mercredi, 07 janvier 2009
2006, 8 août, les ROLLING STONES à NICE ...
2006, Le Bigger Bang des Rolling Stones se pose à Nice...
8 août, Palais Nikaïa.
Nikaïa viendrait d'après l'aimable marchand de journaux à qui j'achetais Nice Matin du vieux grec. Nikaïa, c'est tout "bêtement".... NICE !
Après avoir loupé les shows de Barcelone et de Paris pour cause d'annulation, nous avons cette chance d'être enfin là ce 8 août qui restera une fois encore gravé pour longtemps dans nos petites têtes...
Vers 15 H 00 et environ 450 bornes dans l'auto, on dépose nos valises à l'hôtel (complet depuis très longtemps et qui pour l'occasion avait passé le prix des chambres de 44 à 55 €....).
Un petit tour sur la promenade des Anglais, le temps de se dégourdir les jambes et savourer la beauté du coin.
Le temps aussi d'acheter la presse locale, NICE MATIN ayant sorti un encart spécial Stones pour l'occasion.
Sans oublier la photo souvenir devant l'AFFICHE.
Chemin faisant une petite halte pour se désaltérer, et c'est ainsi que nous avons discuté avec l’ingénieur des effets spéciaux rencontré dans ce bar alors que nous achetions nos sandwiches pour le soir…
Je lorgnais sur son badge Back Stage pendu à son coup…
Le mec, d’un « âge » m’a fait marrer en me disant au cours de notre discussion : « Le World Tour de Hallyday, c’est la France… Les Stones ......!!! »
C'est vers 19 H 00 que l'aventure commence en prenant un des bus des nombreuses navettes gratuites mises à disposition par la ville.
Premier merdier, le goulet d'étranglement aux entrées avec ces fouilles pour "éliminer" les appareils photos et les bouchons sur les bouteilles d'eau.
Comme le disait un de nos voisins, on laisse entrer dans les Rave party des tonnes de merde et ils viennent nous gonfler alors qu'ils savent pertinemment que bon nombre de téléphones portables sont dotés d'appareils photos ou vidéo.... M'enfin.
Et l'attente en voyant au fur et à mesure les espaces se remplir, et d'avaler nos petits casse-croûtes... Manière !
C'est vers 22 h 00 que les détenteurs des billets donnant accès aux balcons surplombant la scène s'installèrent. Nous étions pliés de rire lors de la huée de sifflets qui accueillirent ces locataires "privilégiés à 300 € le tixon...".
A noter que durant le show Keith ne s’est à aucun moment retourné vers eux, alors que Mick, de temps à autre, entre deux gambades, leur faisait un petit geste !!! Sacré Mick !
Très surpris que pour une fois, bien avant le démarrage du show l’ambiance a monté plus rapidement dans les tribunes que sur la pelouse…. Génial on gueulait plus fort que les "jeunes" d'en bas !!!!
22 H 15, c'est l'apocalypse !!!!!
Sur l'écran géant est projeté ce qui pourrait être le fameux Big Bang tant redouté.
Cette projection où se retrouve dans ce désordre de fin du monde divers objets dont, pêle mêle des guitares ou des langues s'agitant dans ce sauve qui peut terrifiant, se termine dans une fureur de bruit et d'éclairs annonciateurs du Riff d'enfer du non moins satanique Keith Richard .... JUMPING JACK FLASH !!!!! qui sonne le départ de plus de deux heures de délires.....
Vue de la scène et un des nombreux effets spéciaux pyrotechniques...
La suite du concert !!!! Quelques lignes d'un ami du Forum TWIS en donnent une bonne idée :
**** Les grand moments du show... ben tout en fait ! Le meilleur Let's spend the night together que j'ai eu l'occaz d'écouter, un émouvant As tears go by, même si je me demande si le Jag' ne s'est pas un peu perdu dans les paroles.
Un Streets of Love impeccable et la chanson passe décidemment très bien en live. Un Midnight Rambler... pfff the claque in the tronche !
Ces guitares les amis... un son caverneux venu d'outre-tombe, l'harmo du Jag', le beat de Charlie...
Le set de la B-Stage qui a réveillé le public (un peu mou de mon côté, j'étais Ron's side, collé à la rampe à 20 m de la scène).
Un Sympathie For The Devil titanesque (rien à voir avec celui du SDF un peu foiré je pense) avec un duel de guitare de 1ère bourre (Ron avait sorti sa Gibson L5S pour l'occasion !). Un Paint it, black nickel chrome... Keith nous a joué l'intro mais alors quelle puissance... et ce signe de la main pour donner le signal à Charlie, quelle classe !
Un Satisfaction à fond les ballons avec un public enfin déchaîné ! ****
D'ailleurs dans les tribunes, où nous étions, les sièges furent très souvent libérés de leurs occupants debout et frappant les mains alors que Jagger & Co nous fracassaient la tête avec le géant Midnight Rambler (rien que pour le Dad’), l’incroyable Paint it Black « dédié à Corinne… ».
Sans parlé du délire sur Satisfaction.
Standing ovation, comme on dit maintenant, qu’on était pour le Charlie et pour le Keith.
Ce putain de Keith qui a réussi comme pour P’tit Stones à Paris, a provoquer quelques chaudes gouttes sur les joues du Dad’….
Et je ne vous parle même pas des nombreux frissons qui m’ont accompagné durant ces deux merveilleuses heures.
2003, nous nous étions séparés après un concert extraordinaire, 2006, difficile de trouver des mots plus forts pour pouvoir exprimer mes ressentiments sur ces légendes encore plus vivantes que jamais.
