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dimanche, 11 mai 2008
1995, l'Olympia
Et maintenant l'Olympia
... et la presse unanime
Le lendemain, Le Progrès du 1er juillet avec « Les Stones aux Champs » nous rapporte le succès du concert de ce vendredi et confirme la soirée prévue le 3 juillet à l’Olympia. *** Les Rolling Stones ont donné hier soir le premier de leurs deux concerts à l’hippodrome de Longchamp. Les organisateurs annonçaient 70 000 spectateurs, chiffre difficile à vérifier même s’is sont nombreux à avoir pris leur précautions pour s’approcher de l’énorme scène. Le lieu et les exploits gymniques de Jagger and Co…, à mi-chemin entre la raffinerie de pétrole et le décor de science fiction, confirme en cela l’esthétique exigée par les méga concerts contemporains depuis quelques années. On est sagement assis en famille, entre copains, il y a les jeunes, les moins jeunes mais les « papys » n’ont guère plus de 50 ans. Jagger livre clés en main un travail extraordinairement propre et efficace. Plus d’âme diront les cruels. Du savoir faire irréprochable rétorqueront les pragmatiques. Il y a ce qu’il faut pour satisfaire tout le monde : des hits par brassées, des riffs que la répétition n’est pas parvenu à émousser, des ballades éreintées mais touchantes. Le Rolling Stones Circus revient ce soir pour un second concert à Longchamp avant d’offrir un spectacle « cerise sur le gâteau » à l’Olympia lundi. *** LE PROGRES, 1er JUILLET 1995.
Le matin du 3 juillet on apprend dans le Parisien que le deuxième concert des Rolling Stones à Longchamp a eut lieu sous des trombes d’eau, vraiment pas de bol pour ceux qui y ont assisté, quand on sait que la veille nous avons eu un temps digne d’été avec la limite d’avoir trop chaud. L’édito poursuit en titrant « Les Stones : et maintenant l’Olympia ». *** Après Longchamp, qui a rassemblé vendredi et samedi 164 000 spectateurs, les Rolling Stones jouent ce soir à l’Olympia pour un « concert intime », trente et un ans après leur première venue dans la capitale et ce temple du music-hall où alors avaient été cassés plus de trois cent fauteuils…. Pour faire partie des cinq mille spectateurs de l’Olympia ce soir, il fallait faire la queue sur le trottoir du Virgin des Champs Elysées. Enfin, le précieux bracelet bleu au poignet, et le billet dans l’autre main, on pouvait aller enfin se coucher (certains étaient venus directement du concert de Longchamp). *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 3 JUILLET 1995.
Et arrive le grand soir, ou plutôt la soirée de gala qui donna lieu à plusieurs reportages dans nos journaux télé visés du fait de la présence du gratin parisien dans lequel on trouve, eux aussi avec le fameux bracelet, l’ancien-« toujours » ministre de la Culture et de la musique Jack Lang, ou encore Emmanuelle Béart, les Rita Mitsouko,
Paul Personne, et même Patrrriiick Bruel… *** Comme prévu, l’Olympia a été pris d’assaut, hier soir, pour voir les Rolling Stones… Les yeux dans les yeux. Nombre de leurs fans étaient déjà là aux aurores pour être au premier rang… C’est la cinquième fois que le groupe anglais se donne en concert à l’Olympia après ceux de 1964, 1965, 1966 et 1967. Ce qui a fait dire hier soir à Jean Michel Boris, son directeur : « nous sommes très fiers et très heureux qu’ils aient choisi une fois de plus notre maison »…. Au total, un show très réussi, en dépit de quelques critiques à la sortie qui faisait état d’une sono un peu forte --- comme pour le concert de Joe Cocker,mardi dernier --- et d’une sécurité trop pointilleuse. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 4 et 5 juillet 1995.
Les Rolling Stones, eux, sont accompagnés, chacun de sa petite famille ; c’est ainsi que cote à cote aux balcons sont installés Jerry Hall (Mme Jagger), Patti Hansen (Mme Richard), Joe Wood (l’épouse de Ron), le père de keith, les trois filles et le fils de Jagger, les enfants de Ron et les deux filles de Keith Richard . Et pour fermer ce chapitre sur l’Olympia, c’est Le Progrès qui tire ses conclusions avec son titre « Les Rolling Stones à l’Olympia : Stars et Stones » où il est écrit que pour ce concert réservé à quelques initiés, et une poignée de fans patients, il y avait presque plus de stars dans la salle que sur la scène.
