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dimanche, 22 juin 2008

2003, l'Olympia

Avant l’Olympia !

« Les Stones ont rendez-vous avec le Tout-Paris » *** « Un MYTHE qui rencontre un mythe ». Arnaud Delbarre, directeur de l’Olympia, résume ainsi l’évènement de ce soir : les Rolling Stones sont de retour dans le temple du music hall, théâtre de leur première prestation française, le… 20 octobre 1964. depuis, Mick Jagger et sa bande avaient déjà réinvesti les lieux, en 1995, pour un concert unique. Et aujourd’hui, comme il y a huit ans, c’est le rendez-vous le plus couru du moment, qui vient conclure la semaine parisienne du groupe, commencée lundi à Bercy et poursuivie avant-hier au Stade de France……. Pour les déçus qui resteront à la porte, une dizaine de caméras devraient immortaliser ces retrouvailles mythiques.*** EMMANUEL MAROLLE, AUJOURD,HUI, 11 JUILLET 2003.

Et après…..

« L’Olympia, au plus près des Rolling Stones ». ***……..Généreux jusqu’au bout, Mick Jagger a fermé sa semaine parisienne par une enfilade de tubes inaltérables : Honky tonk woman (rock salace), Tumbling dice (sermon blues), Brown sugar (métaphore érotico narcotique) et surtout Jumping jack flash avec sa morale béate (« avant c’était l’enfer, maintenant c’est génial, génial, génial ! ») et son intro de guitare à vous clouer sue le plancher de l’Olympia. « Chaque fois que je la joue, dit Richard, quelque chose se noue dans mon estomac, avec un sentiment d’immense exaltation ». Partagé. *** CARLOZ GOMEZ, LE JOURNAL DU DIMANCHE, 13 JULLET 2003.

Et enfin Libération, ce jour de fête nationale, à coté de « Chirac au défilé des tracas », « Sympathy for the Stones » *** La presse était unanime, mais les bootlegs de la tournée américaine n’expliquaient pas un tel enthousiasme……. Vingt sept ans plus tard le groupe n’a pas tant changé, tout en ne cessant de se redéfinir. La décision de proposer dans chaque grande ville, trois concerts radicalement différentsrévélant même une conscience du monde à plusieurs vitesses socioculturelles…….. Les fans manquent s’évanouir quand résonnent Hand of fate de Black and blue ciselé, Worried about you hurlé en falsetto par Jagger au piano électrique, The Nearness of you (jamais enregistrée par le groupe), restent interdits devant les classiques chauffés à blanc. Entre cabaret rock acéré et music hall flamboyant, ce concert des Stones, une fois publié, pourrait s’imposer comme le meilleur live officiel de leur histoire.*** ERIC DAHAN, LIBERATION, 14 JULLET 2003.

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Fin juillet, comme en 1990, en 1995, puis en 1998, ils effectuent une petite halte à Pragues. Ils y fêterons l’anniversaire de Mick Jagger, 60 ans, lors d’un concert devant 60 000 personnes, avant que Mick ne reçoive un cadeau du président Vaclav Havel.

Deux évènements vont clore cette exceptionnelle année Rolling Stones.
Le premier c’est la parution d’un luxueux coffrets, FOUR FLICKS de 4 DVD’s, cadeau indispensable à recevoir en fin d’année.
Ces DVD’s nous transportent aux quatre coins de la planète durant les deux ans que dura la tournée. On peut ainsi se retrouver dans des conditions privilégiées devant les spectateurs au Madison square garden , dans le stade de Twickenham ou à l’Olympia. Le 4ème DVD résume les préparatifs de cette folle tournée Forty Licks Tour 2000/2003.

Le second, c’est le gag jaggérien en décembre, alors que Monsieur Jagger devient Sir Mick. En effet, il est fait chevalier et reçoit la médaille des mains du prince Philip. La reine a fait de Mick un « SIR » pour sa contribution à la musique. Keith Richard ne semble pas goûter à la plaisanterie. *** « Je pense qu’il est ridicule d’accepter un de ces médaillons émanant de l’establishment alors qu’ils ont tout fait pour nous jeter en prison ». *** L’ INDEPENDANT, 12 DECEMBRE 2003. …… *** « Je n’ai pas tellement envie de monter sur scène avec quelqu’un qui porte une putain de couronne et une vieille hermine » *** AUJOURD’ HUI, 13 DECEMBRE 2003.