Et nous avons pensé en marchant, et si Jagger qui a dit à la prochaine (au SDF) pensait déjà vraiment à 2007 ?
Ce serait génial NON ????
Le bordel reprit ces droits à la sortie, Quasi impossible d'accéder aux bus pris d'assaut. Aucune indication, rares explications....
Nous n’avons pas aimé se taper le chemin du retour à l’hôtel à pied.
Environ une heure (moins long qu’à Montpellier en 1995, mais même punition).
Mercredi matin, après une nuit très courte, direction la Presse avec l'achat de NICE Matin:
Puis grande discussion passionnée avant le départ, devant l’hôtel, avec pas mal de gens extasiés .
Un parisien, ou encore un Ch'ti confrontant son accent avec l'ami toulousain.
Pour certains c'était la première fois, autant dire la grande claque.
Unanimes à dire.... INCROYABLES ces types, cette énergie, cet enthousiasme....
Et de se dire en se quittant, à la prochaine, pour sûr, nous y serons.
Lors de l'arrêt buffet à Marseille, nous avons trouvé l'édition de la Marseillaise.
De retour à Puisserguier ce mercredi soir, nous étions crevés mais HEUREUX …
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jeudi, 01 janvier 2009
2006, les Rolling Stones au Stade de France
2006,
28 juillet
Stade de France, Paris St denis
the ROLLING STONES
Rockin'Daddy n'y était pas, son budget "Stones" ayant été englouti dans l'annulation du 3 juin et la conséquence des billets IdTGV non remboursables...
Mais en attendant de nous rendre à Nice le 8 août, Rockin'Daddy vous propose quelques manchettes de presse sur ceux qu'on peut définitivement appeler : THE FABULOUS ROLLING STONES...
Ainsi que la dépêche AFP de ce matin :
Près de 90 000 personnes pour entendre les classiques des Rolling Stones (Le Monde)
Festival de classiques des Rolling Stones au Stade de France (AFP sur internaute)
De "Jumpin Jack flash" à "Satisfaction", les Rolling Stones ont donné vendredi au Stade de France quelques uns de leurs morceaux inscrits dans l'anthologie du rock devant 89.000 spectateurs qui ont applaudi des sexagénaires toujours diaboliquement énergiques. Ils ont chanté "Ouh ouh" sur "Sympathy for the devil" et "Yeah-yeah-yeah" sur "(I can't get no) Satisfaction": les fans français ont vibré sous les grands coups de guitares de Keith Richards et la voix immortelle de Mick Jagger (63 ans).
Pour leur premier rendez-vous français (ils sont aussi attendus à Nice le 8 août) de leur gigantesque tournée "A bigger bang", les Stones ont encore prouvé qu'ils étaient, après 42 ans de concerts, des bêtes de scène.
Entrés sous les acclamations et les accords de "Jumpin' Jack flash", les Stones ont chanté quelques morceaux de leur nouvel album, "A bigger bang", mais surtout leurs vieux morceaux, comme ce superbe "As tears go by", où la voix de Jagger, contrairement à ses joues émaciées, n'a pas pris une ride.
Sir Mick, jean noir taille basse et T-shirt court qui moulent sa silhouette de sauteur en hauteur, arpente la scène en faisant danser ses bras. Il présente les chansons dans un français très correct - il a un château près d'Amboise - et fait chanter toute la foule sur "Brown sugar" et "You can't always get what you want". Après une version abrasive de "Midnight rambler", où le solo de Ron Wood ne fait pas oublier celui de Mick Taylor, parti du groupe en 1974, les Rolling Stones rendent également hommage à Ray Charles pour un duo somptueux entre Jagger et sa choriste. Puis le chanteur laisse le micro à Keith Richards, le temps de deux morceaux, dont "Before they make me run".
Clou visuel du spectacle, un bout de scène se détache sur "Miss you" et avance jusqu'au rond central du Stade de France, sur un rail, pour un bain de foule du groupe légendaire des Sixties.
Le meilleur reste pour la fin, avec des versions chaudes de "Honky tonk woman" et de "Sympathy...", et un "Paint it black" à la cithare électrique.
Avant les rappels et le bouquet final - sur "Satisfaction", bien-sûr, rampe de lancement du groupe, c'était en 1965 -, les Stones offrent encore "Brown sugar", où la rythmique de Richards confine au chef d'oeuvre.
A 62 ans, le "Pirate" Keith Richards est toujours le "roi du riff", honorant le titre de "meilleur mauvais guitariste du monde" décerné par Chuck Berry. Un hommage taquin à son génie de la rythmique plutôt qu'à ses talents de soliste...
Son accident de cocotier désormais célèbre - une chute aux îles Fidji, en vacances - est oublié. La tournée a dû être décalée de six semaines, le temps qu'il se remette de ses blessures, et chamboulée (plusieurs dates ont été annulées), mais Keith est toujours aussi bon sur scène. Ces changements - deux concerts étaient prévus les 2 juin et 3 juillet, dates auxquelles les Parisiens ne sont pas encore partis - ont laissés quelques places vides tout en haut des gradins. Signe qui ne trompe pas: les revendeurs au marché noir cédaient les billets au prix d'achat... voire en-dessous. Les sans-billet pouvaient trouver les places les moins chères (80 euros) à 50 euros.
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mardi, 28 octobre 2008
1998, Bridges to Babylone TOUR
BARCELONE...
.... à deux pas !
Le hasard pointa son nez et l’horizon s’éclaircit à deux reprises.
La première occasion se présenta alors que nous étions allés rejoindre pour un week-end les parents qui se trouvaient aux Angles dans les Pyrénées orientales. Le dimanche matin, après être allés au marché campagnard de Formiguères (un petit bourg voisin), grand bien nous pris d’aller prendre l’apéro au café de ce village.

