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jeudi, 23 janvier 2014

Quelques affiches de légende

Pour rêver !!!

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JE VOUS INVITE DANS MA GALERIE D'AFFICHES, "mon musée Stones" !

 LYON GERLAND, 3 octobre 1970 au Palais des sports....

Avec Mick TAYLOR !

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1970, les STONES à PARIS

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1976, LYON GERLAND, 9 juin au Palais des sports, avec Ron WOOD.

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1982, LYON, stade de GERLAND le 16 juin.

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1990, Marseille le 20 juin au Stade vélodrome, puis Turin le 28 juillet au stade olympique

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1990, affiche ramenée de Berlin par Eddy.

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1995, Paris 30 juin à Longchamps, Montpellier espace Grammont le 27 juillet.

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1998, souvenir de Barcelone, stade olympique le 20 juillet.

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1998, affiche de Marseille 22 juillet... CONCERT ANNULE !

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1998, PARIS, Stade de France 24 juillet

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2003, souvenir de Marseille, stade vélodrome le 5 juillet.

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2004, Vileneuve les Béziers, 3 et 4 septembre,deux jours avec Bill WYMAN

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2006 BIGGER BANG TOUR. Cette affiche m'a été offerte par Joëlle, une amie TWIS.

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souvenir de NICE, 8 août 2006

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jeudi, 22 mars 2012

1970, European Tour, PARIS, LYON

Tour'70
L’european rolling stones circus

Les Rolling Stones ont dévasté les Etats Unis qu’ils ont quittés avec le tragique Atlamont. La qualité de leurs disques, nous l’avons constaté précédemment, cherche constamment le perfectionnisme. Le dernier en date GET YER YA YA’S OUT nous permet de revivre le passage du groupe au Madison Square Garden de New York lors de cette triomphale tournée américaine et ne peut que renforcer cette affirmation. Chaque album retrouve cet air de famille du précédent auquel ont été rajoutées de nouvelles trouvailles musicales ou instrumentales pour tenter d’atteindre à cette perfection qui sera toujours leur label. L’arrivée de Mick Taylor renforça les Rolling Stones qui comptèrent sur deux solistes qui se réjouissent d’étaler tour à tour leur immense virtuosité. Mick Taylor est un guitariste de blues, alors que Keith Richard un guitariste de Rock. Ces deux styles de musiciens se mélangeant offrent au groupe de plus grandes possibilités de phrases musicales aboutissant à ce son Stones.

Et sur scène : comment sont-ils maintenant ?

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Leur dernier passage en France remonte à quatre ans(1966). L’annonce de leur venue en France a lieu avant les vacances de cette année 1970. L’European Rolling Stones Circus est en route pour visiter une nouvelle fois, pour le plus grand plaisir des amateurs de rock music, cette bonne vieille Europe : 30 août, Malmoe, 1 septembre, Goteberg, 2 septembre, Helsinki, 4 septembre, Stockholm, 9 septembre, Aarhus, 12 septembre, Copenhague, 20 septembre, Stuttgart, 22. 23. 24 septembre, Paris, 27 septembre Vienne, 29 septembre, Rome, 1er octobre, Milan, 3 octobre, Lyon,7 octobre,Esson, 8 octobre, Amsterdam.

Les Rolling Stones à Paris et à Lyon, voilà un événement que des milliers d’amateurs espéraient, attendaient sans y croire. L’énorme différence avec les années précédentes, est, que cette fois, les Rolling Stones sont attendus par tout le monde, c’est à dire par les fans, par les gens du métiers, par la presse spécialisée ou non. C’est ainsi que des grands journaux comme Paris Match consacrent un grand article sur eux *** Ils restent le premier groupe de rock n’ roll du monde. *** PARIS MATCH. Et tirent une affichette PARIS RECOIT LES ROLLING STONES qui est placée dans tous les kiosques à journaux de France et de Navarre. Les temps ont changés, pas les Rolling Stones. Les gens n’ont pas changés, les Rolling Stones ont peaufiné leur style musical et scénique. Les Rolling Stones sont accueillis avec honneur. Ils sont devenus des stars, traqués par les journalistes. Ils sont adorés par les uns, toujours haïs par les autres. Peu nous importe, ils sont là, ils sont consacrés, nous les attendons avec une impatience à peine déguisée. 22. 23.24 septembre 1970. le Rolling Stones Circus installe sa caravane au Palais des sports de Paris.
*** Le refrain des pierres qui roulent. Palais des sports de Paris : 22. 23. 24 septembre. Complet. Les Rolling Stones sont à l’affiche. Ils se produiront le 3 octobre à Lyon. Leur dernière apparition en France, il y a trois ans, cassa des fauteuils. C’est de la préhistoire. Depuis sa naissance, en 1962, le groupe des Rolling Stones a toujours traduit à la fois les appétits et les frustrations de ceux qui les admirent. Mais ce qui chez leurs rivaux, les Beatles, est humour, tourne chez eux à la dérision. L’insolence vire à la violence et l’ironie à la colère. *** Daniel Heymann, l’EXPRESS.