Mick Jagger ayant quand même fait remarquer : *** « C’est très agréable de recevoir des honneurs et en même temps de ne pas avoir à les prendre trop sérieusement. Il faut les prendre avec légèreté et ne pas se laisser aller en se prenant trop au sérieux » *** MIDI LIBRE, 17 DECEMBRE 2003.

Espérons que cette mauvaise blague que Mick Jagger a fait à son Pote Keith Richard ne remettra pas en cause l’existence du groupe.

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Cette année 2003, qui voit ici la fin, à ce jour, de mon aventure, s’achève par « LA QUESTION »….

Reviendront-ils ?

C’est à Sacha Reins que je laisse le soin de répondre en vous rapportant quelques lignes écrites dans le numéro de rock et Folk de décembre. *** Après les concerts de Hong Kong, la tournée 40 licks sera officiellement terminée -- mais il faut s’attendre à revoir les Stones très prochainement -- . Mick Jagger nous a confié qu’ils pensaient déjà aux prochains concerts et, comme nous le disions au début, la stratégie semble changer. Stratégie ? Peut-être pas, ils en ont simplement marre des longues tournées mais ont retrouvé la joie de jouer ensemble. Keith conclut : « Nous sommes des musiciens, c’est ce que nous savons faire, c’est ce que nous aimons faire. On ne cherche pas à battre des records mais tout simplement à jouer. Pour nous, il n’ y a pas d’âge de retraite, ni de pension. Moi, tout ce que je souhaite, c’est continuer à jouer avec mon groupe le plus longtemps possible et le plus régulièrement possible. Louis Armstrong ou Muddy Waters n’ont rien fait d’autre toute leur vie. » *** SACHA REINS, ROCK ET FOLK, DECEMBRE 2003.

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Les Rolling Stones de nouveau sur scène… Chez nous…

Et si c’était l’année prochaine ?.......

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samedi, 21 juin 2008

2003, Licks in Paris

Les lendemains de Bercy !

« Les Rolling Stones, à fond la forme ! ». *** Tel un furieux, Keith richard a empoigné sa guitare. Mick Jagger est apparu, se déhanchant déjà comme un jeune homme. Plutôt en forme les Rolling stones en concert hier soir au Palais omnisports de Bercy pour le premier de leurs trois concerts parisiens. Fidèles à leurs (mauvaises) habitudes, les premiers titres n’étaient pas exactement calés : un Street fighting man aux allures de bouillie sonore, un It’s only rock n’roll (But i like it) approximatif qui portait bien son nom, ou encore If you can rock me criard. A la limite peu importait : ces sexagénaires toujours vaillants fonctionnent depuis toujours à l’énergie, et laissent la sauce prendre petit à petit…….. « Bêtes de scène » au sens propre du terme, leurs mines réjouies et leur répertoire vieux de trente ans faisaient plaisir à voir et à entendre, comme si, à travers eux, on pouvait s’imaginer que la vraie vie commence réellement à 60 ans et que l’abus de décibels ne nuit définitivement à la santé.***SEBASTIEN CATROUX, AUJOURD’HUI, 8 JUILLET 2003.

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Après Bercy….

« Rolling Stones : un stade de France pour eux tout seul ». on est tout excité à la Dépêche au lendemain de la soirée du lundi. Après nous avoir relater que malgré la grève des intermittents, le concert du Stade devrait être maintenu, ils nous font part de l’enchantement éprouvé lors de ce concert à Bercy. *** Avec, toujours en forme, toujours juvénile, toujours déhanché, toujours sautillant (bon, mais pas trop quand même), l’inoxydable Mick Jagger, 60 ans aux prunes, et plus exactement le 26 juillet prochain. A la Satisfaction de son public chéri, il lance, in french dans le texte : « Salut Paris, ça fait plaisir d’être là, vous êtes un public fantastique ! », petite dédicace magique que le vieux renard doit savoir décliner de ses lèvres pulpeuses aussi bien en inuit qu’en tchouvache ou en berbère. A la guitare, l’ éternel Keith Richard flanqué d’un Ron Wood au T-shirt griffé et contrôlé à l’arrière par la rangée de batterie sur laquelle règne Charlie Watts. On dirait que rien n’a changé depuis ce concert mémorable du 24 octobre 1964 à ‘Olympia. Les Stones, lundi soir, comme ce soir, ont asséné tous leurs standards, ceux qui font si bon dans les oreilles de leurs inconditionnels. Ils ont clos leur aventure à Bercy avec l’incontournable I can get no Satisfaction. Le public, lui, visiblement en redemande. *** LA DEPECHE DU MIDI, 9 JUILLET 2003.