A notre grande surprise, sur l’un des murs était exposée une immense affiche des Rolling Stones (de la tournée STEEL WHEELS), et les billets de concerts épinglés à coté. Facile d’imaginer la suite qui nous fit sympathiser avec Marc et Annie, beaucoup plus jeunes que moi.
Et Marc de nous proposer de nous obtenir 2 billets pour Barcelone, pour le 20 juillet…
Ce qu’il fit pour notre plus grande joie.
La deuxième, je la dois à mon patron de l’époque qui avait obtenu (pur hasard quant à la date) un rendez-vous chez un client, à Paris, pour le vendredi matin 24 juillet !
Très vite je reçu de nouveau mon cadeau d’anniversaire sous la forme du billet inespéré pour le Stade de France, le 25 juillet.
C’est ainsi qu’en milieu d’après midi, ce lundi 20 juillet, nous avons pris la route en direction de Barcelone, vraiment contents, car ayant en mémoire que pendant un temps l’incertitude de l’annulation avait longtemps planée, comme ailleurs, sur Barcelone, avant l’annonce du maintient. Arrivés environ trois heures plus tard, nous recherchons le stade olympique de Montjuic ; pour se faire nous
interrogeons un passant dans un espagnol irréprochable qui amena une réponse quant à la direction dans un parfais français….par un Français !...Nous voilà enfin devant cette bâtisse dont la façade ressemble à une muraille fortifiée de l’antiquité romaine ou grecque, c’est magnifique. De l’extérieur rien ne laisse apparaître qu’il s’agit d’un stade, puisque de là on n’aperçoit pas les gradins. C’est en pénétrant dans cette arène que l’on s’aperçoit que nous sommes en haut des gradins et qu’il nous descendre pour rejoindre la pelouse qui se trouve donc dans une cuvette. Et c’est là, sur notre gauche que nous découvrons cette nouvelle scène toujours aussi gigantesque, avec cette fois encore des mensurations impressionnantes tant au niveau des dimensions que de la puissance de son et d’éclairage, mais qui nous apparaît bien terne et bien grise, nous ne pouvons voir que cette grande tenture qui masque le décor que nous découvrirons dès le début du concert. heureusement le ciel est ensoleillé.
Le stade se remplit très vite, et bientôt nous pouvons écouter le groupe de la première partie dont on ne comprit même pas le nom, mais qui, il faut le souligner, obtint un certain succès auprès du public espagnol. Après qu’ils aient quitté la scène, c’est le compte à rebours traditionnel qui commence, jusqu’au moment ou une musique de fond accompagne l’ouverture de cet immense rideau de scène laissant apparaître un grand cercle ressemblant à la fameuse porte des étoiles de l’excellente série Star’s gate.
Une explosion et ils arrivent en courant avec Satisfaction, c’est re-parti ! Keith Richard, sans plâtre, est géant, il est flanqué d’un grand manteau qui lui arrive jusqu’aux chaussures, Jagger avec un blouson moulant et une écharpe chatoyante. Jagger harangue le public avant de lancer Let’s spend the night together, ne doutant pas qu’on est d’accord, sans restriction, de passer la nuit avec eux en s’enivrant de Rock n’roll, servit encore et toujours par ces diables d’anglais qui sautent en arpentant cette immense scène. Nous avons droit à l’interminable Miss you, qui dure, qui dure, laissant le temps à Keith Richard de tailler un brin de causette avec Charlie Watts qui se fend la gueule ! ils nous offrent aussi une nouveauté, tous les soirs ils chantent un titre que le public aura choisit par un vote sur Internet, le résultat, en direct est affiché sur l’écran géant, ce soir, un régal, c’est Paint it black. Autre nouveauté, après avoir utilisé une passerelle rugissant et surgit de nulle part, ils rejoignent une petite scène qui est plantée au milieu du stade, sur laquelle, collés au fans, ils vont nous servir trois chansons, Little Queenie, Like a rolling stone, the last time.
C’est le délire lorsqu’ils reprennent le chemin du retour vers la grande scène en utilisant cette fois un passage qui se trouve à hauteur de tête des fans, dont quelques uns auront la joie de taper la main, qui de Mick Jagger, l’autre de Keith, celui-là de Charlie Watts ou bien ce dernier celle de Ron Wood.
Le concert est un astucieux mélange de rock pur et dur et de sublimes ballades, nous faisant rebondir de Start me up à Tumbling dice, en passant par Honky tonk woman, ou plus récents, Saint of me et Out of control, avec un final dantesque et des effets spéciaux qui illuminent Jumpin’ jack flash ou Brown sugar, avant que le stade ne retombe dans le noir et que le silence ne reprenne ses droits, nous laissant là, plantés, attendant quelques longues minutes pour se remettre de l’ électrochoc de plus de deux heures passées en compagnie des Stones en super forme.
Dehors, les bagnoles sont pare chocs contre pare chocs, et Barcelone by night, c’est pas triste. Il nous faudra un certain temps (peu ou pas de panneaux d’indication de direction) pour quitter la ville, et angoisser un long moment sur l’autoroute avant de découvrir, vers une heure du matin, soulagés, la direction « Francia ».
C’est bien cassés, que vers 4 heures du matin, nous avons retrouvé notre lit, avec toutes les chansons dans la tête pour nous accompagner le reste de cette courte nuit…
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samedi, 25 octobre 2008
1996, vieux les Rolling Stones ?...
Les Stones seraient-ils vieux ?
