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samedi, 07 août 2010

2006, les Rolling Stones au Stade de France

2006,
28 juillet

Stade de France, Paris St denis
the ROLLING STONES

Rockin'Daddy n'y était pas, son budget "Stones" ayant été englouti dans l'annulation du 3 juin et la conséquence des billets IdTGV non remboursables...

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Mais en attendant de nous rendre à Nice le 8 août, Rockin'Daddy vous propose quelques manchettes de presse sur ceux qu'on peut définitivement appeler : THE FABULOUS ROLLING STONES...

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Ainsi que la dépêche AFP de ce matin :

Près de 90 000 personnes pour entendre les classiques des Rolling Stones (Le Monde)

Festival de classiques des Rolling Stones au Stade de France (AFP sur internaute)


De "Jumpin Jack flash" à "Satisfaction", les Rolling Stones ont donné vendredi au Stade de France quelques uns de leurs morceaux inscrits dans l'anthologie du rock devant 89.000 spectateurs qui ont applaudi des sexagénaires toujours diaboliquement énergiques.
Ils ont chanté "Ouh ouh" sur "Sympathy for the devil" et "Yeah-yeah-yeah" sur "(I can't get no) Satisfaction": les fans français ont vibré sous les grands coups de guitares de Keith Richards et la voix immortelle de Mick Jagger (63 ans).

Pour leur premier rendez-vous français (ils sont aussi attendus à Nice le 8 août) de leur gigantesque tournée "A bigger bang", les Stones ont encore prouvé qu'ils étaient, après 42 ans de concerts, des bêtes de scène.
Entrés sous les acclamations et les accords de "Jumpin' Jack flash", les Stones ont chanté quelques morceaux de leur nouvel album, "A bigger bang", mais surtout leurs vieux morceaux, comme ce superbe "As tears go by", où la voix de Jagger, contrairement à ses joues émaciées, n'a pas pris une ride.
Sir Mick, jean noir taille basse et T-shirt court qui moulent sa silhouette de sauteur en hauteur, arpente la scène en faisant danser ses bras. Il présente les chansons dans un français très correct - il a un château près d'Amboise - et fait chanter toute la foule sur "Brown sugar" et "You can't always get what you want".
Après une version abrasive de "Midnight rambler", où le solo de Ron Wood ne fait pas oublier celui de Mick Taylor, parti du groupe en 1974, les Rolling Stones rendent également hommage à Ray Charles pour un duo somptueux entre Jagger et sa choriste. Puis le chanteur laisse le micro à Keith Richards, le temps de deux morceaux, dont "Before they make me run".

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Clou visuel du spectacle, un bout de scène se détache sur "Miss you" et avance jusqu'au rond central du Stade de France, sur un rail, pour un bain de foule du groupe légendaire des Sixties.
Le meilleur reste pour la fin, avec des versions chaudes de "Honky tonk woman" et de "Sympathy...", et un "Paint it black" à la cithare électrique.

Avant les rappels et le bouquet final - sur "Satisfaction", bien-sûr, rampe de lancement du groupe, c'était en 1965 -, les Stones offrent encore "Brown sugar", où la rythmique de Richards confine au chef d'oeuvre.
A 62 ans, le "Pirate" Keith Richards est toujours le "roi du riff", honorant le titre de "meilleur mauvais guitariste du monde" décerné par Chuck Berry. Un hommage taquin à son génie de la rythmique plutôt qu'à ses talents de soliste...
Son accident de cocotier désormais célèbre - une chute aux îles Fidji, en vacances - est oublié. La tournée a dû être décalée de six semaines, le temps qu'il se remette de ses blessures, et chamboulée (plusieurs dates ont été annulées), mais Keith est toujours aussi bon sur scène.
Ces changements - deux concerts étaient prévus les 2 juin et 3 juillet, dates auxquelles les Parisiens ne sont pas encore partis - ont laissés quelques places vides tout en haut des gradins. Signe qui ne trompe pas: les revendeurs au marché noir cédaient les billets au prix d'achat... voire en-dessous. Les sans-billet pouvaient trouver les places les moins chères (80 euros) à 50 euros.

vendredi, 25 juin 2010

2003, l'Olympia

Avant l’Olympia !

« Les Stones ont rendez-vous avec le Tout-Paris » *** « Un MYTHE qui rencontre un mythe ». Arnaud Delbarre, directeur de l’Olympia, résume ainsi l’évènement de ce soir : les Rolling Stones sont de retour dans le temple du music hall, théâtre de leur première prestation française, le… 20 octobre 1964. depuis, Mick Jagger et sa bande avaient déjà réinvesti les lieux, en 1995, pour un concert unique. Et aujourd’hui, comme il y a huit ans, c’est le rendez-vous le plus couru du moment, qui vient conclure la semaine parisienne du groupe, commencée lundi à Bercy et poursuivie avant-hier au Stade de France……. Pour les déçus qui resteront à la porte, une dizaine de caméras devraient immortaliser ces retrouvailles mythiques.*** EMMANUEL MAROLLE, AUJOURD,HUI, 11 JUILLET 2003.

Et après…..

