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jeudi, 22 avril 2010

1998, les Rolling Stones au STADE de FRANCE !!!!

Enfin, Paris !

Comme je vous l’avais dit un peu avant, j’arrive à Paris le jeudi 23 au soir. Le vendredi matin, une réunion en clientèle qui se déroule bien. Après le repas de midi avec le boss, que je jette au train de 15 heures, un coup de métro, et me voilà rendu à St Denis. Une fois posée ma valise dans la petite chambre d’hôtel, direction Stade de France pour voir quelle belle allure il a….

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En attendant maintenant demain….

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medium_1998_colonne_morris.gifUn nouveau jour le plus long commence. Tout d’abord, direction Paris centre, champs Elysée ou se trouve Virgin qui pour l’occasion arbore une façade complètement Stones. De toute évidence Paris, une fois encore, attend les Rolling Stones, il suffit de voir toutes les colonnes Morris exposant les affiches avec le lion « logo » de la tournée. Un petit tour dans les kiosques à journaux s’impose.

Dans le premier journal ouvert, « à la veille de leur concert au Stade de France, les Stones parlent sur les ondes de NRJ », on peut lire : Mick Jagger: « Désolé pour le concerts annulés ! ».*** Vingt quatre heures avant leur unique concert au Stade de France qui aura lieu demain soir (celui de dimanche a été annulé en cours de tournée, ainsi que ceux de Lyon et Marseille, officiellement suite à une chute de leur guitariste Keith Richard), les Rolling Stones répondent aux questions de NRJ….---Un petit mot pour finir pour vos fans français ? --- (Mick) : « J’ai hâte d’être au Stade de France. Mais encore une fois ; désolé pour les concerts annulés ». (Keith) : « Je vous promets simplement de ne plus jamais me casser quoi que ce soit avant les dates françaises ».*** LE PARISIEN, 24 JUILLET 1998.

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A défaut d’un concert à Lyon, il reste la consolation, bien mince, de ce rabattre sur l’encart du Progrès. *** Toujours alertes et pimpants, Mick Jagger et ses petits camarades donneront certainement beaucoup de « satisfaction » à leur fidèle public. Le concert des Rolling Stones ce soir au Stade de France est un symptôme de l’éternel retour vers les valeurs sûres de la pop. Au prix d’un laisser-aller. QUAND LES MONSTRES DU ROCK NAISSENT …..A force de rouler, le risque est grand de s’émousser. Cet axiome musical ne semble pas porter préjudice aux Rolling Stones, qui joueront ce soir au grand Stade de France, à St Denis. Si certaines mauvaises langues les accusent de passer « relever les compteurs » chaque année (faute de réservation, le groupe a été contraint d’annuler son concert prévu dimanche soir), force est de reconnaître que les « vieux » tiennent encore la route. Le pari est audacieux. Le groupe britannique sera le premier à fouler la pelouse du Grand Stade, qui résonne encore des vivats tricolores. *** LE PROGRES, 25 JUILLET 1998.

« Le monde sera toujours Stones » nous propose Laurent Flandre dans l’Humanité. *** Rolling Stones au Stade. Un groupe de légende dans un stade de légende. Ce soir à Saint Denis, au Stade de France, après les ballons, les Pierres qui roulent…. Alors, les Stones, cinquante piges ou pas, ce soir à Saint Denis, c’est encore et toujours un évènement. Malheureusement pas encore remboursé par le Sécu.*** L’ HUMANITE, 25 JUILLET 1998.

« Rolling stones, 80 000 fans de tous âges au Stade de France pour les pépères embourgeoisés. », ou encore « satisfaction garantie ». *** Vieux, délabrés, bourgeois. Qu’importe ils restent les seuls légataires de la légende du rock. Mythiques et mités. Les Rolling Stones sont-ils trop vieux pour incarner « l’essence du rock ? ». sur les portraits officiels, les Stones, teint cireux et boutons de manchettes, plus de deux siècles à eux quatre, sont plus figés que les momies de la dix huitième dynastie. Sur les instantanés de concert, ils ressemblent à une bande de vieux babouins défoncés, diaboliques, grimaçants. Et royaux Arsenic rock and roll et vieilles dentelles anglaise : la magie opère toujours et leurs concerts continuent d’être « sold out ».*** RICHARD GIANORION, FRANCE SOIR, 25 JUILLET 1998.