VOODOO LOUNGE terminée, c’est le retour au calme sur la planète Terre, avec l’idée que ce sera la dernière tournée, au regard de leurs âges respectifs, les Rolling Stones se sont une fois de plus retirés, chacun dans ses pénates.
Dès lors, le temps va s’écouler tranquillement sans qu’ici où là un scoop les concernant ne vienne perturber notre vie redevenue paisible.
Ils semblent que désormais, entre deux tournées ils retournent à une existence quasi classique, comme tout un chacun, qui comme vous et moi assurent leur train-train familial quotidien. Ce qui amène certain à se questionner sur le vieillissement des Stones. N’ont-ils pas pris un coup de vieux !
Ainsi en cette fin d’année 1996, très calme dans la maison Rolling Stones, quelques lignes sur le sujet : *** Les Stones seraient-ils vieux ? Auraient-ils amassé tant de mousse que, désormais, il leur serait devenu bien difficile de rouler ? Faut-il se désintéresser d’un groupe de rock, dès lors qu’il ne représente plus l’anti-culture ? Ce sont autant de questions qui paraissent futiles, lorsqu’on se rend à un concert des Rolling Stones. De plus, si Jagger n’a jamais vraiment été un rocker, Keith Richard, en dépit de l’âge, est resté cet adolescent farouche, qui n’hésite pas à se servir de ses poings, quand le besoin s’en fait sentir. Le rock n’roll n’est pas une question d’âge. Il suffit, pour s’en convaincre, de se mêler à la foule des spectateurs qui continuent par dizaines de milliers, de se déplacer pour aller voir les vioques. Trois générations, réunies autour d’un seul et même feeling, le rock n’roll. Il en passera encore, de l’eau sous les ponts, avant qu’on oublie ceux-là mêmes qui se faisaient molester, à l’entrée des clubs, alors que toute l’Angleterre n’en avait que pour le Mersey beat. *** H.K LAHAN, GUITAR COLLECTOR’S, JANVIER 1997.
Durant cette période, nous pouvons enfin acquérir, soit en CD , soit en vidéo, le spectacle du Rolling Stones Circus, qui sort le 14 octobre 1996. rappelez-vous du fameux show télévisé de décembre 1968, compromis entre rock et cirque durant lequel nous pouvons retrouver Brian Jones dans une de ses dernières apparitions comme Stones, et de nombreux invités qui comptent Jethro Tull, Marianne Faithfull, The Who, John Lennon et Eric Clapton.Et puis, en pleine période de congés, l’ INCROYABLE,
A peine moins de deux ans plus tard, l’annonce d’une nouvelle tournée qui devra avoir lieu courant 1997 en Amérique.*** le lundi 18 août 1997 au soir, les Rolling Stones – Keith Richard, Charlie Watts et Ron Wood avec Mick Jagger au volant d’une Cadillac rouge décapotable de 1955- donnent une conférence de presse sous le pont de Brooklyn (la circulation ayant été suspendue), le dos tourné vers les grattes ciels de Manattan, afin de fournir à deux ou trois cent journalistes tous les détails possibles sue leur prochaine tournée intitulée « BRIDGES TO BABYLON », dont le coup d’envoi doit avoir lieu au Soldier Field à Chicago en septembre . cet évènement est retransmis à la télévision et via internet. En arrivant, Mick se moque gentiment de la presse en déclarant qu’il a toujours voulu écrire des articles, et débute lui-même les questions par : « J’ai une question à poser : ‘’ Est-ce qu’il s’agit de votre dernière tournée ? ‘’ » Et Keith de lui répondre : « Oui, et les cinq prochaines aussi… » *** D’Après FRANCOIS JOUFFA 40 ANS DE ROCK N ROLL .
*** « Les Stones toujours sur le pont. ». Lundi à New York, les quatre quinquagénaires ont orchestré une méga conférence de presse. Au menu : nouvel album et tournée mondiale. *** nous confirme Libération du 20 août, qui à son tour nous commente la conférence de New York annonçant la nouvelle tournée mondiale. La partie américaine devrait compter une quarantaine d’escales du 23septembre au 12 octobre. Elle se poursuivra en 1998 au Mexique, en Amérique du sud, en Asie et en Europe, Mick Jagger n’ayant pas oublier de préciser « qu’ils iront aussi en France ». C’est donc au cours de cette conférence qu’est faite l’annonce de la prochaine sortie, pour le 30 septembre, du nouvel album BRIDGES TO BABYLON .
Puis VSD nous gratifie de « Les papys font le pont ».*** Les « Pierres qui roulent » amassant toujours une lucrative mousse, le monde va avoir droit aux nouveaux articles des plus redoutables capitalistes de l’histoire du rock n’roll…..Très détendus, les vieux grigous ont tordu le cou aux rumeurs qui les disaient à couteaux tirés. Désespérant rituel : Mick et Keith s’étripent en studio, affolent les promoteurs de la tournée avant de se rabibocher sous les sunlights. Roulez vieilles pierres : le monde est Stones ! *** VSD, AOUT 1997.
Pour Rock et Folk quand ils présentent l’album BRIDGES TO BABYLON, « c’est l’éternel retour » des Rolling
Stones. Mais comme nous, ils n’attendaient pas une manifestation de leur part si peu de temps après la fin de leur dernière tournée mondiale de 1994-1995. *** Tout le monde est surpris, les fans, la maison de disques. Personne n’attendait leur retour aussi rapidement. *** PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK, OCTOBRE 1997. En attendant la nouvelle année qui devrait voir débarquer leurs majestés dans notre pays, à Paris ? à Marseille ? à Lyon, à Montpellier ?... Quelques lignes trouvées dans Rock et Folk(au lendemain du premier concert américain du 23 septembre, à Chicago) qui vont attiser notre convoitise .*** Les Stones sont en piste, grands survivants dans ce milieu pas spécialement réputé pour faire des cadeaux aux naïfs. Ils reviennent meilleurs que pour les tournées STEEL WHEELS et VOODOO LOUNGE. Meilleurs parce que sanguinaires, méchants, chabraques,vicieux. Rolling silex comme ils auraient toujours dû être depuis qu’on se souvient avoir une mémoire. *** PHILIPPE MANŒUVRE, ROCK ET FOLK NOVEMBRE 1997.