Et le Stade de France !

*** « Les Rolling Stones joueront bien ce soir ». Ouf ! Les fans des Stones peuvent être soulagés. Le concert des rockers britanniques, prévu ce soir au Stade de France, aura bien lieu. Un épilogue heureux d’incertitude liée au mouvement de intermittents du spectacle. *** AUJOURD’ HUI, 9 JUILLET 2003.
A noter, pour l’anecdote que le producteur des Rolling Stones , Michael Cohl, a accordé une prise de parole aux intermittents en première partie du concert donné au Stade de France.

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vendredi, 20 juin 2008

2003, Après Marseille, les Rolling Stones débarquent à Bercy et à l’Olympia

C’est l’aveu du Journal du dimanche de ce 6 juillet. *** « Après Marseille, les Rolling Stones débarquent à Bercy et à l’Olympia ». Mick Jagger et sa bande débarquent. Hier à Marseille, demain à Bercy (le 9 au Stade de France et le 11 à l’Olympia), les rockers qui n’ont toujours pas la carte vermeil célèbrent leur tournée-anniversaire Forty Licks.*** LE JOURNAL DU DIMANCHE, 6 JUILLET 2003.

Il est vrai que cette fois encore Lyon n’est pas sur le trajet de cette tournée, donc 3 solutions pour les Lyonnais : soit d’avoir pu aller à Marseille, ou pouvoir se rendre à l’un des trois concerts de Paris, la troisième étant de lire les quelques lignes parues dans le Progrès ce lundi 7 juillet, jour de la première parisienne des Rolling Stones à Bercy. *** « Les Rolling Stones de l’Olympia au Stade de France »….. « Pierres qui roulent » amassent les foules dans la cité phocéenne. La seule concurrence pour les Stones, c’est encore ce bon vieux Mac Cartney……. Les éternelles gloires des années soixante sont de retour dans l’hexagone pour une série de concerts à géométrie variable. Les Rolling Stones auraient pu boucher le vieux port, ils se sont contentés de semer une jolie pagaille dans Marseille. A l’heure du premier rush estival, Jagger et ses complices ont inauguré, samedi soir, leur dixième tournée française en rassemblant plus de 60 000 personnes dans le stade Vélodrome. Ils seront ce soir à Bercy (une première devant 17 000 personnes) et mercredi au Stade de France (60 000 spectateurs). Vendredi, ils feront leur retour à l’Olympia devant 2 000 privilégiés.***THIERRY MEISSIREL, LE PROGRES, 7 JUILLET 2003.

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Pendant que la majorité des Corses votaient pour le « non », Aujourd’hui nous annonce que « C’est la semaine des Rolling Stones ». et salue la venue du groupe mythique qui sera ce soir sur la scène du palais omnisports Paris Bercy, avant le Stade de France et l’Olympia, trois lieux très différents pour trois concerts qui ne se ressembleront pas non plus.*** Le groupe commence par Bercy ce soir. Il investira ensuite le Stade de France mercredi et l’Olympia vendredi. Trois concerts dans trois lieux de taille différente. C’est ainsi dans chaque pays que traversent les britanniques au cours de leur tournée mondiale entamée en septembre dernier aux Etats-Unis. Les places pour Bercy et l’Olympia se sont envolées en quelques heures. Le Stade de France affiche lui aussi complet…… Pourtant, au vu de plusieurs de leurs performances cette saison, les Rolling stones ont réussi à nous faire oublier tout ce grand cirque qui accompagne tous leurs déplacements. Loin d’une avalanche de chiffres, d’un passé sulfureux alimenté par le célèbre adage « sexe, drogue et rock n’roll », le groupe en très grande forme, revient à l’essentiel : sa musique.*** EMMANUEL MAROLLE, AUJOURD’HUI, 7 JUILLET 2003.

