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lundi, 11 janvier 2010

1991, ... Flashpoint

1991, ... Flashpoint, les Stones à la GEODE en IMAX !

Il nous faudra alors attendre quelques mois, pour que de nouveau, l’actualité se tourne sur les Rolling Stones. Cela a lieu en avril de cette année 1991. Comme nous l’espérions, ils nous offrent un nouvel album live qui résume les deux tournées STEEL WHEELS/URBAN JUNGLE. Nous y retrouvons avec grand plaisirs les principaux morceaux que nous avons écoutés lors des concerts de Marseille ou Turin, notamment la fracassante intro de Start me up ou encore la super version de Paint it black. En prime, nous avons Little red rooster avec Eric Clapton.
A propos de la sortie de cet album, FLASHPOINT, Yvon Rondu écrit dans le Progrès LES STONES DEVANT L’ETERNEL. *** Le plus grand groupe du monde lors de sa tournée gigantesque : FLASHPOINT , cinquième album en public des Stones, est la conclusion logique d’un come-back programmé sur deux ans, et totalement réussi. Les Stones sont désormais réellement passés dans la légende, aux portes de l’éternel, canonisés de leur vivant à l’aube de la cinquantaine.*** Yvon RONDU , le PROGRES , 28 avril 1991.

Et toujours sur cette nouvelle galette, Philippe Manœuvre, chroniqueur de Rock et Folk et Monsieur Es-Rolling Stones, nous avouera : « Je m’excuse d’insister encore, mais ce disque-là, le Stones en public (le cinquième !), c’est un de ceux que je vais garder….. Ces Stones, je vais en faire mon disque de réveil, mon disque de virée et mon disque de tout un tas de chose… »

Un peu plus tard sur la fin de l’année, on retrouve Keith Richard en Espagne. Plus précisément à Séville, le 17 octobre devant un très large public. C’est pendant les préparatifs de l’exposition universelle 1992, que pendant huit jours est organisé le festival « Guitar Legends », durant lequel se produiront de très grandes stars de la guitare comme B.B KiNG, Bo Diddley, ou encore Jack Bruce (ex Cream), Bob Dylan et… Keith Richard.

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Après l’album FLASHPOINT , nous avons droit en cette fin d’année, décidemment carrément Stones, à la sortie d’un film qui sera projeté à la Géode de la Cité des sciences à Paris. Ce film intitulé Rolling Stones at the MAX nous permet de revivre les concerts de Urban Jungle comme si on était avec les Stones sur scène ! Ce film est diffusé à partir du 28 octobre 1991 et à cette occasion, Mick Jagger présent pour le lancement déclare : *** Les Rolling Stones ont encore un avenir, un avenir artistique je ne sais pas, du point de vue commercial en tout cas oui.*** VAR MATIN , octobre 1991.

A cette époque le siège social de la société qui m’employait se situait à Paris et j’eus donc la chance de pouvoir assister en février 1992, à une projection, et pendant une heure trente le bonheur de se retrouver au cœur du concert, savourant Brown Sugar, Honky tonk woman, Ruby Tuesday ou Satisfaction, bien calé dans mon fauteuil, mais presque à « pouvoir toucher » chacun des Stones tant l’effet relief/stéréophonie rend le spectacle magique (Ce procédé très sophistiqué permet une projection sur un écran hémisphérique d’un diamètre de 26 m, soit 180 degrés et dépasse très largement le champ maximal de vision d’un être humain qui est de 120 degrés à l’horizontal et 140 degrés à la verticale). Il est vrai que la cassette vidéo commercialisée plus tard ne donne en aucun cas ces sensations de proximité qui font dire à Mick Jagger avec humour, qu’avant « il n’avait jamais vu les Rolling Stones en concert »….

