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lundi, 29 février 2016

1965, L'Olympia... Satisfaction !!!

Les ROLLING STONES à Paris

Les Rolling Stones visitent l’Irlande, puis font un malheur en Australie et en Nouvelle Zélande.

*** Trois mille fans, la plupart des filles, causèrent des émeutes alors que les cinq Rolling Stones atterrissaient à Sydney, hier, commençant le tour d’Australie… Environ trois cent réussirent à briser une barrière métallique et se ruèrent dans une salle de quarantaine. *** DAILY MIROR 22 janvier 1965.

On les trouve à Singapour, à Hong Kong, puis tournant en Angleterre. En avril, ils sont reçus par les Scandinaves. Le monument Rolling Stones grandit à une vitesse virtigineuse.

C’est la deuxième fois que ce groupe maintenant très célèbre se produit à Paris. La salle archi-comble connaît une atmosphère de meeting. Car n’oublions pas qu’un concert des Rolling Stones, c’est quelque chose de pas banal. Il y a les fans acharnés, ils y a les amateurs d’idoles en tout genre, les filles qui crient, il y a ceux qui veulent toucher, il y a ceux qui veulent faire plus de bruit que les guitares, ceux qui veulent monter sur scène…

L’ambiance est parfois houleuse.

Olympia, 17, 18 avril 1965. En première partie les Jets, Vince Taylor ( le Prince du rock), Evy,medium_1964_olympia.jpg Rocky Roberts. Le ton monte, la salle s’agite… Les Stones… Les Stones… Les Stones…. Le rideau s’ouvre, enfin, libérant les cinq diables du Rock. Everybody needs somebody to love, les Stones sont en scène, ça tourne rond. L’ambiance est chaude, survoltée. Around and around succède à Off the Hook, I’m Alright, Mick Jagger est électrique, jamais immobile. All Right... Yeah..., Time is on My Side, It’s all over now, la machierie Stones est en route. Little red rooster ce bon vieux blues de Willie Dixon, sans oublier Carol, trois mille types reprennent en cœur cet éternel succès de Chuck Berry. Un spectacle des Rolling Stones ne laisse jamais indifférent, c’est un peu de chaleur dans la vie de tous les jours. *** Il y a toujours une période de calme, un anti calme après un spectacle. Le moment où l’on se retrouve dans la médiocrité de la vie quotidienne, mais cela est encore plus frappant après avoir vu un spectacle des Rolling Stones. *** ANNICK DISCO REVUE mai 1965.

Lors de ce passage à Paris, les Rolling Stones acceptent l’invitation du club des Rockers (créé par Jean-Claude Berthon, un type de 20 ans qui sort à cette époque, tant bien que mal, la première revue de Rock en France. C’est lui qui parle le premier des Stones, et c’est Disco Revue, pour ne pas la nommer, qui défend ce groupe tant critiqué par d ‘autres). Mick Jagger, Keith Richards, Brian Jones, Bill Wyman, Charlie Watts se rendent au Golf Drouot où les quelques présents, ce jour là se rendent compte que Mick et ses accolytes sont des gens sympathiques. Ils se plient d’ailleurs volontiers à la séance de dédicace avec un calme et une gentillesse qui n’échappent à personne. Daniel qui était monté à Paris pour aller les voir à l’Olympia eut la chance d’être là et pu les photographier, avec Jean-Claude Berthon.


medium_1965_stones_golf.jpg1965, Satisfaction
I can't get no, Satisfaction


Paris, Montréal, tournées aux Etats Unis, en Ecosse, en Scandinavie, en Norvège. Les filles sont folles d’eux, leurs cheveux font couler de plus en plus d’encre.

*** Coupez vos cheveux, style Rolling Stones à la Beatles : un censeur a proclamé hier : les coupes de cheveux style Beatles sont acceptées, mais celles des Rolling Stones ne le sont pas. Le directeur Mr Donald Thompson a renvoyé onze garçons de Woodlands Comprehensive School, Coventry, parce qu’ils portaient leurs cheveux comme le faisaient Mick Jagger et compagnie… Longs et malpropres comme le dit Mr Thompson. Mais il a annoncé hier, qu’ils pourraient revenir si ils se faisaient couper les cheveux proprement comme les Beatles.*** DAILY MIRROR 27 mai 1964 .

Les scandales succèdent aux coups d’éclats, les Rolling Stones pissent contre les murs… L’exemple moral (…) n’est pas brillant.

Les Rolling Stone mondialement connus sont de très bons interprêtes, Carol, Bye Bye Johnny, Around and Around de Chuck Berry ; I Wanna be you man des Beatles. Tous ces morceaux de choix le prouvent. Mais cela ne suffit pas pour être un très grand groupe. Il y a plusieurs compositions qui sont déjà signées Nanker-Phelge. C’est sous ce pseudonyme que les Rolling Stones signent leurs premières créations collectives. Cela donne de forts bons résultats donnant le jour des titres comme Stones, Little by little, puis Off the hook.