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Libération , avec 80 000 spectateurs, samedi à Saint-Denis attendus : « Stones, les dieux du stade », pour un concert évènement au Stade de France, où nous passerons du « gazon de Zizou à la moquette de Mick », du groupe créé il y a trente sept ans.*** Ce soir, c’est la dernière occasion de voir le plus grand groupe de rock du monde vivant. Avec eux, c’est toujours « This could be the last time » . Avant la prochaine.*** FRANCOIS ARMANET, LIBERATION, 25 JUILLET 1998.

Et, enfin: « Le double défi des Rolling Stones »… *** Concert. Les Rolling Stones font étape ce soir au Stade de France. Pour le groupe de rock anglais né il y a 36 ans, c’est un double défi : ils doivent montrer qu’ils sont toujours d’attaque et ils essuient les plâtres de ce temple du foot reconverti en immense salle de concerts….. En entrant hier, dans le Stade de France où se prépare le concert des Rolling Stones, le contraste est saisissant. Le 12 juillet, on avait quitté un stade chaviré de bonheur par la victoire de la France en finale de la coupe du monde. Aujourd’hui, on a l’impression de pénétrer dans une cathédrale dont l’autel serait une scène gigantesque de 54 mètres de large et 26 mètres de profondeur.*** YVES BERTON, LE PARISIEN, 25 JUILLET 1998.

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Quelques lignes sont ensuite consacrées à Jean-Louis Aubert qui assurera la première partie de ce concert parisien, ce dernier, ravi de déclarer : « Je serai la cerise sur le gâteau…. . Disons (en évoquant Téléphone) que les Stones, c’étaient nos parents. C’est avec eux qu’on a grandi et on les a plus souvent écouté que nos parents ».

C’est avec toutes ces excellentes nouvelles que je me rends Chez Virgin. Je rencontre deux jeunes vendeurs qui m’exhibent fièrement une dédicace de Charlie Watts. Ce dernier était venu la veille faire ses petits achats au rayon Jazz et avait très gentiment paraphé les feuilles de papier de nos deux jeunes admirateurs qui avaient du mal à contenir leur excitation. Ballade à Paris pour tuer le temps, et retour à l’hôtel le temps d’une petite douche remontante.

Arrive l’heure de s’engouffrer dans le métro, direction Stade de France. L’entrée se faisait par plusieurs portes, il n’y a quasiment pas de queue. Les places sont numérotées, organisation « nickel ».

Si à Barcelone, nous étions à l’extrémité du Stade face à la scène, cette fois, c’est Byzance, je suis placé sur le coté, et je surplombe à mi hauteur. J’occupe mon temps d’attente en compagnie d’un pompier qui m’explique dans les moindres détails comment on peut transformer les structures du Stade de France. Par exemple comment on a éliminé des rangées de sièges pour « encastrer » la scène dans le virage, pour perdre le moins de places « spectateurs ».

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Il fait encore jour quand Jean-Louis Aubert apparaît, accompagné de ses musiciens. Je dois reconnaître, que j’aime beaucoup Téléphone, mais j’ai encore été plus impressionné par le talent et le culot de ce type qui devant 80 000 personnes s’est permis de renvoyer ses musiciens pour nous chanter, seul, La bombe humaine. Autant dire que c’est sous un ouragan d’ovations qu’il nous quitta. *** En première partie, Jean Louis Aubert avait introduit la grand-messe en brandissant un drapeau bleu-blanc-rouge et en s’exclamant : « Quelqu’un a oublié ça dans les vestiaires. ». il a servi en solo le meilleur de téléphone à un public plus avide des standards des années 70/80 que des chansons récentes. *** JOURNAL DU DIMANCHE, 26 JUILLET 1998.

