Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

samedi, 24 octobre 2009

1986/1989, la brouille des jumeaux... STEEL WHEELS

Steel Wheels...

Alors en ce qui nous concerne, nous avons pris notre mal en patience et avons attendu des jours meilleurs accompagnés de bonnes nouvelles colportées par les Rolling Stones eux-mêmes.

Et bien, le 21 juillet, sort un simple RUTHLESS, enregistré par Mick jagger pour le film de Walt Disney : Ruthless people.

medium_1987_hail_hail.gif



Le deuxième LP PRIMITIVE COOL arrive en septembre 1987 , et à partir de la fin d’année, nous pourrons avoir la grande joie d’aller au cinoche pour voir HAIL HAIL ROCK N’ROLL avec Chuck Berry accompagné, pour la première fois de sa longue carrière, par un vrai orchestre, un band d’exception composé entre autres grandes pointures de Eric Clapton ou Keith Richard. Un Keith Richard, goguenard, qui explique toutes les difficultés rencontrées, auprès du Maître « à qui il a tout piqué… », pour lui faire admettre le principe de ne pas monter la tonalité de sa guitare, selon ses mauvaises habitudes, pour ne pas couvrir le groupe qui l’accompagne. Ce sera chose réussit le jour du grand concert quand Keith Richard, à l’insu de Chuck, décide de shunter l’ampli qui resta ainsi au même niveau sonore adéquat pour une meilleure qualité musicale qui fut de mise pendant toute la durée de cette fête du Rock N’Roll à laquelle nous participons en visionnant ce film.

Après cet énorme tribu rendu au Rock n’roll, l’année suivante (oct 1988) Keith Richard nous gratifie de son premier album solo TALK IS CHEAP enregistré avec son orchestre X-PENSIVES WINOS, avec lequel il part en tournée en novembre et décembre. Tout cela nous amène au jour de la reconnaissance de leurs Pairs. Le 18 janvier 1989, ils sont reçus comme membre du Hall of Fame du Rock n’ roll. Au cours de la remise de prix Mick dira : *** « Il y a une légère ironie dans le fait que ce soir vous nous voyez au summum de la bonne conduite alors que nous recevons une récompense pour 25 années de mauvaise conduite…Nous ne sommes pas prêts à raccrocher ». Rendant hommage à Brian Jones, il ajoute : « sa personnalité et ses talents de musicien nous écartaient souvent du courant bluesy, mais avec parfois des résultats merveilleux. » Et à propos de Ian Stewart : « c’était un ami, un grand pianiste de blues, dont les conseils musicaux inestimables nous maintenaient la plupart du temps dans un solide registre bluesy. »*** LE GRAND LIVRE.

medium_1988_keith.gif



Cette grande soirée vit passer sur scène Mick Jagger en duo avec Tina Turner, puis Stevie Wonder avec Keith Richard, Ron et Mick Taylor à la guitare. De la fête aussi, Little Richard. Et bien sûr the Who et Pete Townshend, ce dernier déclarant aux Stones : « Les gars, quoi que vous fassiez, ne vieillissez pas, de grâce ! ». Pour l’anecdote, l’absence de Bill Wyman alimenta les rumeurs selon lesquelles Ron prendrait la basse pour remplacer Bill, et Mick Taylor reviendrait !!!!

En France, en juin, le Nouvel Observateur avec le titre « VINGT ANS APRES WOODSTOCK » nous propose un dossier sur ce qu’ils considèrent être les increvables du Rock n’ roll : les Rolling Stones, Tina Turner, Bob Dylan, les Who…. Et concernant Mick Jagger LE MYTHE, d’expliquer qu’après la mort de Brian Jones, l’ère Jagger-Richard commence, les rivalités internes ont changé de partenaires. Keith s’enfonce dans l’héroïne pendant que Mick s’autoproclame Chef du groupe, s’entoure de tout ce qui traîne de gloires établies et transforme les tournées des Rolling Stones en Barnum mondain. *** La musique, elle, tombe petit à petit en déliquescence. Il faut remonter à 1971 pour trouver un album des Stones écoutables de bout en bout (« Sticky fingers »). Sur scène, Mick parodie le meilleur de lui-même devant des partenaires qui n’ont plus l’air de beaucoup y croire. Pourtant, il demeure quelque chose de la magie d’antan, une aura de star du rock n’roll qui n’est pas près de se dissiper. Il reste assez malin pour utiliser les moindres aspects de sa vie, privée ou publique, dans la construction-ou l’entretien- de son mythe de star. Même au prix -tout à fait acceptable- d’une énième reformations des Rolling Stones. C’est bien le moins, après la désastreuse carrière de ses albums en solo. ***LE NOUVEL OBSERVATEUR, juin 1989.

medium_1989_l_obs.gif




Parmi cette suite de reportages, il est fait remarquer à Keith Richard que plane une forte impression laissant penser qu’il est le seul, parmi les Rolling Stones, à vouloir reprendre les tournées. *** Dieu merci ! J’en éprouve le besoin et j’estime que le groupe aussi en a besoin. C’est essentiel pour la qualité de notre musique et pour notre connaissance du public. On ne peut pas rester tranquillement à la maison à écrire des chansons, puis les porter au studio et faire notre petit disque. L’essence d’un groupe comme les Stones, c’est son rapport direct au public.------Quand on nous regarde, Mick, Charlie, Bill, Ronnie et moi, on a du mal à imaginer qu’on puisse former un groupe. Et pourtant, ça fonctionne. Et ça rassure. Comme un cocon. Une bulle bien isolé.***LE NOUVEL OBSERVATEUR, ALAIN DISTER, juin 1989.