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jeudi, 09 octobre 2008
1995, l'APOTHEOSE, les Rolling Stones à MONTPELLIER
l'Espace GRAMMONT
Attention, ILS arrivent !
Nous allons dès lors, pendant trois bonnes semaines assister à un véritable festival, avec un déluge de superlatifs dans les articles de la presse régionale. Une effervescence qui ira croissante de jour en jour jusqu’à LA DATE du concert du siècle !!!!
Il ne faudra guère attendre, en effet, dès le 14 juillet, la Gazette de Montpellier annonce la couleur : « Le 27, Montpellier sera stone ». suivent trois pages pour tout savoir sur les Stones et comment se rendre dans les
meilleures conditions à l’espace Grammont.***Nul n’échappera à l’évènement : Montpellier accueille dans moins de deux semaines le plus grand groupe de rock du monde pour le plus grand concert hors
Paris que la France ait jamais connu….Le concert que les Rolling Stones, groupe créé il y a trente trois ans dans les faubourgs de Londres, donneront à Montpellier le jeudi 27 juillet en soirée n’est pas le premier du genre : il est environ le centième d’une tournée mondiale qui a démarré le 1er août 1994 à Washington (USA) et qui s’achèvera le 25 août en Allemagne. Autant dire que le show est parfaitement rôdé : les Montpelliérains sont de petits veinards….Les fous de Stones s’attendent à ce que ce concert de Montpellier soit exceptionnel : la veille, -le 26 juillet-, Mick Jagger aura 52 ans, et la présence de Bob Dylan, disent-ils est un signe. Celui que les Rolling Stones considèrent comme un des « papes du rock » reviendra sur scène chanter avec eux son succès Like a rolling stones , mais il y aura d’autres surprises pour cette soirée où les cailloux feront vibrer le Clapas* (*tas de pierres en occitan, est le surnom de Montpellier). *** PIERRE SERRE, LA GAZETTE DE MONTPELLIER, 14 au 20 JUILLET 1995. « Attention, ILS arrivent ! », c’est le cri d’alerte lancé par Midi été en ce 22 juillet . pour le Midi libre, ILS ? Ce sont les Stones, et c’est bien évidemment l’évènement de l’été, avec cette tournée qu’ils considèrent comme la plus folle, la plus éléphantesque, la plus superlative de toute l’histoire du rock. *** Prenez ce concert de Montpellier jeudi prochain : 70 000 billets vendus, des feus d’artifice, un show laser comme on n’en a jamais vu…. Et un autre mythe de la rock-music, Bob Dylan en première partie….Les dollars et le mythe, en avant pour le concert du siècle !*** MIDI LIBRE, 22 JUILLET 1995.
Dans les mêmes colonnes, avec un titre pompeux « Les dichotomies* (*opposition entre deux choses, dans le cas présent père/fils) du rock » nous avons droit à de la sociologie stonienne à travers l’interview d’un professeur d’anglais à la fac de lettres de Montpellier qui a écrit une thèse sur le rock. Analyse prise de tête dans laquelle on a du mal à retrouver son rock n’roll qui se termine ainsi : *** Et puis la cinquantaine des Stones joue en leur faveur auprès des ados. Il y a toujours rupture avec le père mais rapprochement avec le grand père. Les punks à la fin des 70’s ont tué le père en rejetant les Stones. Maintenant ce sont des papys…***propos recueillis par LAURENT LABOUTIERE, MIDI LIBRE , 22 JUILLET 1995.
Quelques jours plus tard, il est question du passage de Bob Dylan en première partie à Grammont. Il est vrai que le chroniqueur a quelques bonnes raisons de s’interroger sur l’accueil qu’aura Bob, car moi-même, j’avoue ne pas être un vrai fan de Dylan. je ne connais en fait, comme beaucoup, de lui que ses grands tubes dont la plupart, à part Like a rolling stones (dont j’ai le 45 t original acheté à ses débuts), par l’intermédiaire du talentueux Hugues Aufray, qui en plus nous a offert de fabuleuses versions chantées en Français. Pour le reste grand représentant des Folk singers, j’aurais d’avantage aimé voir Bob Dylan avec Graeme Allwright lors des concerts auxquels j’avais assisté, avec beaucoup de plaisir,quelques années auparavant. Et notre journaliste de s’inquiéter avec un rêve plein d’amertume : *** « Et si Jagger passait en première partie ? »… On finit par l’oublier : Bob Dylan, pour cette unique date, chante avant les Stones jeudi soir à Montpellier. Dylan ? Vous avez dit Dylan ? …. Un pincement au cœur parce que, pour 70 000 personnes annoncées à Montpellier et presque autant de journalistes dans le monde, ce concert est celui des Stones, avec, accessoirement, un chanteur appelé Dylan en première partie. « Dylan ? Dylan, ah oui… peut-être, maintenant que vous le dites… »…..Et comme on souhaite ne pas connaître le pire : Dylan salué par des applaudissements polis et pressés. Indifférents. *** J.V. MIDI LIBRE, 24 JUILLET 1995.