Puis Mick et Keith s’essaient à la composition et nous offrent The last times (février 1965). Une rythmique lancinante, un leit-motiv agaçant, excitant ; la complainte est puissante, le style musical Rolling Stones commencent à se dessiner. Sans renier le blues ou le rock de Chuck Berry, ils l’imprègnent de cette marque qui deviendra vite synonyme de qualité.

Malgré cela, il y a toujours les Beatles aux hits parades qui occupent pratiquement et systématiquement la première place. Et puis, le 2 0 août 1965, c’est le choc. Ça y’est, voilà le morceau . Celui que tout le monde, sans le savoir, attendait. La chanson qui va tenir la première place des hits internationaux pendant des mois et des mois. Le chef d’œuvre de la rock music. Les Rolling Stones viennent d’enfanter Satisfaction, I can’t get no. C’est leur grand départ de créateur, plus rien désormais ne devrait pouvoir les arrêter, c’est la consécration.

Les voici devenus le premier groupe du monde.

I can’t get no...Satisfaction

I can’t get no Satisfaction, I can’t get no Satisfaction
‘cause i try and i try and i try
I can’t get no, i can’t get no
when i’m drivin’ in my car, and the man come on the radio
he’s tellin’ me more and more about some useless information
supposed to fire my imagination
I can’t get no. Oh no,no,no. Hey, hey hey
That’s what I say
I can’t get no satisfaction, I can’t get no satisfaction
‘Cause I try and I try and I try and I try
I can’t get no, I can’t get no.
When I’m watchin’ my TV and a man comes on and tells me,
How white my shirts can be
But, he can’t be a man ‘cause he doesn’t smoke
The same cigarettes as me.
When i’m ridin’ round the world, and i’m doing this and i’m signin’ that;
And i’m tryin’ to make some girl, who tells me,
Baby, better come back maybe next week,
‘cause you see i’m on a losing streak
I can’t get no...


medium_satisfaction.2.gif



Satisfaction marque le début de la recherche musicale des Stones. Par exemple, ils mettent au point la Fuzz-Box, petit appareil de distorsion qui permet d’obtenir cet effet vrombrissant de la basse dans I can’t get no. Les Rolling Stones sont nés, indestructibles à partir de cette année 1965.

Un groupe de rock se composait en général d’un chanteur, d’un guitariste solo, d’un guitariste rythmique, d’un bassiste, et d’un batteur. La batterie était souvent limitée à une caisse claire (voir tous les groupes de Rockabilly). Les Rolling Stones dès leurs débuts empruntent au blues l’harmonica, I’m a king bee, Litlle red rooster. Ils utilisent maraccas ou tambourins, I’m alright, Not fade away. Ils ajoutent parfois un piano, Stones, ou un orgue, Congratulations. A partir de Satisfaction, ils travaillent d’avantage leurs compositions. Ils adoptent les effets psychédéliques, 19th nervous breakdown, ou l’accordéon et la clarinette new orleans, Between the buttons. Brian Jones joue du sitar, Paint in black. Ils font appel à des chœurs, You can’t always get what you want. Saxo, guitares accoustiques, piano, orgue, trompette, cela donne le génial Sticky fingers. Le rock primitif laisse sa place à une musique plus raffinée. N’est-ce pas ce nouveau rock que cache jalousement cette musique prétentieuse ou emmerdante par moment, cette musique étiquetée en France Pop-music ?

Commentaires

Pierrot a raison, c'est super intéressant mais des gros morceaux comme ça c'est un peu indigeste!
Passionnant, j'apprends plein de choses c'est génial!

Écrit par : Adey | mardi, 11 avril 2006

Bonjour,
moi aussi, je pense que vous gagneriez beaucoup à découper vos notes en plusieurs "sous-chapitres"... c'est VRAIMENT trop long.
Mais c'est passionnant, alors continuez ! Bon courage.*
Christophe

Écrit par : Christophe Greuet | mardi, 11 avril 2006

tu sais que quand je me suis marié en 93, j'avais choisie ANGIE à la messe, c'etait trop bon, même le jésus s'il avait pas était cloué il aurait réagit
a bientot

Écrit par : pierrot le zygo | mardi, 11 avril 2006

Bon, d'accord Jesus était un Hippie, m'enfin !
Angie, le morceau qui a fait connaître les STONES à des milliers de "non fans". Certains ont alors franchi le pas pour écouter le reste de l'oeuvre.... Et sont devenus des accros !
@+
Dad'

Écrit par : Rockin'Dad | vendredi, 14 avril 2006

Les commentaires sont fermés.