19 juillet 1989 … New York

Conférence de presse convoquée par les Rolling Stones. Ils annoncent leur nouvelle tournée STEEL WHEELS du nom de l’album qui va sortir. L’annonce a lieu sur un wagon plate-forme et la conférence se termine par la déclaration de Mick Jagger : *** « Je ne vois pas ça comme un concert d’adieu. Ce sera les Rolling Stones 1989. On me demande toujours la même chose depuis 1966. Ce ne sera pas notre dernière tournée. » *** LE GRAND LIVRE. Le typhon Rolling Stones reprend donc la route tel une traînée de poudre, embrasant de nouveau toutes les villes traversées de Cincinnatti à Philadelphie ou Toronto. Toujours plus de monde pour s’arracher les billets dont plus de 120000 vendus à Toronto.

Le 29 août c’est la sortie de l’album STEEL WHEELS et le point de départ à Philadelphie pour plus de 60 concerts à travers les USA. Puis l’annonce du tour du Japon où ils jouent 10 concerts au Dôme de Tokio (le premier le 14 février 1990) pour lesquels furent vendus en moins d’une demi-heure un demi-million de billets d’entrées…

A cette époque, l’information nous est livrée par Le Progrès. *** Rolling Stones : c’est re-parti. Le célèbre groupe anglais, qui ne s’était pas produit ensemble depuis huit ans, a donné le coup d’envoi de sa tournée 89 dans un petit club américain. Sept cent privilégiés ont assisté à cette répétition générale.*** LE PROGRES, 14 AOUT 1989.

medium_1989_reparti.gif



Un peu plus tard, dans la rubrique disques, présentant « le meilleur disque des Rolling Stones depuis dix ans », il s’agit de STEEL WHEELS, il nous confirme le début de la tournée de même nom. *** Aujourd’hui, minés par des conflits internes et déboussolés par des carrières solos qui se sont soldées par des bides retentissants, les Stones se sont sagement réconciliés et repliés sur leurs bases. Non sans objectif précis. Ils entament début octobre une lucrative tournée américaine : 65 millions de dollars de bénéfice assuré pour trois mois de concerts. Un joli matelas de billets verts, propre à consolider la plus fragile des réconciliations. Et ce n’est pas fini : le cachet d’une très probable tournée européenne est en cours de négociation… ***YVON RONDU ? LE PROGRES, 3 SEPTEMBRE 1989. En attendant de connaître les villes françaises que leurs Satanic Majesties projètent de visiter, nous lisons fiévreusement nos mensuels musicaux comme Best qui se mouille du titre « Pierres qui rouillent » *** Caïn et Abel du rock n’roll, Castor et Pollux du rythm and blues, ces deux-là aujourd’hui quadragénaires cossus, n’en finissent pas de se chamailler comme des adolescents ! Et ça dure depuis combien de temps déjà ? A l’aube de leur retour grandiloquent, ils ont convoqué Gilles Riberolles pour arbitrer leurs humeurs du moment. Devinez quoi ? C’est reparti pour un tour !------Au lieu de ça ils sont restés irascibles, arrogants, geignards, paresseux, flambeurs, capricieux et débraillés. Leur sensualité il est vrai un peu émoussé en paternalisme, mais ils ont su rester fidèles à eux-mêmes, en évitant de jouer les gentils ou les méchants, ce qui garantit que sur la corde raide de leur vieux cirque ambulant et grinçant, ils ne seront jamais totalement prévisibles. *** GILLES RIBEROLLES, BEST, OCTOBRE 1989.

medium_1989_pierres_qui_roulent.gif



La tournée américaine STEEL WHEELS s’achève le 31 décembre, à New York. John Lee Hooker, Eric Clapton, et les Guns N’Roses jamment avec les Stones à Atlantic….

medium_1989_stones.gif



Il nous faudra encore attendre jusqu’au 22 mars 1990 pour découvrir le nom des villes visitées en France…..

medium_logo_fin_de_page.20.jpg

18:49 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : loisirsculture, livre

Commentaires

Bonjour Serge,
bravo pour ton site.
Pour ma part je cherche à retrouver un film ou clip où les Rolling Stone utilisent une jaguar MK X bleu pailleté ?
Va savoir....
Merci,
Vincent

...... Aucune idée ! Désolé,
merci pour ta visite
@+
Dad'

Écrit par : geslin | jeudi, 10 avril 2008

bonjour
j'ai a ce jour chez moi un vinil du conférence de presse de mick jagger du 22 mars 1990
éditée a 1000 exemplaire
a ce jour vaut t'il de l'argent
merci d'avance pour une réponse de votre part

Écrit par : laurent | dimanche, 20 mars 2011

Les commentaires sont fermés.