Philippe Manœuvre, dans le même journal, à propos de cette tournée que l’on dit l’une des meilleures des Rolling Stones : « Cela bouge perpétuellement, chaque chanson possède un décor particulier avec des jeux d’écran. Et, en même temps, il n’y a plus de surenchères type poupées gonflables géantes comme on peut en voir dans ce genre de spectacles. Ils ont totalement renouvelé le genre. Aujourd’hui, les concerts en stade sont entourés d’un arsenal technologique. Avec les Stones, il n’y a plus rien du tout, c’est toujours cinq crétins qui font du rock. Pendant le concert de Toronto auquel j’ai assisté, Keith Richard est tombé dans la fosse et les autres continuaient « It’s only rock n’roll ». C’est pour ce genre de choses qu’on les aime. Parce qu’ils restent humains avant tout…….. Les gens ne viendraient pas aux concerts que par nostalgie. Ils veulent aussi voir comment évoluent leurs vieux copains. Et on se rend compte que leur musique se durcit et qu’aujourd’hui encore, avec eux, tout peut arriver ».

« Les Rolling Stones sont toujours au sommet. Fourbus, meurtris, blasés, cassés sans doute. Mais paradoxalement, toujours prompts à dégainer et à s’enflammer », c’est dans ces termes que Libération les annonces en « SUPERSTONIQUES ». *** Tournée exceptionnelle pour les quarante ans du groupe…….. Leur règne ,un secret qui, quelle qu’en soit la teneur, n’est en tout cas guère pesant, si l’on s’en tient à l’ambiance exceptionnelle dans laquelle baigne cette énième tournée planétaire, censée célébrer les quarante ans ( ?!!!) de règne absolu des Rolling Stones. Ce groupe de blues dépenaillé de Chelsea auquel les experts prédisaient, dès son apparition en 1963, une carrière forcément exceptionnelle : « la plus courte ». un siècle après, les pseudo loubards de jadis sont toujours au sommet……. Jamais les Stones n’ont paru à ce point maîtrisé leur sujet. Musicalement, techniquement, humainement même. Comme si, à l’orée de la soixantaine satanique prospère, ils retrouvaient un semblant d’humanité. Et que contrairement à ce qu’ils ressassent depuis toujours, ils obtenaient enfin Satisfaction. *** SERGE LOUPIEN, LIBERATION, 7 JUILLET 2003.

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jeudi, 19 juin 2008

2003, Marseille, Stade Vel'

Lendemain de concert...
C'est dimanche,

Le lendemain, beau dimanche, un petit tour sur le vieux port pour y acheter quelques journaux, avant de rentrer tout en se disant que peut-être, au regard de la forme qu’ils tenaient à Marseille, ce n’est sûrement pas la dernière fois qu’on ira les voir !

Pour sûr qu’il suffit de parcourir la presse de ce dimanche pour se conforter dans cette idée. *** Les papys du rock, Mick Jagger, Keith Richard et Ron Wood : trois figures emblématiques d’un groupe de légende….. « Les Stones ont explosé le Vélodrome »…… Dans un déluge de lumières, les Stones ont pénétré la foule pour s’installer sur un ring planté au milieu de la pelouse et y livrer trois titres cueillis aux racines du blues, parmi lesquels l’indémodable Like a rolling stone. Nouveau souffle, la dernière partie pouvait s’inscrire en lettres de feu sur l’écran géant, prenant l’image d’une langue incandescente, brûlant sur les notes psychédéliques de Sympathy for the Devil. Puis s’offrant les traits de femme fatale pour Gimme shelter et Honky tonk woman. Explosant définitivement le Vélodrome sur (I can’t get no) Satisfaction et, en rappel Jumping jack flash, les Stones ont montré, si besoin était, que l’histoire du rock est d’abord la leur.*** FRANCOIS TONNEAU, LA PROVENCE, 6 JUILLET 2003.

