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mercredi, 23 juin 2010

2003, Licks in Paris

Les lendemains de Bercy !

« Les Rolling Stones, à fond la forme ! ». *** Tel un furieux, Keith richard a empoigné sa guitare. Mick Jagger est apparu, se déhanchant déjà comme un jeune homme. Plutôt en forme les Rolling stones en concert hier soir au Palais omnisports de Bercy pour le premier de leurs trois concerts parisiens. Fidèles à leurs (mauvaises) habitudes, les premiers titres n’étaient pas exactement calés : un Street fighting man aux allures de bouillie sonore, un It’s only rock n’roll (But i like it) approximatif qui portait bien son nom, ou encore If you can rock me criard. A la limite peu importait : ces sexagénaires toujours vaillants fonctionnent depuis toujours à l’énergie, et laissent la sauce prendre petit à petit…….. « Bêtes de scène » au sens propre du terme, leurs mines réjouies et leur répertoire vieux de trente ans faisaient plaisir à voir et à entendre, comme si, à travers eux, on pouvait s’imaginer que la vraie vie commence réellement à 60 ans et que l’abus de décibels ne nuit définitivement à la santé.***SEBASTIEN CATROUX, AUJOURD’HUI, 8 JUILLET 2003.

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Après Bercy….

« Rolling Stones : un stade de France pour eux tout seul ». on est tout excité à la Dépêche au lendemain de la soirée du lundi. Après nous avoir relater que malgré la grève des intermittents, le concert du Stade devrait être maintenu, ils nous font part de l’enchantement éprouvé lors de ce concert à Bercy. *** Avec, toujours en forme, toujours juvénile, toujours déhanché, toujours sautillant (bon, mais pas trop quand même), l’inoxydable Mick Jagger, 60 ans aux prunes, et plus exactement le 26 juillet prochain. A la Satisfaction de son public chéri, il lance, in french dans le texte : « Salut Paris, ça fait plaisir d’être là, vous êtes un public fantastique ! », petite dédicace magique que le vieux renard doit savoir décliner de ses lèvres pulpeuses aussi bien en inuit qu’en tchouvache ou en berbère. A la guitare, l’ éternel Keith Richard flanqué d’un Ron Wood au T-shirt griffé et contrôlé à l’arrière par la rangée de batterie sur laquelle règne Charlie Watts. On dirait que rien n’a changé depuis ce concert mémorable du 24 octobre 1964 à ‘Olympia. Les Stones, lundi soir, comme ce soir, ont asséné tous leurs standards, ceux qui font si bon dans les oreilles de leurs inconditionnels. Ils ont clos leur aventure à Bercy avec l’incontournable I can get no Satisfaction. Le public, lui, visiblement en redemande. *** LA DEPECHE DU MIDI, 9 JUILLET 2003.

Et le Stade de France !

*** « Les Rolling Stones joueront bien ce soir ». Ouf ! Les fans des Stones peuvent être soulagés. Le concert des rockers britanniques, prévu ce soir au Stade de France, aura bien lieu. Un épilogue heureux d’incertitude liée au mouvement de intermittents du spectacle. *** AUJOURD’ HUI, 9 JUILLET 2003.
A noter, pour l’anecdote que le producteur des Rolling Stones , Michael Cohl, a accordé une prise de parole aux intermittents en première partie du concert donné au Stade de France.

samedi, 12 juin 2010

2003, Marseille, Stade Vel', le lendemain

Lendemain de concert...
C'est dimanche,

Le lendemain, beau dimanche, un petit tour sur le vieux port pour y acheter quelques journaux, avant de rentrer tout en se disant que peut-être, au regard de la forme qu’ils tenaient à Marseille, ce n’est sûrement pas la dernière fois qu’on ira les voir !

Pour sûr qu’il suffit de parcourir la presse de ce dimanche pour se conforter dans cette idée. *** Les papys du rock, Mick Jagger, Keith Richard et Ron Wood : trois figures emblématiques d’un groupe de légende….. « Les Stones ont explosé le Vélodrome »…… Dans un déluge de lumières, les Stones ont pénétré la foule pour s’installer sur un ring planté au milieu de la pelouse et y livrer trois titres cueillis aux racines du blues, parmi lesquels l’indémodable Like a rolling stone. Nouveau souffle, la dernière partie pouvait s’inscrire en lettres de feu sur l’écran géant, prenant l’image d’une langue incandescente, brûlant sur les notes psychédéliques de Sympathy for the Devil. Puis s’offrant les traits de femme fatale pour Gimme shelter et Honky tonk woman. Explosant définitivement le Vélodrome sur (I can’t get no) Satisfaction et, en rappel Jumping jack flash, les Stones ont montré, si besoin était, que l’histoire du rock est d’abord la leur.*** FRANCOIS TONNEAU, LA PROVENCE, 6 JUILLET 2003.