*** C’est un étonnant paradoxe, souvent souligné par Jagger en personne, de voir un groupe ayant fondé sa légende sur ses mauvaises manières et ses habitudes sulfureuses, d’être aussi apprécié de la jet-set, tout pays confondus….. Voir les Stones dans un salle de la dimension de feu Palais d’hiver de Lyon, après deux shows à Longchamp devant 50 ou 60 000 personnes, permet de trouver à ces vieilles pierres le ciment qui leur convient….Il y avait du surréaliste de voir ce papa guitariste, archétype du rocker-voyou, envoyer des mimis à ses Filles pendant Jumping Jack Flash. Savaient-elles, ces petites blondes de six et sept ans, que leur papa avait donné son premier concert français sur cette même scène le 20 octobre 1964… Et que son précédent show à l’Olympia datait de 1967, avec Brian Jones. On fêtait justement lundi soir le 26ème anniversaire du décès du premier guitariste des Stones. *** THIERRY MEISSIREL, LE PROGRES, 5 juillet 1995 . Après une nuit de fête chez Castel, avec la présence remarquée de Jack Nicholson, les Rolling Stones quittent Paris pour effectuer un crochet par l’Angleterre où ils doivent jouer à Sheffield et au stade de Wembley, pour 4 concerts très attendus, avant de retrouver une salle intime puisqu’ils joueront au Royal Albert hall à Londres.
Photo "prêtée" par l'ami TWIS "ROB
Ensuite ils retraverseront la Manche pour se rendre dans le sud de la France où les attend en piaffant la « Province » à Montpellier, le 27 juillet.
Nous allons dès lors, pendant trois bonnes semaines assister à un véritable festival, avec un déluge de superlatifs dans les articles de la presse régionale. Une effervescence qui ira croissante de jour en jour jusqu’à LA DATE du concert du siècle !!!!
Une des plus belles chansons des ROLLING STONES
Salt Of The Earth
Buvons aux travailleurs
Buvons à tous ceux d'origine modeste
Levez votre verre au bien et au mal
Buvons au sel de la terre
Dites une prière pour le simple fantassin
Ayez une pensée pour son travail à se casser les reins
Dites une prière pour sa femme et ses enfants
Qui brûlent les feus et qui labourent encore la terre
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Levez votre verre aux travailleurs
Buvons aux innombrables têtes
Pensons aux millions vacillants
Qui ont besoin de leaders mais qui ont à la place des petits joueurs
Ayez une pensée pour l'électeur qui reste chez lui
Ses yeux vides contemplent d'étranges spectacles de beauté
Et une parade d'escrocs en costume gris
Le choix entre le cancer et la polio
Et quand je fouille une foule sans visage
Une masse tourbillonnante de gris et de noir et blanc
Ils ne me paraissent pas vrais
En fait, ils ont l'air si étranges
Buvons aux travailleurs
Pensons à tous ceux d'origine modeste
Ayez une pensée pour la racaille
Buvons au sel de la terre
Buvons aux travailleurs
Buvons au sel de la terre
Pensons aux deux milliards
Pensons à l'humble de naissance
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samedi, 10 mai 2008
1995, Rolling Stones, le VOODOO au champ de course
Hippodrome de Longchamp
Quand à moi, ce vendredi 30 juin va être des plus occupé en rebondissements mémorables qui m’ont permis d’attendre sans impatience le soir.
Je me dois, encore aujourd’hui de remercier mon Boss, Mr SEURY, qui me fit « passer » en réunion commerciale le matin pour que je puisse être libre à midi.
Je peux donc me présenter, un peu avant 14H00, dans le hall d’entrée somptueux de la station de radio Europe 1.
Quelques instants plus tard (j’avais téléphoné quelques jours auparavant), Nora, l’assistante de François Jouffa vient me récupérer pour me conduire dans le studio Coluche dans lequel je vais assister en direct à l’émission « Vinyl fraise » qu’anime chaque jour François Jouffa.
A la fin de ces deux heures un auditeur de Nice gagnera une Volkswagen golf« Rolling Stones » (rappelons que cette marque était le principal sponsor de cette tournée). Concernant les concerts, Je pus apprendre à François et à Nora la venue de Bob Dylan en première partie de Montpellier. Aussi étonnant qu’il y paraît, ils l’ignoraient….Ils font en conséquence un scoop sur l’antenne ! Et toujours aussi étonnants, ils avouent ne pas pouvoir se procurer des places pour le concert de l’Olympia. Je peux prendre quelques photos et avant de nous quitter ils me tuyautent sur la présence des Stones à l’hôtel Georges V qui se trouve à deux enjambées de Europe 1.