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C’est à la nuit tout juste tombante (le concert commence légèrement plus tôt pour cause de correspondance sortie/derniers métros) que la machine infernale s’anime. Une explosion de tonnerre, les premiers éclairs lancés par les projecteurs, pendant que le rideau s’ouvre, des coups sourds, saccadés, un vrombissement qui va croissant, comme aux prémisses d’un violent orage, avant d’entendre le ronflement de l’intro de Satisfaction. D’où je suis, je les vois arriver, en déconnant, derrière la scène avant qu’ils ne s’élancent dans ce marathon musical qui va durer plus de deux heures.

Les « Papys » du rock sont accueillis, par plus de 80 000 personnes qui leur font une ovation, criant et balayant l’air avec les mains. Mick Jagger est vêtu de son blouson de cuir sur lequel flotte cette écharpe jaune fluo. You got me rocking, Gimme shelter, et une gerbe de morceaux anciens ou issus de dernier album ; Mick Jagger et Keith Richard, qui chacun leur tour, viennent, là, juste en dessous de nous….au bout de cette passerelle qui arrive au bord des gradins. Plus de deux heures, mieux qu’à Barcelone, puisque là, je les vois, sans jumelle ! et comme à chaque fois, la deuxième est toujours un nouveau concert, avec tout ce qu’on n’a pas vu la première…. Un rarissime Sister morphine, le passage sur la petite scène au milieu de stade, Like a rolling stones, de grands moments encore pendant lesquels ils égrènent les succès qui font leur gloire depuis plus de trente ans…et c’est comme à Barcelone le feu d’artifice qui vous rappelle que le temps est venu de rentrer à la maison.

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Dehors, une petite rencontre inopinée avec les gens de la télé pour un petit commentaire imprégné de satisfaction, et la surprise de voir à quelle vitesse le public est absorbé par les bouches de métro, laissant les lieux rapidement désertés. Et enfin, Hôtel, dodo très court avec les refrains qui résonnent encore dans les oreilles, pour penser à prendre le premier métro qui me conduira à la Gare de Lyon, où devrait m’attendre le premier T.G.V….


1998, le lendemain,
When the train....


Gare de Lyon.... J’achète les premiers journaux que je trouve avant d’embarquer dans le train.
Arrivé à Marseille, achat de la Provence, et enfin un peu plus tard à Béziers, La Dépêche et le Midi libre.

Pour Paris, c’est le journal du dimanche qui titre : « Les Rolling Stones chez les bleus » avec le Stade de France qui a accueilli hier le méga concert rock. *** Mick Jagger, 55 ans au Stade de France. « ET 1, et 2, et 3-0…. ». Une vague ininterrompue de olas a salué l’arrivée des Stones dans un Stade de France chauffé à blanc. La pelouse verte des Bleus a laissé la place à une marée humaine et les cris ajoutés aux 250 000 watts de la sono, dépassaient en intensité les clameurs de la finale du Mondial. Le premier concert jamais donné au Stade de France a débuté par un retentissant Satisfaction électrisé par Keith Richard. *** CAROLINE TOSSAN et ALEXIS CAMPION, JOURNAL DU DIMANCHE, 26 JUILLET 1998.

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Pour Lyon, c’est encore Le Progrès, avec un bon jeu de mots : « Le seul Paris des Stones ». *** Le Stade de France a revêtu, hier, de nouveaux habits de lumières pour accueillir – à l’occasion de l’unique représentation suite à l’annulation du concert de ce soir- les légendes vivantes du rock anglais….. Le public-trois générations de fans au grand complet- était en effet largement acquis à la cause des maîtres de la soirée…… Jagger va et vient sur scène, comme une mouche électrisée. Il est le patron indiscuté. Sous l’œil goguenard et bienveillant de richard, dont le visage se fend régulièrement d’un sourire de contentement…….Sur la fin, le tempo s’accélère. Les musiciens laissent maintenant la place aux effets pyrotechniques et aux jeux de lumières. Le tout se termine dans une pluie de confettis d’argent et dans un dernier feu d’artifice, sur les riffs brutaux et canailles de Brown sugar. *** LE PROGRES, 26 JUILLET 1998.