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Trois concerts à Paris, des milliers de personnes, des centaines de flics dehors à qui il faut montrer son billet maintes fois pour pouvoir passer. Des gauchistes qui emmerdent le monde avec leurs conneries qui sonnent creux. Un orchestre de blues en première partie : Buddy Guy et Junior Wells. Un bœuf d’Eric Clapton qui n’est pas prévu au programme ! un entracte qui n’en fini plus. La salle est plongée brusquement dans l’obscurité. Une annonce sèche : Ladies and gentlemen… The Rolling Stones... 6000 types qui gueulent dans le noir. Puis tout aussi brusquement une douche de projos, la scène est baignée de jaune,d’orange. La salle se lève, hystérique. Les Rolling Stones sont en place et attaquent leur show à la vitesse du son, chantant le rock, le blues, ou encore une ballade.
*** C’est quand même un drôle de zinzin, ces musiciens presque discrets, réfugiés derrière leur tonnerre, et ce chanteur exhibitionniste. Est-ce ça un groupe ? Et alors, Mick Jagger ? Au cas ou vous ne vous en seriez pas aperçu tout seul, c’est certainement un des meilleurs, sinon le meilleur chanteur de cette musique et quoi qu’on pense de la perfection des disques, un chanteur de scène. *** Hambone Willy, CHARLIE HEBDO. Les Rolling Stones jouent leur musique. Le public est là, vénérant, adulant Mick Jagger qui est tout un symbole sexuel, le dieu Cupidon adoré.*** Mais autant adorer ce dieu là, impie et sexué. Hypersexué même, tortillant du cul comme une poule, ou agressif comme un vrai mec, totalement contraire en tout cas à l’idée journalistique de l’uni-sexe, de toute fusion réductrice à un plus petit dénominateur commun de l’homme et de la femme. Mick c’est le sur-mâle avec pas mal de sur-femelle en lui. C’est pourquoi il excite tout le monde et qu’il excite aussi la hargne de ceux qui refusent de s’identifier à son désir. *** Hambone Willy, CHARLIE HEBDO.
Ils ont décidé une fois encore de jouer du rock, jouer et gagner. Mick jagger et les Rolling Stones dédient Midnight rambler à Jimi hendrix décédé récemment. *** V’la un concert où il s’est passé vraiment quelques choses, simplement tout y était excessif, et pour que toutes indifférentes que jouent les Stones, il s’agit quand même d’une grande claque dans la gueule à toute la grisaille de ce qu’on essaie de faire passer pour du spectacle.***Rambone Willy, CHARLIE HEBDO.