Evidemment devant l’hôtel se presse une foule importante, et il faudra attendre pas mal de temps avant qu’enfin, ils se décident à sortir. 
Pour se faire, c’est d’abord le tour des musiciens et des choristes qui sortent pour monter dans un bus qui les attend devant la porte principale. J’ai ainsi la chance de pouvoir approcher Bobby Keys et l’un des choristes.
Puis, sur le coté, par une porte de service ils vont chacun leur tour (chaque arrivée est espacée de quelques minutes) ils vont monter dans les voitures blindées qui doivent les emmener à Longchamp. Le premier a nous saluer est Charlie, accompagné de Madame… Puis Ron Wood….. Suivi deKeith Richard, avec son Father….
Et enfin Mick Jagger qui a l’amabilité de poser… Manque de pot, je n’ai pu prendre que des photos furtives à bout de bras et n’ai photographié qu’une partie du visage de Mick…..
Tout ça pour arriver en fin de journée et qu’il va falloir s’avancer là-bas où en cette fin de semaine, je vais avoir la grande joie de voir les Stones pour la 7ème fois…..depuis 1966 !
Après avoir laissé la voiture dans le parking du palais des congrès Porte Maillot, je me jette dans le métro ou la « faune » présente en T.Shirt bariolés de Stones laisse prévoir que l’on ne s’est pas trompé de ligne….
Ballade au travers des allées du bois avant de se retrouver face à ce « bulding » qui se dresse sur la pelouse.
Il faut avouer que même prévenu on reste néanmoins le souffle coupé devant les dimensions de ce décor, avec ses tours, et cette espèce de tête de serpent. L’attente commence dès lors, et comme à chaque fois, le temps passe avec des premières parties que l’on apprécie plus ou moins. Pour ce qui me concerne, j’ai vaguement entendu du bruit avec le premier groupe, quant à Bon Jovi, j’avoue que j’avais pensé que ce serait mieux. Ma foi ? Pendant la prestation de Bon Jovi, nous avons droit à une surprise, l’arrivée de Johnny Hallyday, en hélicoptère ! Il viendra se placer juste derrière nous…. A la différence près, c’est que lui était dans les tribunes…..Et enfin, le soleil, doucement, mais sûrement, descend pour aller passer sa nuit, laissant sa place à ceux que nous attendons tous, les Stones.
C’est alors en même temps que le grand serpent crache ses flammes de venins, que résonne un tempo, joué au tam-tam, le tempo reconnaissable de Buddy Holly ou de Bo Diddley. Jagger arrive suivit de Ron et Keith qui entrent dans le jeu de la batterie avec les premiers accords de Not fade away.. C’est reparti pour plus de deux heures de grand bonheur, ceux qui sont loin peuvent voir sur cet écran qui doit dépasser en dimensions tout ce qui a pu se faire dans ce domaine à ce jour. You got me rocking, et encore Satisfaction, c’est encore et encore le délire.
Mick Jagger court de long en large, en pleine forme. Une petite pause, le temps de faire glisser Charlie Watts plus en avant de la scène, de laisser prendre les guitares acoustiques pour Keith et Ron, et ils nous gratifient d’un superbe Angie…. C’est un instant magique dans ce décor monumental qui ne nuit aucunement à cette intimité. L’intro à l’harmonica de Mick, et la chair de poule s’installe, c’est Sweet Virginia… le show reprend sa folie avec un vieux tube It’s all over now qui nous ramène dans les années 60, avec la rythmique comme si on y était, Miss you, que Jagger se plait à faire durer, Honky tonk woman, et le, l’incontournable fantastique Sympathy for the devil, ou comment Mick Jagger nous apparaît avec sa redingote, son chapeau haut de forme et chaussé de binocles noires d’une autre époque.. Dans le même temps les poupées géantes se gonflent pour nous donner un décor hallucinant avec la caricature de Elvis Presley qui dandine lamentablement au dessus de cette scène. Et puis, si quelqu’un du public avait eu envie de s’endormir, ce fut de courte durée quand explose Start me Up qui amène toute la foule à balancer les bras. Bien sûr, It’s only rock n’roll, Brown sugar….. Et puis bye bye, le temps a bondit trop vite car c’est déjà Jumpin’ jack flash . Et le feu d’artifice comme pour nous dire et nous faire comprendre que c’est bien fini… Dehors, c’est le merdier, on se retrouve tant bien que mal dans le dédale de fourrés, il n’y a pas de lumière. On suit à qui mieux- mieux ceux qui nous précèdent pour enfin arriver à la station de métro pris d’assaut au moment où on nous annonce que c’est le dernier. Plus de correspondance, il me faudra plus de deux heures de marche pour retrouver enfin mon auto et rentrer à Lyon. Heureusement que dans ces cas là résonnent encore longtemps dans la tête les souvenirs de ce grand moment passé avec les Stones.
