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mercredi, 21 octobre 2009

1986, les Frères ennemis !

Et puis les bruits les plus fous courent concernant la mésentente grandissante entre les frères ennemis Jagger/Richard. Tout au long des pages on peut lire ici et là les querelles entre les deux EX amis…. Ils sont en désaccord sur la suite à donner à la carrière des Rolling Stones. Les vilains mots vont et viennent, le temps est à l’orage dans la famille cailloux.
Malgré cette ambiance des plus glauques le point marquant de cette année 1986, dans l’activité des Rolling Stones, entre deux prises de becs, c’est incontestablement la conception et la sortie en mars de leur album DIRTY WORK. C’est l’occasion que saisit Libération pour nous offrir quelques pleines pages consacrées à l’album et aux Rolling Stones, Mick Jagger, Keith Richard et les autres, avec un titre qui rappelle un classique de Chuck Berry « STONES : ROUTE 86 ». *** Après tant d’albums bâclés, Mick et ses hommes remontent au créneau. C’est DIRTY WORK : la preuve par le rock et le 86 que les damnés cailloux ont encore une âme, et le goût du charbon. Comme ce journal, parti piocher le vieux filon à Soho.------Oui, les Rolling Stones peuvent revenir la tête haute ? A un détail près : leurs cinq derniers albums ont été légèrement au-dessous du niveau de leur légende. Ils ont même-et c’est un euphémisme-un peu déçu des fans qui se sont néanmoins cru obligés de les défendre… *** LIBERATION, 4 MARS 1986. Et bien sûr la question qui brûle à propos de l’hypothétique prochaine séparation du groupe. Mick Jagger lors de l’interwiew accordée à ce même quotidien remet un tantinet les pendules à l’heure en répondant à la question : *** « Est-il arrivé que les Stones se séparent… Que le groupe splitte et que personne ne le sache ? » -Non, non, ça n’est jamais arrivé. Nous sommes toujours restés ensemble. Même si, après plus de vingt ans, j’ai la sensation qu’il y a un tas de trucs à faire en dehors des Stones. Quand on a 19 ans, on est tous ensemble dans un petit groupe et on se bat contre le monde entier… Mais bon, maintenant, on peut envisager d’autres trucs… là on fait un disque, une tournée, des vidéos, mais il y a d’autres choses à faire. Il faut jouer avec des gens différents, on a déjà accompli ensemble plus que tout ce que vous pouvez imaginer.*** LIBERATION, 4 MARS 1986.

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Cette mise au point qui paraît pour le moins sans équivoque, n’empêchera pas Libération, quelques mois plus tard, qui nous la refait dans le genre mauvais augure, d’imprime un gros titre : « ROLLING STONES : LA FIN… ». *** Vingt cinq ans de travaux rock forcés, vendus au diable disco-funk et à tous les marchands du temple reggae-rap, usés par les femmes et les défonces, de morts en déroutes, les hommes de pierres auront décidément sonné leur époque (la nôtre ?) Avant de jeter, enfin, l’éponge.---Alors, les Rolling Stones, dissous ? le voici enfin venu, ce moment de terreur infernale où les enfants du rock vont se retrouver comme des Ouhlamrs courant la nuit, orphelins de feu. Ce qui est certain, c’est qu’un vétéran chevronné de la rock-critique internationale (le prestigieux Nick kent) ne mettrait pas les pieds dans le plat sans une mise à feu secrète (descendue en droite ligne de Keith Richard en personne ou de Mick jagger lui-même ?) Une chose est sûre : quelqu’un là-haut, est en train de mettre le poing sur la table. Et il le fait en choisissant soigneusement son média, qui n’est autre que Libération, le journal rock des années 80. Quelles vont être les réactions du clan Stones ? Un démenti formel, ou l’annonce d’une réconciliation de dernière minute ? Ne vont-ils pas nous arriver des îles tropicales où les deux maudits frangins rongent leurs freins ? C’est tout ce qu’en notre âme et conscience, nous souhaitons.*** Philippe MANŒUVRE, LIBERATION, 6 juin 1986.

Suit donc l’article de Nick Kent (traduit de l’anglais par Ph. M.) . La lecture de cet article fleuve sur la fin programmée des Stones, s’est comme participer à ces réunions autour d’un verre où l’on cause des derniers malheurs arrivés à ses voisins. Longues discussions où tout est bon à raconter, le vrai se mêlant avec le faux. Même qu’on fait comme si on y avait été…. Tout devient croustillant, et en plus, dans un journal, ça donne de la matière qui fait vendre. Dans le cas présent, il est fort dommage que ces propos ait été rapportés par « Maître-Es Rolling Stones » Philippe Manœuvre qui du le regretter plus tard….