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Pour rester un instant dans le domaine du cinéma Mick Jagger annonce qu’il tourne dans un film de science fiction Free Jack dans lequel il joue un tueur à gages.

medium_1992_free_jack.jpgA ce propos il rencontrera quelques déboires avec le Japon lors du lancement de Free Jack dans ce pays. En effet les services d’immigration japonais sont très sourcilleux vis-à-vis des vedettes étrangères condamnées dans le passé pour consommation de drogue, même si ce n’est pas sur le territoire japonais. C’est ainsi que Mick Jagger, sur la liste noire, n’avait pu se rendre au Japon en 73. Autorisé à s’y rendre en 88 et 90, il aurait oublié cette fois de faire sa demande pour son arrivée à Tokyo.

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Ce qui nous valut *** Le Japon se méfie de Mick Jagger. Après une journée d’attente à l’aéroport international de Tokyo-Narita, le chanteur britannique Mick Jagger a obtenu hier un visa spécial du ministre de la justice lui permettant d entrer sur le territoire japonais. Arrivé dimanche pour lancer son dernier film au Japon, Mick Jagger s’était vu refuser l’entrée du territoire par les services d’immigration de Narita, en raison de son passé de consommateur de stupéfiants.*** LE PROGRES, 18 février 1992.

08:15 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loisirsculture, livre

jeudi, 10 décembre 2009

1990... l'Urban Jungle à la télé et dans les magazimes TV...

Les Stones, Folies télévisuelles...

Une fois encore, les Rolling Stones ont été acclamés, ovationnés, tels des gladiateurs des temps modernes, dans les stades qui auraient remplacé les arènes, par des milliers de supporters avides de rock n’ roll. Et pendant ce temps, vaste phénomène, ils suscitent toujours les féroces appétits journalistiques.
C’est pourquoi, une fois encore, pendant ces trois mois de folie, à l’occasion du passage des Rolling Stones dans différentes émissions télévisuelles, les chroniqueurs des hebdos spécialisés, ou des quotidiens dans leurs pages TV, y allèrent de leurs commentaires, faisant parfois de gros titre sur le sujet !

A propos d’un reportage diffusé le 9 juin sur Canal +, télé 7 jours du 3 au 9 juin propose : « 25 ANS PLUS TARD, LES STONES ROULENT TOUJOURS ».*** « Je ne me vois pas chanter Satisfaction à 40 ans comme Elvis devant les vieilles rombières de Las Vegas » claironnait Mick Jagger, il y a une vingtaine d’années. Et pourtant ! Ce qu’il n’avait pas prévu non plus, c’est qu’une chaîne de télévision, Canal + en l’occurrence, rallumerait les souvenirs pour fêter vingt-cinq ans du groupe, le samedi 9 juin à 22 h25, avec interviews et extraits de concerts.------ Aujourd’hui, Mick chante toujours Satisfaction, devant des stades combles. Et si les rombières qu’il redoutait restent à la maison, ce sont leurs filles qui fêtent le démon du rock and roll. Ce diable d’homme, père de famille nombreuse, a 46 ans !.*** CHRISTINE WATSON, Télé 7Jours, 3 au 9 juin 1990.

Le Progrès, pour une émission sur A2 le 18 juin : *** Les Rolling Stones. Après avoir enflammé les Etats-unis l’automne dernier, Mick Jagger et sa bande débarquent sur la vieille Europe. Ils ont fait sauter la banque outre atlantique et s’apprêtent à renouveler l’opération chez nous. Première mercredi à Marseille. Ca roule pour les Stones. Après les Etats-Unis, papy Jagger, Tonton Keith Richards et consorts déferlent sue l’Europe. Trente sept concerts dans dix pays et une pluie de devises pour ces vétérans du rock dont la devise est devenue « time is money ». « Les affaires sont les affaires » a d ‘ailleurs déclaré récemment le beau Mick.------ Mazette, quel retour pour Jagger et ses chics types ! On les croyait pourtant finis jusqu’à la sortie de leur dernier album STEEL WHELLS. Un disque 100% Stones avec un son très années 70, et donc complètement dans le coup, la techno-pop et autres avatars de la musique minimum mâtinée de sons synthétiques ayant pris un sérieux coup dans l’aile ces derniers temps. ***J.M DURAND, LE PROGRES, 18 JUIN 1990.