En reprenant la route, je pense déjà à notre prochain rendez-vous, dans 3 semaines, à Montpellier, le 27 juillet.
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jeudi, 08 mai 2008
1995, deux étapes françaises pour les Rolling Stones
Voodoo Lounge, Paris, Montpellier
LE grand jour, tant attendu, a lieu dans la soirée du samedi 3 juin 1995, à Stockholm quand les Rolling Stones donnent le coup d’envoi de leur tournée européenne qui devrait visiter vingt cinq villes de quinze pays pour une série de trente et un concerts en 3 mois.
C’est devant plus de trente cinq mille spectateurs (dont certains n’étaient pas nés à la création du groupe) qu’ils entament donc VOODOO LOUNGE EUROPE TOUR.
Après la Suède ils vont jouer en Finlande, en Norvège, au Danemark, en Belgique, et en France !……
C’est le 30 novembre qu’en ouvrant mon quotidien habituel ma joie éclate : *** « Deux étapes françaises pour les Rolling Stones » *** LE PROGRES, 30 novembre 1994.
Et à partir de cet instant la fièvre va commencer à monter, une fébrilité qui va s’accentuer au fil des jours dans l’attente de savoir où il nous sera possible, de Montpellier ou de Paris, de se rendre pour aller les voir puisque Lyon ne figure pas cette fois encore sur la liste des villes traversées.
Commence aussi la quête des divers articles qui ne vont pas manquer de paraître dans les quotidiens, hebdos ou mensuels que je vais glaner au gré de mes déplacements ou séjours dans telles ou telles villes.
Dès début juin, « les Stones à l’assaut de l’Europe », c’est ce qu’annonce Le Progrès qui rapporte qu’ils ont donné devant 35 000 personnes leur premier concert sur le vieux continent. Ils nous apprennent qu’ils joueront trois jours en France, au lieu de deux prévus. Ils seront donc à Paris les 30 juin et 1er juillet, et le 27 juillet à Montpellier.
Plus tard c’est Télérama, qui pour la circonstance a invité dans ses colonnes Sacha Reins, qui sort son « Jurassic Stones », et en grand connaisseur et amateur des Stones, il rappelle en quelques mots l’origine de nos gaillards.*** Depuis trente ans, ils dépassent les modes, survolent les hit-parades et survivent à tous les scandales. « Pas mal pour de vieux minables, non ? » comme l’a hurlé lui-même Mick Jagger au concert d’ouverture de leur énième tournée mondiale…. Les Rolling Stones ont tous aujourd’hui plus de 50 ans. S’ils sont fiers de leur longévité artistique, les plaisanteries plus ou moins drôles sur leur âge commence à les énerver. « J’ai vu aujourd’hui un boy-scout accomplir une B-A., a dit dans un show de la télévision américaine. Il aidait les Rolling Stones à traverser la rue… Réplique de Mick Jagger : « Personne n’est obligé de prendre sa retraite à 50 ans, non ? C’est vrai qu’aucun groupe n’a duré aussi longtemps. Mais c’est une aventure formidable, et nous restons les meilleurs. De toute façon, tant qu’on aura pas trouvé de remplaçants… ». *** d’après SACHA REINS, TELERAMA , 21 juin 1995.
l’Express de la même semaine clame tout haut que « L’Europe est Stones ! » en annonçant que Mick Jagger et ses Pierres qui roulent seront en France le 30 juin. Ils nous apprennent que les Stones auraient prévu un concert surprise à l’Olympia, le 3 juillet ? La seconde surprise nous est donnée par Midi libre du 26 juin qui nous annonce Bob Dylan en première partie du concert de Montpellier. *** Décidemment, les Montpelliérains sont bien plus chanceux que les Parisiens pour cette tournée 95 des Stones. On savait déjà qu’on échappait à Bon Jovi (première partie de Longchamp) au profit des vénérés Black Crowes. Et voilà que pour le même prix on nous rajoute Bob Dylan dont ce concert prend d’ailleurs un caractère unique. *** MIDI LIBRE , 23 juin 1995.