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« Satisfaction, le stade Vel’ était tout Stones » poursuivent les « fans » de la Provence…. *** 21 H 15, l’inévitable ola partait de la pelouse, d’abord timide, générale ensuite. A 21 H 25, la foule frappait dans ses mains, incitative et impatiente. A 21 H 30, les Stéréophonics se mêlaient discrètement au public, coté Jean Bouin, applaudis par ceux qui les avaient reconnus. A 21 H 35, c’était bon ! Les lumières pouvaient s’éteindre. Et le show commencer. Grandiose…….. Un look d’enfer, un punch de 20 ans, Mick Jagger reste égal à lui-même : à 60 ans, ça roule toujours pour lui……… Avec son éternel bandana qui le fait ressembler à un sorcier indien, Keith Richard et sa bonne vieille basse( ?) ont enflammé, hier soir, le stade Vel’ et le public marseillais….. Si le public marseillais est avant tout OM, il est aussi très rock. Et une fois de plus, il a su montrer hier soir son grand fair play et sa passion de suporter. Ola avant l’arrivée du groupe et applaudissements. Car comme on vit un match de foot, on vibre pour les accords déchaînés de Keith Richard ou de Ron Wood. Même si cette tournée a des allures hautement commerciales, il faut tout de même une forte dose de punch et de conviction pour dynamiser plus de 50 000 spectateurs. Concert irréprochable, minutieusement orchestré, on ne peut que rendre hommage à ces quatre mythes vivants du rock. Imperturbable, avec ses cheveux blancs, Charlie Watts, derrière sa batterie peut encore donner des leçons aux jeunes musiciens. A 60 balais, les Rolling Stones nous ont encore fait rêver. Les Marseillais étaient debout, reprenant les meilleurs refrains. Une chose est sûre, hier soir, moi, j’étais complètement Stones. *** PATRICK MERLE……GENEVIEVE VAN LEDE, LAPROVENCE, 6 JUILLET 2003.

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A la Marseillaise, ils ne s’en sont pas encore remis !!! « Rolling Stones , ben mes aïeux ! » *** Tudieu, quel concert ! Quelle énergie! Et quelle entame d’abord! Correctement échauffés par la pop épique des Stéréophonics (ne cherchez plus qui seront les U2 de la prochaine décennie) et la quinzaine de olas fiévreuses, qui firent monter la pression dans le stade, les 55 000 personnes (en gros : de 7 à 77 ans, pour une moyenne dépassant allègrement les 35) se retrouvèrent soudain sans voix, quand retentirent les premières mesures de Brown sugar. Il faut dire qu’il y avait de quoi : un sir Mick, plus expansif que jamais, levant là un genou, pliant ici les coudes, faisant voler sa veste verte en tous sens, et la jetant enfin pour apparaître, les bras nus, et la lippe toujours bien pendue………. Et le tout va continuer sur cette lancée, pendant plus de deux heures. Deux heures d’incessantes cavalcades, le long des cinquante quatre mètres de la scène. Jusqu’à l’interlude intimiste de la scène B, plantée sur le rond central…….. Les Stones à Marseille ? Portant le poids des ans, pour mieux se jouer de leur âge, un bain de jouvence vous enlevant quarante ans, d’un coup ; une cure de tonus, pour quadras ou trentenaires dépressifs ; un rappel enfin, à toute la concurrence : les Space Cowboys sont toujours là, et gare à qui voudrait les enterrer trop vite. *** LA MARSEILLAISE, 6 JUILLET 2003.

Il faut reconnaître qu’en ce début d’année, dans Rock et Folk (N° de janvier), Philippe Manœuvre ne nous avait pas menti en nous rapportant que ce serait plus grandiose que jamais, lui qui une fois encore avait eu la chance de les rencontrer aux Etats-Unis en cours de tournée. J’ai retenu 5 phrases choc qui résument en quelques mots la dimension pharaonique des Rolling Stones de 2003, depuis leurs 40 ans qui nous contemplent….. *** « Elvis n’avait pas prévu ça ! »…… Ronnie le joker « La longévité des Rolling Sones reste un mystère total »……. Keith le flibustier « Si Eddie Cochran nous voyait ! »…… Charlie le philosophe « Je n’écoute jamais nos disques »…… Mick le chef « Faut rocker la salle , mec ». *** D’Après PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK, JANVIER 2003.

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mardi, 17 juin 2008

2003, 5 juillet à Marseille

2003, 5 juillet à Marseille
Rendez-vous au Stade Vel'


Ce matin, nous prenons la route en fin de matinée, direction Marseille. Car aujourd’hui, c’est samedi, et de plus nous sommes le 5 juillet ! Arrivés vers midi, une petite pause resto au bord de la Canebière, où déjà nous croisons les premiers T-shirts qui déambulent sur les quais du port de la célèbre sardine. Avant de rechercher l’hôtel (ils sont tous archi pleins car en plus des Rolling Stones au stade vélodrome, se déroulent en même temps à Marseille une Gay-pride l’après midi, la coupe de France de Pétanque et la coupe du monde de la voile), nous partons en quête des différents quotidiens marseillais annonçant notre concert.

