsi morts deux, peut-être trois fois. Et ils sont toujours là. Voyous rangés des voitures peut-être, créateurs plus inspirés sans doute, mais plus sales gosses que jamais. *** , LA MARSEILLAISE, 5 JUILLET 2003.

medium_2003_solides_comme_le_roc.gif



En second nous explorons la Provence qui pense que « les Rolling Stones veulent faire oublier Johnny ». incroyable, ils ne peuvent pas s’empêcher de nous le ramener sur le tapis, comme pour se convaincre eux-mêmes qu’on peut en quoi que ce soit comparer les Stones avec cet ersatz de Rockeur. Le seul point commun pourrait, à défaut, être la scène qu’il copie (la seule chose qu’il réussisse à faire, car pour le reste ?) depuis bientôt plus de 10 ans ! Cette scène, jamais égalée comme en témoigne le patron du cirque Rolling Stones. *** « le défi, sourit Jake Berry, directeur de production des Stones, c’est de faire passer le décor du concert précédent plus minuscule. La scène que nous installons est la plus grande du monde. Avec quatre écrans géants indépendants et un ring qui avancera au milieu du public. Le plus grand groupe de rock du monde y interprétera trois chansons. Mais impossible de vous dire lesquelles. De toute façon, je ne sais pas ce qu’ils chanteront. Ils ont répété presque 150 titres et ils sont devenus, en 40 ans, l’histoire du rock »…….

medium_2003_centaine_dates.jpg

Qu’on se le dise, donc, les « pierres qui roulent » ne sont pas uniquement de mythiques machines à fric. Ces humanoïdes grimés par le rock ont même plutôt fière allure, malgré 60 printemps imbibés de drogues et d’alcools de toutes origines. Sur scène, Jagger, Richard, Wood et Watts, accompagnés de Darryl Jones à la basse et Bobby Keys en tête d’une impressionnante section de cuivres, dament toujours le pion à la jeunesse électrique. En témoigne cette rougeoyante langue de Shiva qui servira, une fois de plus, d’emblème à plus de deux heures d’un show huilé aux Street fighting man, Jumping jack flash et autres Sympathy for the Devil. Vous en prendrez bien une léchouille ? *** FRANCOIS TONNEAU, LA PROVENCE, 5 JUILLET 2003.

medium_2003_johnny.gif



Ceci dit, nous sommes prêts !

Nous quittons l’hôtel vers 18 H30. Métro la Timone. Changement Castellane où les voitures se transforment en boîtes de sardines humaines. A la station du stade, un CRS avec beaucoup de courtoisie nous indique le meilleur chemin pour nous rendre à Jean Bouin-Michelet. Comme l’a chanté Bob Dylan, The times are changing (les temps changent) quand on sait qu’en 1966 c’était la fête à la castagne avec en prime un séjour dans leur panier à salade ?

Après présentation des précieux billets et être passés à la fouille de rigueur (appareils photos interdits), une petite halte devant les boutiques où sont vendus à prix d’or T-shirts, casquettes et autres souvenirs des Cailloux !
C’est alors la découverte de la scène monumentale qui nous attend.
La première partie est assurée par un groupe irlandais très corrects the Stéréophonics.

A l’entrée du stade il était offert à chacun d’entre nous un CD 5 titres.

medium_2003_show.gifIl est environ 21 H30 quand un déluge de son et de lumières accueillent l’arrivée des ROLLING STONES sur cette immense scène.

Derrière eux se déroule sur toute la hauteur un décor sur lequel on retrouve la langue de l’affiche de la tournée 2003. Au fil des chansons ce décor est remplacé par 2, 4, 8 ou 1 écran qui occupent toute la surface de ce mur métallique.

Pendant deux heures et quart, ils nous gratifient d’un concert dont l’essentiel des titres est un retour à leurs sources. La plupart des morceaux sont ceux qu’ils jouèrent en 1970 au Palais des sports de Lyon-Gerland. Brown sugar, Midnight rambler, Wild horses, Sympathy for the devil…
A mi concert les Stones se rendent sur une petite plateforme circulaire située au centre du stade et interprètent I just want make love to you, Like a rolling stones et Street fighting man. Les veinards proches de cette scène reçurent les baguettes de Charlie Watts.

Satisfaction accompagné d’un ouragan de confétis rouges annonce la fin du concert…

Jumpin jack flash pour le dernier rappel, les Stones nous saluent avant le feu d’artifice final qui nous confirme que c’est bien fini.

medium_lick_s_tour_marseille_5_juillet_2003_3.jpg



Dehors, ce n’est pas la sardine qui obstrue la bouche de métro, mais plus de 50 000 fans qui comme nous, ont sûrement encore les refrains qui résonnent dans la tête.

Pour couronner cette grande messe du rock n’ roll à Marseille, le beau temps était de la fête, et ce soir, vers minuit nous n’avons pas vu The Midnight rambler (le rôdeur de minuit) mais une foule de très jeunes et de plus vieux partager une incommensurable joie d’avoir passé cette INOU-BLIABLE soirée avec les Rolling Stones.