Pour annoncer la retransmission du concert suédois, programmé pour le 27 juin sur TF1, Ciné télé revue nous gratifie d’un familial « La seconde jeunesse des papys du rock » *** Après trois décennies de succès ininterrompu, les Rolling Stones ont essuyé les plâtres de leur tournée européenne en Suède. Mick Jagger et ses « vieux » potes (plus de 200 ans à eux quatre) ont enflammé le public pendant 2 H30, passant en revue tout leur répertoire qui fait quand même la part belle à leur dernier opus « VOODOO LOUNGE »…. Le passage des « Pierres qui roulent » dans la plaine de Longchamp constitue un évènement médiatique sans précédent. D’abord parce qu’ils reviennent dans nos contrées alors que les spécialistes croyaient que le « STEEL WHEELS TOUR » de 1990 constituait leur testament. Ensuite parce que le « VOODOO LOUNGE TOUR » est une merveille de gigantisme. *** CINE TELE REVUE 24 JUIN 1995.
« Branchez-vous Stones » nous lance Le Parisien ce matin d’été du 29 juin. Nous sommes à la veille du premier concert français et ils nous informent qu’à Longchamp il reste encore des places pour le lendemain et le samedi. Ils annoncent l’opération « réservation » de dimanche, au Virgin Mégastore, pour le concert intime que donneront les Stones le 3 juillet à l’Olympia. Mick Jagger et Keith Richard donnant une interview le soir même,à 19 H00, sur NRJ , Le Parisien nous en propose quelques extraits, notamment les réponses de Keith relatives au départ de Bill Wyman. Entre autres questions : *** « Est-ce que Bill Wyman vous manque ? ». « Pour être honnête, non. Je pense que Bill est parti quand il devait partir. Il a pris la bonne décision. Quand vous n’avez plus envie de faire ce que vous faites, il ne faut pas se forcer. Donc je le comprends. » *** D’après LE PARISIEN, 29 JUIN 1995.
Et enfin c’est la dernière ligne droite, le dernier jour d’attente, ce vendredi 30 juin ! Les journaux parisiens s’en donnent à cœur joie, chacun y va de son titre qui tache ainsi France soir et son « Jagger le diable ! » et Ariane Dollfus qui s’éclate en nous décrivant le concert que nous allons voir ce soir et s’arrête envoûtée, sur le sieur Jagger. *** Il bondit à travers les fumigènes et 80 000 personnes chavirent… Très vite Mick Jagger se métamorphose en vieux diablevaudou, possédé par le démon de l’énergie , courant, bondissant, ondulant, éructant, tout à la fois. Comment fait-il ? *** ARIANE DELLFUS, FRANCE SOIR, 30 JUIN 1995.
Pour Libération, qui ne manque jamais la venue des Stones, « Ce soir Paris est Stones » et nous allèchent dans l’article « Rolling Stones Voodoo rallonge » nous donnant un aperçu belge avant étape parisienne. *** Le faux départ est de rigueur. Et l’incontournable Jumpin’ jack flash pour sceller des adieux définitifs-en attendant la prochaine fois : pourquoi pas en l’an 2000 (light years from home ?)- sur fond d’orgie pyrotechnique majeure. Ensuite embouteillage fatidique…. Les Rolling Stones se posent pour deux soirées, aujourd’hui et demain, à l’hippodrome de Longchamp avant un troisième concert prévu lundi à l’Olympia. *** GILLES RENAULT, (envoyé spécial à Werchter), LIBERATION, 30 juin 1995.
Le Parisien de ce matin nous fait sa première avec « Rolling Stones : La fièvre monte à Paris » et la seconde « Les Rolling Stones électrisent Paris ». *** Les voilà donc, ce soir et demain, à l’hippodrome de Longchamp, où ils vont donner sur une scène gigantesque, un des concerts dont ils ont le secret depuis plus de trente ans. Les Rolling Stones débarquent à Paris et plus quejamais, ils ne font pas leur âge…. Et l’auteur du reportage qui les a déjà vu à Cologne de conclure son papier : Une fois de plus, les Rolling Stones se montrent inoubliables, comme ils le seront encore ce soir et demain à Longchamp. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 30 JUIN 1995.