Honneur à la Marseillaise que nous lisons en premier, avec « Vélodrome, la folie des Rolling Stones ». *** D’abord commençons par répondre à la question que tout le monde se pose : sera-ce, ce soir au stade Vélodrome, treize ans après leur premier passage en ce lieu, le dernier concert des Rolling Stones à Marseille ? Méga tour entamé en septembre 2002 aux States, Forty Licks est-elle la dernière « grosse tournée » des Mick, Keith Ron et Charlie ? Evidemment la réponse est non. Depuis quarante trois ans qu’ils existent, même aux pires moments de brouille, de bagarres, d’addiction aux produits les plus divers, de panne artistique, les Pierres qui roulent n’ont jamais cessé de jouer, ne s’arrêtent guère plus de deux ans de suite au milieu des années 80. Alors gageons que dans dix ans, même sur des fauteuils roulants, les Glimmer Twins (Mick Jagger et Keith Richard : « nous sommes jumeaux nés de mères différentes) reviendront à Marseille…….. Qu’est-ce qui fait rouler les Stones ?........Serait-ce l’argent ? Mmm… Peut-être…….Est-ce plutôt la musique qui pousse ainsi nos artistes à reprendre régulièrement la route ? Mmm… Pas vraiment……….Alors serait-ce la gloire, qui leur fait si fréquemment re-enfourcher leurs instruments et revêtir leurs costumes de scène ? La question mérite d’être posée. A soixante ans, anobli, l’an dernier par la Reine d’Angleterre, Mick Jagger n’a jamais paru aussi jeune et plein de morgue. Héros et influence majeure de palanquées de guitaristes, pour le meilleur comme pour le pire, Keith Richard n’a jamais semblé autant à l’aise aujourd’hui que dans son rôle de papy flingueur à l’éternel bandana en guise de serre tête. Et Charlie Watts ne s’est jamais montré plus placide, ni Ron Wood plus affûté qu’aujourd’hui………En quarante trois ans de carrière, marqués par davantage de bas que de haut, les Stones sont ainsi morts deux, peut-être trois fois. Et ils sont toujours là. Voyous rangés des voitures peut-être, créateurs plus inspirés sans doute, mais plus sales gosses que jamais. *** , LA MARSEILLAISE, 5 JUILLET 2003.

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En second nous explorons la Provence qui pense que « les Rolling Stones veulent faire oublier Johnny ». incroyable, ils ne peuvent pas s’empêcher de nous le ramener sur le tapis, comme pour se convaincre eux-mêmes qu’on peut en quoi que ce soit comparer les Stones avec cet ersatz de Rockeur. Le seul point commun pourrait, à défaut, être la scène qu’il copie (la seule chose qu’il réussisse à faire, car pour le reste ?) depuis bientôt plus de 10 ans ! Cette scène, jamais égalée comme en témoigne le patron du cirque Rolling Stones. *** « le défi, sourit Jake Berry, directeur de production des Stones, c’est de faire passer le décor du concert précédent plus minuscule. La scène que nous installons est la plus grande du monde. Avec quatre écrans géants indépendants et un ring qui avancera au milieu du public. Le plus grand groupe de rock du monde y interprétera trois chansons. Mais impossible de vous dire lesquelles. De toute façon, je ne sais pas ce qu’ils chanteront. Ils ont répété presque 150 titres et ils sont devenus, en 40 ans, l’histoire du rock »…….

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Qu’on se le dise, donc, les « pierres qui roulent » ne sont pas uniquement de mythiques machines à fric. Ces humanoïdes grimés par le rock ont même plutôt fière allure, malgré 60 printemps imbibés de drogues et d’alcools de toutes origines. Sur scène, Jagger, Richard, Wood et Watts, accompagnés de Darryl Jones à la basse et Bobby Keys en tête d’une impressionnante section de cuivres, dament toujours le pion à la jeunesse électrique. En témoigne cette rougeoyante langue de Shiva qui servira, une fois de plus, d’emblème à plus de deux heures d’un show huilé aux Street fighting man, Jumping jack flash et autres Sympathy for the Devil. Vous en prendrez bien une léchouille ? *** FRANCOIS TONNEAU, LA PROVENCE, 5 JUILLET 2003.