09:12 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loisirsculture, livre

dimanche, 18 octobre 2009

1985, Mick Jagger,album solo

Plus tard alors que Mick Jagger travaille sur un album solo, les rumeurs vont bon train quant à la séparation imminente. Et Mick de rappeler qu’ils ont signé avec CBS et qu’ils ont l’obligation d’assurer au moins cinq albums Tous ensemble. Ce qui fait qu’ils ne sont donc pas prêt de se perdre de vue. Dans un article de VSD : Mick Jagger « Je suis encore la plus belle gueule de la pop-music » l’Edito nous rassure quant au devenir du groupe *** Pour la première fois de sa carrière, Mick jagger sortira un album solo. Cela ne veut pas dire que les Rolling Stones se séparent. Bien au contraire. La maison de disque CBS vient de leur signer un contrat de deux cent millions (20 milliards de centimes !), pour enregistrer cinq albums. Le premier « UNDERCOVER », vient de sortir et les quatre autres s’échelonneront tous les dix huit mois.. Jusqu’ en 1989-90.*** VSD janvier 1984.

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L’album de Mick jagger sort enfin en mars 1985 : SHE’S THE BOSS, sur lequel se trouvent, parmi d’autres musiciens invités, Jeff Beck ou PeteTownshend. Lors de la promotion de cet album, le quotidien Le Matin nous livre quelques impressions : *** Un album solo avec le gratin du rock, des projets de cinéma et une pêche qui ne se dément pas. Michel le Jaguar n’est pas prêt de prendre sa retraite. Quadragénaire svelte dans un pull à rayures assez laid, charmeur mondain au labeur (promotion obligée), légende lippue peu à peu flétrissant (nos futures rides creusent comme le sillon des disques par les diamants – qui eux sont éternels ?). Mick Jagger, au fil des ans qui laissent un peu plus loin derrière ce qu’il nous a donné de passion chaude, conserve sa dégaine élastique de vieux collégien farceur, peut-être un peu plus fatigué de faire des farces. Celle-ci, incartade solo contre la routine Rolling Stones, c’est – Il le démentira mollement – du sérieux. ------ A l’arrivée (*il parle du disque), un machin tiédasse et poussif, Stones sans riffs, parade à peine crâneuse accomplie comme une formalité de douane, transit léger vers la gloire égoïste, et quelques broutilles à déclarer, chrono en main, rictus programmé et pas si à l’aise. *** FRANCOIS GORIN, LE MATIN, 28 février 1985. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est à peine aimable… Pour Rock et Folk, beaucoup plus tendre, oncle Mick vole tout simplement en solo : *** Mick est un pro. Depuis vingt ans, à chaque sortie d’un nouvel album des Stones, il fait briller son plus beau sourire et repart pour une tournée d’interwiews – généralement suivie d’une tournée de concerts. Cette fois-ci, c’est un peu différent. Mick a fait un album tout seul et tout pro qu’il soit, il est un peu ému.*** ROCK ET FOLK, mars 1985.

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La vraie énorme, et très bonne surprise, c’est en juin avec la sortie du 45 tours qui réunit le fabuleux duo Bowie/Jagger qui chantent Dancing in the street, qui avait été Interprétée, quelques années auparavant par le grand Rocker Little Richard.

Dans la foulée Bowie et Jagger nous offrent un somptueux clip qui fera un tabac planétaire.

Le 13 juillet Mick jagger participe au concert LIVE AID.*** Le concert LIVE AID a lieu simultanément sur scène à Londres au stadium de Wembley, et au JFK stadium de Philadelphie. Il est retransmis par satellites dans le monde entier, y compris en URSS, pour un public de 1.6 milliards de personnes, ce qui fait de l’événement le plus grand spectacle de toute l’histoire du show business. A Philadelphie, Mick passe en compagnie de Hall and Oates, puis Tina Turner se joint à lui pour un medley de State of shock et It’s only rock n’ roll, et il lui déchire sa jupe pendant le set ; c’est son tout premier solo en live. Plus tard, Ron Wood et Keith rejoignent Bob Dylan sur scène, pour le dernier morceau du concert. Le passage du clip de Mick et de David Bowie Dancing in the street est un des grands moment du spectacle.*** LE GRAND LIVRE.

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Les Rolling Stones se retrouvent tous réunis ce 20 décembre pour accompagner dans sa dernière demeure leur pianiste et vieil ami de toujours Ian Stewart qui fût le 6ème stones anonymes. Celui que les Autres appelaient affectueusement STU est mort, le 12 décembre à 47 ans d’une crise cardiaque.

Il est donc inhumé en présence de tous les Stones, qui pour la plupart ont effectué un long déplacement, par avion ou autre, pour être là.

08:15 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : loisirculture, livre