Même l’humanité, oubliant pour un instant sa sacro sainte lutte des classes, nous concocte un fameux « Leurs Sataniques Majestés prêchent toujours le rock », et avec sa plume Zoe Lin, se questionne et essaie de trouver la réponse quant à la durée du groupe. *** Mick Jagger et les siens font escale à Paris. Avec trois concerts… On a tous l’âge des Rolling Stones. Pas une découverte, une simple constatation. Depuis trente ans que ces gars roulent leur rock, nombre de générations sont complètement « stoned », du quinqua, fan de la première heure, au minot, capable de s’éclater sur le dernier tube de « dance » mais qui éprouve le maximum de respect pour eux…..Trente ans après, chacun s’interroge sur la longévité du groupe, le pourquoi du comment de leur éternelle réussite. Les Stones qui reposent sur un duo/duel Jagger/ Richard, qui fonctionne, se complétant à merveille…. L’histoire de ce groupe est-elle celle du rock and roll ? Oui et non. Indéniablement, leur musique est entrée au Panthéon du rock n’roll circus. Tout comme il y a eu un avant Rolling Stones, il y aura un après. Reste qu’il faut encore compter sur eux, car ce sont de vieilles pierres, certes, mais qui roulent encore. *** ZOE LIN , l’ HUMANITE, 30 juin 1995 .
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mercredi, 07 mai 2008
1994, l'annonce du Voodoo
On the road again
C’est en mai 1994 que tombe la NOUVELLE :
« ILS REPARTENT ….. »
*** Ron Wood, Mick Jagger, Charlie Watts et Keith Richard sont de retour , en chair et en os, et en live, à partir du 1er août 1994. c’est sur un quai de Manhattan qu’ils ont annoncé l’évènement. Le coup d’envoi du Voodoo Lounge Tour sera donné à Washington et se poursuivra aux Etats-Unis, Canada, Japon, Extrême orient… et, pas de panique, en Europe aussi ! Leur nouveau disque sort en juin chez Virgin. *** VOICI, MAI 1994
Le périple américain débute donc au stade Robert Kennedy à Washington. Suivront New York, Toronto, Chicago, ou Boston d’où depuis l’hôtel, dans la soirée du 6 septembre, ils apprennent la mort de Nicky Hopkins (âgé de 50 ans) , qui fut leur pianiste dans de nombreux morceaux et l’accompagnateur occasionnel de grands groupes comme les Who, les Kinks, ainsi de Joe Cocker ou John Lennon.…
Et pour terminer Los Angeles le 19 octobre.
Le décor de la scène évoque un complexe industriel d’où surgissent, à l’arrière, des poupées gonflables géantes, dont l’une est à l’effigie de Elvis Presley. Pour la première fois, on trouve Darry Lee Jones à la basse tenue encore récemment par Bill Wyman ! La partie sud américaine de la tournée part de Mexico, où ils jouent sur un autodrome (204 000 spectateurs en quatre concerts), avant de passer par divers stades de foot du Brésil à l’Argentine. Leur tour du monde continue. En février, ils visitent l’Afrique du sud avec des concerts à guichets fermés. En effet l’apartheid ayant été levé, des milliers de spectateurs ont pu voir pour la première fois les Rolling Stones. Et en mars ils attirent encore des milliers de personnes pendant une semaine de concerts donnés à Tokyo.
J’entends love is strong, pour la première fois à la radio. C’était début juillet 1994, à Nice, sur un parking, je préparais le dossier de mon client suivant. Et je me suis pris, de suite, à rêver du prochain passage en France, pourquoi pas en 1995 ?.
.... L'album VOODOO LOUNGE nous arrive fin juillet 1994 et à l’occasion de sa sortie Yvon Rondu, dans le Progrès, sous le titre « Les Rolling Stones sous le signe vaudou » estime qu’il faudra attendre les
retombées de la tournée U.S pour espérer une suite européenne : *** Nous autres Européens devrons attendre 1995 pour connaître les dates de nos rendez-vous stoniens. Car si la tournée américaine se transforme en triomphe, elle se prolongera, et nous devrons prendre notre mal en patience. Baptisée « VOODOO LOUNGE », cette tournée emprunte son nom au dernier album qui vient de sortir. *** YVON RONDU, LE PROGRES 21 JUILLET 1994.07:06 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loisirs/Culture, livre



