« L’Olympia, au plus près des Rolling Stones ». ***……..Généreux jusqu’au bout, Mick Jagger a fermé sa semaine parisienne par une enfilade de tubes inaltérables : Honky tonk woman (rock salace), Tumbling dice (sermon blues), Brown sugar (métaphore érotico narcotique) et surtout Jumping jack flash avec sa morale béate (« avant c’était l’enfer, maintenant c’est génial, génial, génial ! ») et son intro de guitare à vous clouer sue le plancher de l’Olympia. « Chaque fois que je la joue, dit Richard, quelque chose se noue dans mon estomac, avec un sentiment d’immense exaltation ». Partagé. *** CARLOZ GOMEZ, LE JOURNAL DU DIMANCHE, 13 JULLET 2003.

Et enfin Libération, ce jour de fête nationale, à coté de « Chirac au défilé des tracas », « Sympathy for the Stones » *** La presse était unanime, mais les bootlegs de la tournée américaine n’expliquaient pas un tel enthousiasme……. Vingt sept ans plus tard le groupe n’a pas tant changé, tout en ne cessant de se redéfinir. La décision de proposer dans chaque grande ville, trois concerts radicalement différentsrévélant même une conscience du monde à plusieurs vitesses socioculturelles…….. Les fans manquent s’évanouir quand résonnent Hand of fate de Black and blue ciselé, Worried about you hurlé en falsetto par Jagger au piano électrique, The Nearness of you (jamais enregistrée par le groupe), restent interdits devant les classiques chauffés à blanc. Entre cabaret rock acéré et music hall flamboyant, ce concert des Stones, une fois publié, pourrait s’imposer comme le meilleur live officiel de leur histoire.*** ERIC DAHAN, LIBERATION, 14 JULLET 2003.

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Fin juillet, comme en 1990, en 1995, puis en 1998, ils effectuent une petite halte à Pragues. Ils y fêterons l’anniversaire de Mick Jagger, 60 ans, lors d’un concert devant 60 000 personnes, avant que Mick ne reçoive un cadeau du président Vaclav Havel.

Deux évènements vont clore cette exceptionnelle année Rolling Stones.
Le premier c’est la parution d’un luxueux coffrets, FOUR FLICKS de 4 DVD’s, cadeau indispensable à recevoir en fin d’année.
Ces DVD’s nous transportent aux quatre coins de la planète durant les deux ans que dura la tournée. On peut ainsi se retrouver dans des conditions privilégiées devant les spectateurs au Madison square garden , dans le stade de Twickenham ou à l’Olympia. Le 4ème DVD résume les préparatifs de cette folle tournée Forty Licks Tour 2000/2003.

Le second, c’est le gag jaggérien en décembre, alors que Monsieur Jagger devient Sir Mick. En effet, il est fait chevalier et reçoit la médaille des mains du prince Philip. La reine a fait de Mick un « SIR » pour sa contribution à la musique. Keith Richard ne semble pas goûter à la plaisanterie. *** « Je pense qu’il est ridicule d’accepter un de ces médaillons émanant de l’establishment alors qu’ils ont tout fait pour nous jeter en prison ». *** L’ INDEPENDANT, 12 DECEMBRE 2003. …… *** « Je n’ai pas tellement envie de monter sur scène avec quelqu’un qui porte une putain de couronne et une vieille hermine » *** AUJOURD’ HUI, 13 DECEMBRE 2003.

Mick Jagger ayant quand même fait remarquer : *** « C’est très agréable de recevoir des honneurs et en même temps de ne pas avoir à les prendre trop sérieusement. Il faut les prendre avec légèreté et ne pas se laisser aller en se prenant trop au sérieux » *** MIDI LIBRE, 17 DECEMBRE 2003.

Espérons que cette mauvaise blague que Mick Jagger a fait à son Pote Keith Richard ne remettra pas en cause l’existence du groupe.

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Cette année 2003, qui voit ici la fin, à ce jour, de mon aventure, s’achève par « LA QUESTION »….

Reviendront-ils ?

C’est à Sacha Reins que je laisse le soin de répondre en vous rapportant quelques lignes écrites dans le numéro de rock et Folk de décembre. *** Après les concerts de Hong Kong, la tournée 40 licks sera officiellement terminée -- mais il faut s’attendre à revoir les Stones très prochainement -- . Mick Jagger nous a confié qu’ils pensaient déjà aux prochains concerts et, comme nous le disions au début, la stratégie semble changer. Stratégie ? Peut-être pas, ils en ont simplement marre des longues tournées mais ont retrouvé la joie de jouer ensemble. Keith conclut : « Nous sommes des musiciens, c’est ce que nous savons faire, c’est ce que nous aimons faire. On ne cherche pas à battre des records mais tout simplement à jouer. Pour nous, il n’ y a pas d’âge de retraite, ni de pension. Moi, tout ce que je souhaite, c’est continuer à jouer avec mon groupe le plus longtemps possible et le plus régulièrement possible. Louis Armstrong ou Muddy Waters n’ont rien fait d’autre toute leur vie. » *** SACHA REINS, ROCK ET FOLK, DECEMBRE 2003.

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Les Rolling Stones de nouveau sur scène… Chez nous…

Et si c’était l’année prochaine ?.......

15:06 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loisirsculture, livre