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3 octobre 1970

… Palais des sports, Lyon. Le show était annoncé pour 21 heures. Depuis la veille il y a des campeurs devant cette grande bâtisse. Des Suisses, des Allemands, quelques Anglais, des gens de Châlons.
Dès 19 heures le Palais des sports a fait le plein de ses 12000 spectateurs environ. Pour ce qui nous concerne, toute notre bande composée d’une vingtaine d’âme se trouve confortablement allongée à quelques mètres de lascène.C’est ainsi installés que nous assistons à la première partie qui nous présente les deux invités du jour, les blues-men Buddy Guy et Junior Wells. Ils joueront pendant une bonne heure du blues qui nous paru des plus ennuyeux, nos goûts allant d’avantage au jeu de Jimi Hendrix. En fait, ce duo se produisait au Etats Unis dans de petits clubs avec un certain succès. Les Lyonnais, peut-être moins bons connaisseurs n’ont pas apprécié. Pour être tout à fait honnête, je les trouvais moi-même mauvais. Puis vint le moment tant espéré, le tour des Rolling Stones. En moins de temps qu’il soit nécessaire pour le dire, une marée humaine tel un compresseur obligea notre petite à bande à déclencher le plan Orsec, le temps a peine de rassembler nos effets, et nous voilà pris en sandwich dans cette foule hystérique. Le fait d’être plusieurs eut l’avantage de nous permettre de préserver un peu de notre territoire pour assister à ce fantastique concert marquant à plus d’un titre.Une machine à spectacle( scène, sonorisation,éclairage, roadies) parfaitement rôdée, et sans faille qui attend les spectateurs. Les Rolling Stones à la hauteur de leur réputations qui nous offrent pendant plus de soixante dix minutes ce que beaucoup de groupes ne donnent plus. Du rock n’roll, Carol, Let it rock, Roll over beethoven, avec un salut a papa Berry. Du blues, Love in vain.***Mick Jagger, à l’inverse d’un Claude François auquel il pourrait faire penser, ne chante pas des marches pour boy scouts attardés ou des romances pour lectrices de Confidences. *** Dan Yack, LA VIE LYONNAISE.

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Photo Daniel Vieu

Ils apparaissent sur scène avec un accoutrement très agressif, tant au niveau des couleurs qu’à celui du bon goût. Mick Jagger porte un énorme crucifix. Il est vêtu d’un pantalon noir clouté. Sur les épaules il a une longue tunique à rainures oranges, violettes, jaunes. Keith Richard est habillé d’une veste de trappeur en daim, avec de longues franges aux manches. Mick Taylor et Charlie Watts sont simplement en T-shirt. Bill Wyman se présente avec un ensemble jaune pailleté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les couleurs sont vives. Jumpin jack flash, Midnight rambler, Mick Jagger est devant nous, à genoux, puis il rampe sur la scène. Il marque le tempo avec son ceinturon dont il frappe le sol en excitant la foule hurlante qui ne semble pas comprendre que ce morceau est leur nouveau Satisfaction. Prodigal song, un peu de calme et de frissons avec seulement Mick et Keith à la guitare acoustique. Le reste du groupea quitté pour un instant la scène. Dead flowers, Brown sugar, sans oublier Sympathy for the devil. La qualité du son sur scène égale très largement celle de leurs disques. Le public ?
Dans la salle, deux catégories de spectateurs. Les amateurs de pop music ou autres, et les fanatiques d’idoles comme Hallyday. Les premiers sont contraints et forcer de subir le crétinisme lamentable et ultra développé des seconds qui confondent toujours et encore un concert de rock avec un concourt de hurlements organisés par les Hallyday, C.François et consoeurs. Factory girl, Honky tonk woman, Live with me, les morceaux se succèdent, vite, trop vite.

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Les Stones sont soutenus par Jim Price au saxo, Bobby Keys à la trompette, Ian Stewart au piano. Nous vivons en direct, là, à Gerland, le gigantesque album GET YER YA YA’S OUT. Le public n’en peut plus, on appelle MIIICK ! c’est dément, c’est triste, les mecs sont cons à chialer. De seize à trente ans, ils n’ont pas changé, si ce n’est la barbe ou parfois un peu moins de cheveux. Et puis, c’est Street fighting man, la révolution chantée. Dans la salle plus de dix mille personnes veulent être le plus près possible de la scène qui ne fait quelques mètres de large. Les filles tombent dans les pommes, les Stones nous envoient des fleurs. Ils s’en vont. Ils laissent derrière eux un vide sonore et physique. *** Ils terminèrent le spectacle avec Honky tonk woman et Street fighting man. Ils quittèrent la scène très rapidement et le public ne songea même pas à réclamer une autre. Les Rolling Stones ne reviennent jamais, ils ne sont pas à notre disposition, nous, si. *** Sacha Reins, BEST N°28.

Dehors, il fait froid. Dehors il fait triste

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07:32 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : rockin'daddy