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Ceci dit, nous sommes prêts !

Nous quittons l’hôtel vers 18 H30. Métro la Timone. Changement Castellane où les voitures se transforment en boîtes de sardines humaines. A la station du stade, un CRS avec beaucoup de courtoisie nous indique le meilleur chemin pour nous rendre à Jean Bouin-Michelet. Comme l’a chanté Bob Dylan, The times are changing (les temps changent) quand on sait qu’en 1966 c’était la fête à la castagne avec en prime un séjour dans leur panier à salade ?

Après présentation des précieux billets et être passés à la fouille de rigueur (appareils photos interdits), une petite halte devant les boutiques où sont vendus à prix d’or T-shirts, casquettes et autres souvenirs des Cailloux !
C’est alors la découverte de la scène monumentale qui nous attend.
La première partie est assurée par un groupe irlandais très corrects the Stéréophonics. A l’entrée du stade il était offert à chacun d’entre nous un CD 5 titres.

medium_2003_show.gifIl est environ 21 H30 quand un déluge de son et de lumières accueillent l’arrivée des Rolling Stones sur cette immense scène. Derrière eux se déroule sur toute la hauteur un décor sur lequel on retrouve la langue de l’affiche de la tournée 2003. Au fil des chansons ce décor est remplacé par 2, 4, 8 ou 1 écranqui occupent toute la surface de ce mur métallique.

Pendant deux heures et quart, ils nous gratifient d’un concert dont l’essentiel des titres est un retour à leurs sources. La plupart des morceaux sont ceux qu’ils jouèrent en 1970 au Palais des sports de Lyon-Gerland. Brown sugar, Midnight rambler, Wild horses, Sympathy for the devil…
A mi concert les Stones se rendent sur une petite plateforme circulaire située au centre du stade et interprètent I just want make love to you, Like a rolling stones et Street fighting man. Les veinards proches de cette scène reçurent les baguettes de Charlie Watts.
Satisfaction accompagné d’un ouragan de confétis rouges annonce la fin du concert…Jumpin jack flash pour le dernier rappel, les Stones nous saluent avant le feu d’artifice final qui nous confirme que c’est bien fini.

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Dehors, ce n’est pas la sardine qui obstrue la bouche de métro, mais plus de 50 000 fans qui comme nous, ont sûrement encore les refrains qui résonnent dans la tête.

Pour couronner cette grande messe du rock n’ roll à Marseille, le beau temps était de la fête, et ce soir, vers minuit nous n’avons pas vu The Midnight rambler (le rôdeur de minuit) mais une foule de très jeunes et de plus vieux partager une incommensurable joie d’avoir passé cette inou-bliable soirée avec les Rolling Stones.

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lundi, 16 juin 2008

2003, European Forty Licks Tour en France,

Pas d'Olympia pour nous....

La location pour l’Olympia se fit exclusivement téléphoniquement, à l’Olympia sur un numéro spécial le 11 décembre 2002.

Malgré avoir utilisé toute la journée la touche « bis » du téléphone, c’est sur une ligne encombrée que nous accédons invariablement. Quand enfin, vers 19 H00, nous aboutissons, nous tombons sur un disque qui nous informe que la location est « sold out ! ».

C’est pourquoi nous nous présentons le mercredi 18 décembre 2002 à la FNAC de Montpellier, la location pour Marseille débutant ce jour même à 10 H00. Quelques minutes plus tard, nous avions en poche « LES » billets pour le 5 juillet.

Fort belle année 2003 qui s’annonce excellente puisqu’on sait que le mois de juillet sera entièrement Stones.

medium_2003_ecologie.gifEn février, alors qu’ils tournent aux Etats-Unis, il rajoutent une date pour donner un concert gratuit, le 6 en appui à la lutte contre la pollution, le même jour où le président G.W. Bush dénonçait le protocole de Kyoto…
*** Les Stones roulent pour l’écologie. Pour la première fois depuis 30 ans, les Rolling stones donnent un concert gratuit à Los Angeles pour doper la lutte contre le réchauffement climatique……..Mick Jagger,Keith Richard, Ron Wood et Charlie Watts n’ont pas donné de concert gratuit depuis celui de 1969 sur le circuit d’Atlamont près de San Francisco. « les RollingStones méritent une ovation pour placer l’environnement sur le devant de la scène », a déclaré le président du Centre de défense des ressources naturelles qui organise l’évènement. Ce concert s’intercale dans la tournée du 40ème anniversaire des Stones. *** MIDI LIBRE, 5 FEVRIER 2003.