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Annonçant la diffusion d’un concert le 26 juin sur Canal +, télé 7 jours proclame : « Vingt-sept ans après, ils déchaînent encore les passions. LA FOLIE ROLLING STONES ». *** Ils sont nés en janvier 1963, dans le sous-sol d’un pub de la banlieue londonienne. Aujourd’hui les Stones--moyenne d’âges quarante huit ans—continuent de déplacer les foules. La preuve, leur dernière (pour l’instant) tournée mondiale, qui a déjàpermis à des millions de fans d’assouvir leur passion de musique et de show. Une tournée géante qui va sillonner ces jours-ci la France (à Marseille le 21, et au Parc des princes à Paris les 22, 23 et 25 juin).------ Aujourd’hui, ceux qui se massent aux concerts des Rolling Stones et achètent leurs compilations sur disques laser ne sont pas seulement des adultes nostalgiques, mais des millions d’adolescents qui découvrent les riffs hargneux de Keith Richard, la provocation de Mick Jagger, la basse efficace de Bill Wyman, la pêche et la discrétion du batteur Charlie watts et le caractère espiègle du dernier venu dans le groupe, le guitariste Ron wood. Leur premier manager n’avait pas tort : les Stones ne seront jamais comme les autres.------ En 1990, après les années de bruit et de fureur, les sévices de la gloire semblent les avoir épargnés. Le rock a mûri et les acteurs de son théâtre démoniaque se sont assagis. Seule la génération montante pourra nous dire si les Stones sont éligibles pour un prochain mandat en l’an 2000.*** DOMINIQUE FARRAN, TELE 7 JOURS , JUIN 1990.

Et enfin Télérama les 20 et 23 juin, « LES STONES C’EST REPARTI COMME EN 60 , ROULEZ JEUNESSE ! ».*** Ca roule pour les Stones. Les revoilà dans une méga-tournée. Croulant sous les projos, le matos et les dollars, les vieilles pierres pètent le feu ; on aime toujours. Avec ou sans rides.------ Cette fois, c’est leur tournée. Plutôt un tour de force : trente deux villes américaines visitées en soixante concerts mammouthesques, au cours de l’automne 89, rassemblant près de trois millions de spectateurs.------ Au bout du compte (plus de deux heures), une fois retombées les dernières étincelles du feu d’artifice final, on reste heureux et moulu sur son gradin tarifié. Avec l’impression d’avoir assisté à une reconstitution historique fastueuse et le sentiment réconfortant, qu’un passé qu’on croyait relégué à l’age de pierre, batifole toujours à nos cotés. Qui n’a jamais cédé avec satisfaction à la nostalgie des Rolling Stones nous jette la première pierre. *** Philippe BARBOT, TELERAMA, 20 JUIN 1990.

On laissera volontiers le mot de la fin à Best : *** L’événement du mois était sans nul doute la déferlante Rolling Stones qui s’abattait sur Paris. Une couverture médiatique sans précédent pour des Stones qui n’étaient pas venus à Paris depuis 1982, l’immensité du Parc des princes, la fatigue supposée des héros et le cliquetis incessant des multiples tiroirs caisses laissaient planer quelques doutes sur la réussite des concerts malgré l’incontestable succès des précédents sets en Europe. C’était sans compter sans l’immense capacité des Stones à tenir la scène, a être sans conteste encore un des meilleurs groupe live et à leur habitude de jouer dans des endroits démesurés.------ Le feu d’artifice n’en finit pas d’abasourdir 60 000 spectateurs conscients d’avoir approché la légende, d’avoir vu les derniers monstres qui arrivent à concilier le cirque barnum et l’histoire du rock n’roll.*** ERIC LEEDS, BEST, AOUT 1990.

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