Le pauvre avait vu juste ?
Les Rolling Stones seront demain soir à Montpellier, et aujourd’hui le Midi Libre souhaite « Happy birthday, Mr Jagger ! » en rappelant qu’il y a longtemps, très longtemps, Mick Jagger disait qu’il ne se voyait pas en rocker trentenaire, alors qu’aujourd’hui il fête ses 52 ans. Mick Jagger et les Rolling Stones qui s’apprêtent à battre à Montpellier tous les records du rock-business, record de public, record de gigantisme, record de recettes. Et record de longévité bien sûr. *** « Mick Jagger fête ses 52 ans aujourd’hui et chante demain à Montpellier ». à 50 ans, il avait donné une fête sur le thème de la révolution française…. Ce soir, la plus célèbre bouche du rock se prépare à souffler sur Grammont…… Deux villes. Deux villes françaises auront eu le privilège d’accueillir la dernière tournée des Stones, celle qui pourrait bien être l’ultime. Paris et Montpellier. Pour cette dernière, la venue de « la plus grosse tournée de l’histoire du rock n’roll » est une sorte de consécration. Qui fait entrer la ville parmi les sites mythiques de l’ hexagone, comme les arènes de Fréjus, temple rock des seventies. *** JEAN MARIE GALVADA, MIDI LIBRE, 26 JUILLET 1995.
Et ce 26 juillet sur la Canebière en prenant son café sur le vieux port, on peut lire le Méridional qui fait sa Une avec « Rolling Stones : le concert de l’été » et surenchérit avec « Sympathy for the …. Rolling Stones. » *** Après trente ans au sommet Mick Jagger et les Rolling Stones continuent à être les numéros 1 du rock mondial ; et ce n’est pas le concert de ce jeudi 27 juillet à Montpellier qui va aller à l’encontre de cet état de fait. Leur nouvelle tournée mondiale, qui fait suite à la sortie de l’album VOODOO LOUNGE , aura été une nouvelle fois un des évènements de l’année musicale rock, mais aussi un des évènements médiatiques dans le domaine artistique. En France leur passage à Paris le mois dernier avait soulevé l’enthousiasme du public et de la presse (en particulier leur soirée « en petit comité » à l’Olympia). Leur venue à Montpellier va permettre à des dizaines de milliers de fans du sud est et du sud ouest de la France de prendre à leur tour un ticket pour le royaume de Satisfaction. *** PATRICK COULOMB, LE MERIDIONAL , 26 JUILLET 1995.
L’attente tire à sa fin, on arrive au jour fatidique, et ce matin, pour continuer à nous faire saliver jusqu’à ce soir, une fois encore la presse nous attise avec des titres plus racoleurs les uns que les autres. Ainsi la Marseillaise et son « Rolling Stones again : LA GRAND MESSE DU ROCK » *** l’espace Grammont attend ce soir 65 000 personnes pour le concert des Rolling Stones, précédés de Black Crowes et Bob Dylan…. De quoi réjouir les 65 000 aficionados attendus pour les liesses de cette grande messe du rock n’roll. Ce qui les attend, une immense structure métallique mi-paquebot, mi-vaisseau spatial, surmonté d’un bras incurvé de 30 mètre de hauteur, image hybride des concepts cybernétiques du XXIème siècle et d’une vieille croyance. Une belle allégorie de ce que représentent les Pierres qui Roulent (toujours), un groupe fondé en 63 sur une passion commune de Chuck Berry et Little Richard (Rolling Stones étant un titre de Muddy Waters), devenu le plus grand groupe de rock, et se trouvant encore debout à l’aube du troisième millénaire…*** LA MARSEILLAISE, 27 JUILLET 1995.
Le Provençal, de son coté nous promet « La fièvre Rolling Stones », alors que la Dépêche nous prévoit « Complètement Stones ! 70 000 fans attendus, Montpellier reçoit les Rolling Stones»
Et le Midi libre de frapper encore plus fort : « Jour J comme Jagger ! Tous Stones ce soir ! » en faisant monter la mayonnaise à l’intention de ceux qui n’auraient pu se procurer de billets. *** Il y a plusieurs solutions. Soit vous faites parties de ceux qui aiment les Stones –et Dylan, on ne le dira jamais assez, prévue en première partie- et vous avez depuis longtemps votre billet….Soit vous aimez les Stones mais par une aberration dont vous avez du mal à vous remettre, vous n’avez pas de billet. Sachez dans ce cas que 196 précieux sésames seront à la vente aujourd’hui sur le site. 196 sur 70 000 ! on ne vous en dira pas plus sur le joyeux pancrace qui vous attend devant les guichets….Trois générations successives attendront, dans une file d’attente d’une centaine de mètres que les portes du paradis s’ouvrent enfin. Attiré comme Ulysse par le chant des sirènes, le public se promet de ne pas résister à un Honky tonk woman ou un Brown sugar, subjugué par un Mick Jagger électrisant.*** MIDI LIBRE, 27 JUILLET 1995.
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lundi, 06 octobre 2008
1995, Rolling Stones, le VOODOO au champ de course
Hippodrome de Longchamp
Quand à moi, ce vendredi 30 juin va être des plus occupé en rebondissements mémorables qui m’ont permis d’attendre sans impatience le soir.
Je me dois, encore aujourd’hui de remercier mon Boss, Mr SEURY, qui me fit « passer » en réunion commerciale le matin pour que je puisse être libre à midi.
Je peux donc me présenter, un peu avant 14H00, dans le hall d’entrée somptueux de la station de radio Europe 1.