En attendant juillet, le temps suit lentement son court, et comme pour nous permettre de mieux patienter, en cette fin de printemps sort un somptueux bouquin ROLLING with the STONES de Bill Wyman, livre qui lui vaut les honneurs de la presse française, notamment dans la rubrique musicographie du Midi libre. *** En roulant avec les Stones. Imités, méprisés, rejetés, adulés… Depuis plus de quarante ans, les Rolling Stones ont incarné toutes sortes de mythes et d’excès jusqu’à devenir le phénomène mondial que l’on connaît. Ils ont survécu aux aléas de la mode, traversant tous les genres et les époques avec indolence et un certain savoir faire, commercial comme musical. Certes, le groupe a tremblé sur ses bases, en perdant ses principaux piliers au fil des années. Bien sûr, les querelles intestines –entre Jagger et Richard- dignes de frasques hollywoodienne de la belle époque ont fait trembler l’édifice… Mais quarante ans après –Dieu soit loué !- ils sont toujours là et redémarrent une nouvelle tournée avec trois concerts en France, dont le 5 juillet à Marseille. Pour la circonstance, un nouveau bouquin sur le plus grand groupe de rock du monde vient de sortir et pourrait faire date. Il est signé de Bill Wyman et du musicien Richard Havers. Inspiré des archives personnelles du bassiste Bill Wyman, cet ouvrage superbe est la première biographie complète du groupe vue de l’intérieur. Plus de 3000 photographies, des affiches souvent inédites, des anecdotes jamais racontées…..Un véritable album de famille qu’on feuillette en écoutant Love in vain. *** FRANCOIS MARTIN, MIDI LIBRE, 20 JUIN 2003.

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Suit dans la foulée LES STONES 40 ANS DE ROCK N’ ROLL de François Jouffa et Jacques Barsamian, accompagné d’un CD de une heure et demi des blues qui ont inspiré les Stones ou qu’ils ont repris en scène ou sur disque.

medium_2003_bombe_eta.gifLe 27 juin, lors de leur passage à Madrid, on apprend qu’ils ont eu quelques frayeurs et ont annulé leur réservation de chambres d’hôtel à Bilbao, première étape de la tournée espagnole. En effet quelques heures auparavant il y avait eu un attentat à la bombe dans une ville voisine. Attentat attribué à l’ETA.

Le 29 juin, c’est le tour de Barcelone, et ce dimanche à cette occasion la dépêche du midi nous sort ses archives où l’on apprend que Brian Jones, malade, avait du passer une nuit, en 1967, dans l’hôpital d’Albi.

*** « En 1967 à Albi, j’ai soigné Brian Jones »….. Pour le jeune guitariste, le cocktail sex and drugs and rock n’roll passe mal sur la douce campagne ; il est victime d’une crise d’asthme carabinée. Passé Toulouse, ça ne s’arrange pas. En arrivant à Albi, on cherche l’hôpital. Et le 27 février, à quelques heures de son 25ème anniversaire, ce drôle de malade est admis en cardiologie…….Les souvenirs ont une précision photographique dans la mémoire du médecin * Dr Guy Séréna, aujourd’hui âgé de 80 ans : « On avait installé le jeune homme dans une chambre seule, pas grande, trois mètres sur quatre, avec une salle d’eau. Il n’était pas particulièrement sympathique, il ne parlait pas un mot de français, et communiquait d’autant moins qu’il était imprégné de diverses substances… Et il avait ses gardes du corps, deux ou trois jeunes femmes qui s’occupaient de lui, le faisaient manger, et empêchaient le monde d’approcher. »……..Deux ans après, il trouve la mort, au court d’une soirée, à Londres, « en tombant dans une piscine privée », précise Guy Séréna. *** PIERRE MATHIEU, LA DEPECHE DU DIMANCHE, 29 JUIN 2003.

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Les Rolling Stones retourneront en Espagne le 5 août, à Benidorme.

08:30 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Livre, Loisirs/Culture