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« Satisfaction, le stade Vel’ était tout Stones » poursuivent les « fans » de la Provence…. *** 21 H 15, l’inévitable ola partait de la pelouse, d’abord timide, générale ensuite. A 21 H 25, la foule frappait dans ses mains, incitative et impatiente. A 21 H 30, les Stéréophonics se mêlaient discrètement au public, coté Jean Bouin, applaudis par ceux qui les avaient reconnus. A 21 H 35, c’était bon ! Les lumières pouvaient s’éteindre. Et le show commencer. Grandiose…….. Un look d’enfer, un punch de 20 ans, Mick Jagger reste égal à lui-même : à 60 ans, ça roule toujours pour lui……… Avec son éternel bandana qui le fait ressembler à un sorcier indien, Keith Richard et sa bonne vieille basse( ?) ont enflammé, hier soir, le stade Vel’ et le public marseillais….. Si le public marseillais est avant tout OM, il est aussi très rock. Et une fois de plus, il a su montrer hier soir son grand fair play et sa passion de suporter. Ola avant l’arrivée du groupe et applaudissements. Car comme on vit un match de foot, on vibre pour les accords déchaînés de Keith Richard ou de Ron Wood. Même si cette tournée a des allures hautement commerciales, il faut tout de même une forte dose de punch et de conviction pour dynamiser plus de 50 000 spectateurs. Concert irréprochable, minutieusement orchestré, on ne peut que rendre hommage à ces quatre mythes vivants du rock. Imperturbable, avec ses cheveux blancs, Charlie Watts, derrière sa batterie peut encore donner des leçons aux jeunes musiciens. A 60 balais, les Rolling Stones nous ont encore fait rêver. Les Marseillais étaient debout, reprenant les meilleurs refrains. Une chose est sûre, hier soir, moi, j’étais complètement Stones. *** PATRICK MERLE……GENEVIEVE VAN LEDE, LAPROVENCE, 6 JUILLET 2003.

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A la Marseillaise, ils ne s’en sont pas encore remis !!! « Rolling Stones , ben mes aïeux ! » *** Tudieu, quel concert ! Quelle énergie! Et quelle entame d’abord! Correctement échauffés par la pop épique des Stéréophonics (ne cherchez plus qui seront les U2 de la prochaine décennie) et la quinzaine de olas fiévreuses, qui firent monter la pression dans le stade, les 55 000 personnes (en gros : de 7 à 77 ans, pour une moyenne dépassant allègrement les 35) se retrouvèrent soudain sans voix, quand retentirent les premières mesures de Brown sugar. Il faut dire qu’il y avait de quoi : un sir Mick, plus expansif que jamais, levant là un genou, pliant ici les coudes, faisant voler sa veste verte en tous sens, et la jetant enfin pour apparaître, les bras nus, et la lippe toujours bien pendue………. Et le tout va continuer sur cette lancée, pendant plus de deux heures. Deux heures d’incessantes cavalcades, le long des cinquante quatre mètres de la scène. Jusqu’à l’interlude intimiste de la scène B, plantée sur le rond central…….. Les Stones à Marseille ? Portant le poids des ans, pour mieux se jouer de leur âge, un bain de jouvence vous enlevant quarante ans, d’un coup ; une cure de tonus, pour quadras ou trentenaires dépressifs ; un rappel enfin, à toute la concurrence : les Space Cowboys sont toujours là, et gare à qui voudrait les enterrer trop vite. *** LA MARSEILLAISE, 6 JUILLET 2003.

Il faut reconnaître qu’en ce début d’année, dans Rock et Folk (N° de janvier), Philippe Manœuvre ne nous avait pas menti en nous rapportant que ce serait plus grandiose que jamais, lui qui une fois encore avait eu la chance de les rencontrer aux Etats-Unis en cours de tournée. J’ai retenu 5 phrases choc qui résument en quelques mots la dimension pharaonique des Rolling Stones de 2003, depuis leurs 40 ans qui nous contemplent….. *** « Elvis n’avait pas prévu ça ! »…… Ronnie le joker « La longévité des Rolling Sones reste un mystère total »……. Keith le flibustier « Si Eddie Cochran nous voyait ! »…… Charlie le philosophe « Je n’écoute jamais nos disques »…… Mick le chef « Faut rocker la salle , mec ». *** D’Après PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK, JANVIER 2003.

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08:07 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : livre, loisirsculture