Pour Marseille, c’est la Provence qui relate les faits de la veille à Paris : « Le Stade de France a accueilli les Rolling Stones » ne parlant pas du concert, un peu de Jean Louis Aubert, s’attardant surtout sur le prix des T-Shirts et des divers gadgets vendus. En fait pour eux, cet évènement leur évoquait une gentille sortie de déjeuner sur l’ herbe, comme ça, en famille.*** Le public a commencé à affluer régulièrement sous un chaud soleil. En tenue estivale, les spectateurs venus par le RER ou le métro ont gagné le lieu du concert dans une atmosphère de vacances. Le public des Stones 98 est très mélangé : toute une gamme de générations allant des moins de 20 ans aux plus de 50 ans. Les fans arborent des T-Shirts qui reflètent toutes les « campagnes » des Stones : Steel wheels, Urban jungle, Voodoo lounge et bien sûr Bridges to Babylone objet du déplacement du jour *** LA PROVENCE, 26 JUILLET 1998. Les fans marseillais ont sûrement dû rester sur leur faim….

Pour Béziers, les Languedociens seront mieux servis par le Midi libre rapportant la présence de 80 000 spectateurs au Stade de France ou la Dépêche avec un titre footballistique « Les Stones sont aussi les champions ! ». *** « Satisfaction ! ». Mick Jagger avait été spectateur comblé de la finale du Mondial au Stade de France. Hier soir, il est revenu à Saint Denis, mais sur le devant de la scène, pour le concert des Rolling Stones. Ces quinquas aux cheveux longs, malgré leurs tenues dandy et leur longue carrière, ne sont pas démodés. Parmi les 80 000 spectateurs, beaucoup de jeunes. Les fils de leurs pères, les mères et leurs filles : deux générations de rockers réunies sur la pelouse. Ron Wood, le sexy, Mick Jagger (55 ans aujourd’hui), l’énigmatique Charlie Watts et Keith Richard, avec sa tête de fantôme, n’ont pas laissé filer leur talent avec le temps. Sur scène ils déménagent. Eux aussi, dans ce stade, sont des champions.*** LA DEPECHE DU MIDI, 26 JUILLET 1998.

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Et, pour parfaire notre bonheur, une grande première, la retransmission en direct ,sur Canal + du concert de Brême, en Allemagne. Dans les journaux télé, c’est encore la débauche de superlatifs… Rolling Stones pas morts !.. Un méga show à ne pas rater….. C’est une première que la presse n’hésite pas à comparer à une retransmission d’un match de foot. *** Le rock sur les traces du foot….La chaîne cryptée propose, en direct, le concert que le plus grand groupe de rock du monde va donner à Brême, en Allemagne, dans le cadre de sa tournée européenne « Bridges to Babylon Tour ». ce sera une véritable première, comme une immense porte qui s’ouvre enfin sur la possibilité de retransmettre en direct degrands show rock, à la manière, en quelque sorte, des matchs de foot.*** YVES BERTON, AUJOURD’HUI EN France, 2 SEPTEMBRE 1998.

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Et les hebdos de nous donner et redonner les chiffres concernant les dimensions de la scène, la quantité de Watts….
M’enfin, ce soir-là, les magnétoscopes n’ont pas chômé pour nous permettre la possibilité de voir et revoir les Stones en attendant, en espérant de pouvoir les applaudir de nouveau, sur scène lors de leur prochaine tournée !

Deux nouveaux évènements viendront s’ajouter à cette tournée 1998. On pu voir les Stones pour la première fois à Moscou *** OUEST France,, 11 AOUT*** en août,

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et en Turquie *** MIDI LIBRE , 13.09 *** en septembre.
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En fin d’année, dans les bacs des disquaires arrive NO SECURITY, le live enfin disponible de cette fabuleuse tournée BRIDGES TO BABYLON.

05:33 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rockin'daddy

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