Quelques instants plus tard (j’avais téléphoné quelques jours auparavant), Nora, l’assistante de François Jouffa vient me récupérer pour me conduire dans le studio Coluche dans lequel je vais assister en direct à l’émission « Vinyl fraise » qu’anime chaque jour François Jouffa.
A la fin de ces deux heures un auditeur de Nice gagnera une Volkswagen golf« Rolling Stones » (rappelons que cette marque était le principal sponsor de cette tournée). Concernant les concerts, Je pus apprendre à François et à Nora la venue de Bob Dylan en première partie de Montpellier. Aussi étonnant qu’il y paraît, ils l’ignoraient….Ils font en conséquence un scoop sur l’antenne ! Et toujours aussi étonnants, ils avouent ne pas pouvoir se procurer des places pour le concert de l’Olympia. Je peux prendre quelques photos et avant de nous quitter ils me tuyautent sur la présence des Stones à l’hôtel Georges V qui se trouve à deux enjambées de Europe 1.
Evidemment devant l’hôtel se presse une foule importante, et il faudra attendre pas mal de temps avant qu’enfin, ils se décident à sortir. 
Pour se faire, c’est d’abord le tour des musiciens et des choristes qui sortent pour monter dans un bus qui les attend devant la porte principale. J’ai ainsi la chance de pouvoir approcher Bobby Keys et l’un des choristes.
Puis, sur le coté, par une porte de service ils vont chacun leur tour (chaque arrivée est espacée de quelques minutes) ils vont monter dans les voitures blindées qui doivent les emmener à Longchamp. Le premier a nous saluer est Charlie, accompagné de Madame… Puis Ron Wood….. Suivi deKeith Richard, avec son Father….
Et enfin Mick Jagger qui a l’amabilité de poser… Manque de pot, je n’ai pu prendre que des photos furtives à bout de bras et n’ai photographié qu’une partie du visage de Mick…..
Tout ça pour arriver en fin de journée et qu’il va falloir s’avancer là-bas où en cette fin de semaine, je vais avoir la grande joie de voir les Stones pour la 7ème fois…..depuis 1966 !
Après avoir laissé la voiture dans le parking du palais des congrès Porte Maillot, je me jette dans le métro ou la « faune » présente en T.Shirt bariolés de Stones laisse prévoir que l’on ne s’est pas trompé de ligne….
Ballade au travers des allées du bois avant de se retrouver face à ce « bulding » qui se dresse sur la pelouse.
Il faut avouer que même prévenu on reste néanmoins le souffle coupé devant les dimensions de ce décor, avec ses tours, et cette espèce de tête de serpent. L’attente commence dès lors, et comme à chaque fois, le temps passe avec des premières parties que l’on apprécie plus ou moins. Pour ce qui me concerne, j’ai vaguement entendu du bruit avec le premier groupe, quant à Bon Jovi, j’avoue que j’avais pensé que ce serait mieux. Ma foi ? Pendant la prestation de Bon Jovi, nous avons droit à une surprise, l’arrivée de Johnny Hallyday, en hélicoptère ! Il viendra se placer juste derrière nous…. A la différence près, c’est que lui était dans les tribunes…..Et enfin, le soleil, doucement, mais sûrement, descend pour aller passer sa nuit, laissant sa place à ceux que nous attendons tous, les Stones.
C’est alors en même temps que le grand serpent crache ses flammes de venins, que résonne un tempo, joué au tam-tam, le tempo reconnaissable de Buddy Holly ou de Bo Diddley. Jagger arrive suivit de Ron et Keith qui entrent dans le jeu de la batterie avec les premiers accords de Not fade away.. C’est reparti pour plus de deux heures de grand bonheur, ceux qui sont loin peuvent voir sur cet écran qui doit dépasser en dimensions tout ce qui a pu se faire dans ce domaine à ce jour. You got me rocking, et encore Satisfaction, c’est encore et encore le délire.
Mick Jagger court de long en large, en pleine forme. Une petite pause, le temps de faire glisser Charlie Watts plus en avant de la scène, de laisser prendre les guitares acoustiques pour Keith et Ron, et ils nous gratifient d’un superbe Angie…. C’est un instant magique dans ce décor monumental qui ne nuit aucunement à cette intimité. L’intro à l’harmonica de Mick, et la chair de poule s’installe, c’est Sweet Virginia… le show reprend sa folie avec un vieux tube It’s all over now qui nous ramène dans les années 60, avec la rythmique comme si on y était, Miss you, que Jagger se plait à faire durer, Honky tonk woman, et le, l’incontournable fantastique Sympathy for the devil, ou comment Mick Jagger nous apparaît avec sa redingote, son chapeau haut de forme et chaussé de binocles noires d’une autre époque.. Dans le même temps les poupées géantes se gonflent pour nous donner un décor hallucinant avec la caricature de Elvis Presley qui dandine lamentablement au dessus de cette scène. Et puis, si quelqu’un du public avait eu envie de s’endormir, ce fut de courte durée quand explose Start me Up qui amène toute la foule à balancer les bras. Bien sûr, It’s only rock n’roll, Brown sugar….. Et puis bye bye, le temps a bondit trop vite car c’est déjà Jumpin’ jack flash . Et le feu d’artifice comme pour nous dire et nous faire comprendre que c’est bien fini… Dehors, c’est le merdier, on se retrouve tant bien que mal dans le dédale de fourrés, il n’y a pas de lumière. On suit à qui mieux- mieux ceux qui nous précèdent pour enfin arriver à la station de métro pris d’assaut au moment où on nous annonce que c’est le dernier. Plus de correspondance, il me faudra plus de deux heures de marche pour retrouver enfin mon auto et rentrer à Lyon. Heureusement que dans ces cas là résonnent encore longtemps dans la tête les souvenirs de ce grand moment passé avec les Stones.
En reprenant la route, je pense déjà à notre prochain rendez-vous, dans 3 semaines, à Montpellier, le 27 juillet.
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dimanche, 05 octobre 2008
1995, deux étapes françaises pour les Rolling Stones
Voodoo Lounge, Paris, Montpellier
LE grand jour, tant attendu, a lieu dans la soirée du samedi 3 juin 1995, à Stockholm quand les Rolling Stones donnent le coup d’envoi de leur tournée européenne qui devrait visiter vingt cinq villes de quinze pays pour une série de trente et un concerts en 3 mois.
C’est devant plus de trente cinq mille spectateurs (dont certains n’étaient pas nés à la création du groupe) qu’ils entament donc VOODOO LOUNGE EUROPE TOUR.
Après la Suède ils vont jouer en Finlande, en Norvège, au Danemark, en Belgique, et en France !……
C’est le 30 novembre qu’en ouvrant mon quotidien habituel ma joie éclate : *** « Deux étapes françaises pour les Rolling Stones » *** LE PROGRES, 30 novembre 1994.
Et à partir de cet instant la fièvre va commencer à monter, une fébrilité qui va s’accentuer au fil des jours dans l’attente de savoir où il nous sera possible, de Montpellier ou de Paris, de se rendre pour aller les voir puisque Lyon ne figure pas cette fois encore sur la liste des villes traversées.
Commence aussi la quête des divers articles qui ne vont pas manquer de paraître dans les quotidiens, hebdos ou mensuels que je vais glaner au gré de mes déplacements ou séjours dans telles ou telles villes.
Dès début juin, « les Stones à l’assaut de l’Europe », c’est ce qu’annonce Le Progrès qui rapporte qu’ils ont donné devant 35 000 personnes leur premier concert sur le vieux continent. Ils nous apprennent qu’ils joueront trois jours en France, au lieu de deux prévus. Ils seront donc à Paris les 30 juin et 1er juillet, et le 27 juillet à Montpellier.
Plus tard c’est Télérama, qui pour la circonstance a invité dans ses colonnes Sacha Reins, qui sort son « Jurassic Stones », et en grand connaisseur et amateur des Stones, il rappelle en quelques mots l’origine de nos gaillards.*** Depuis trente ans, ils dépassent les modes, survolent les hit-parades et survivent à tous les scandales. « Pas mal pour de vieux minables, non ? » comme l’a hurlé lui-même Mick Jagger au concert d’ouverture de leur énième tournée mondiale…. Les Rolling Stones ont tous aujourd’hui plus de 50 ans. S’ils sont fiers de leur longévité artistique, les plaisanteries plus ou moins drôles sur leur âge commence à les énerver. « J’ai vu aujourd’hui un boy-scout accomplir une B-A., a dit dans un show de la télévision américaine. Il aidait les Rolling Stones à traverser la rue… Réplique de Mick Jagger : « Personne n’est obligé de prendre sa retraite à 50 ans, non ? C’est vrai qu’aucun groupe n’a duré aussi longtemps. Mais c’est une aventure formidable, et nous restons les meilleurs. De toute façon, tant qu’on aura pas trouvé de remplaçants… ». *** d’après SACHA REINS, TELERAMA , 21 juin 1995.
l’Express de la même semaine clame tout haut que « L’Europe est Stones ! » en annonçant que Mick Jagger et ses Pierres qui roulent seront en France le 30 juin. Ils nous apprennent que les Stones auraient prévu un concert surprise à l’Olympia, le 3 juillet ? La seconde surprise nous est donnée par Midi libre du 26 juin qui nous annonce Bob Dylan en première partie du concert de Montpellier. *** Décidemment, les Montpelliérains sont bien plus chanceux que les Parisiens pour cette tournée 95 des Stones. On savait déjà qu’on échappait à Bon Jovi (première partie de Longchamp) au profit des vénérés Black Crowes. Et voilà que pour le même prix on nous rajoute Bob Dylan dont ce concert prend d’ailleurs un caractère unique. *** MIDI LIBRE , 23 juin 1995.
Pour annoncer la retransmission du concert suédois, programmé pour le 27 juin sur TF1, Ciné télé revue nous gratifie d’un familial « La seconde jeunesse des papys du rock » *** Après trois décennies de succès ininterrompu, les Rolling Stones ont essuyé les plâtres de leur tournée européenne en Suède. Mick Jagger et ses « vieux » potes (plus de 200 ans à eux quatre) ont enflammé le public pendant 2 H30, passant en revue tout leur répertoire qui fait quand même la part belle à leur dernier opus « VOODOO LOUNGE »…. Le passage des « Pierres qui roulent » dans la plaine de Longchamp constitue un évènement médiatique sans précédent. D’abord parce qu’ils reviennent dans nos contrées alors que les spécialistes croyaient que le « STEEL WHEELS TOUR » de 1990 constituait leur testament. Ensuite parce que le « VOODOO LOUNGE TOUR » est une merveille de gigantisme. *** CINE TELE REVUE 24 JUIN 1995.
« Branchez-vous Stones » nous lance Le Parisien ce matin d’été du 29 juin. Nous sommes à la veille du premier concert français et ils nous informent qu’à Longchamp il reste encore des places pour le lendemain et le samedi. Ils annoncent l’opération « réservation » de dimanche, au Virgin Mégastore, pour le concert intime que donneront les Stones le 3 juillet à l’Olympia. Mick Jagger et Keith Richard donnant une interview le soir même,à 19 H00, sur NRJ , Le Parisien nous en propose quelques extraits, notamment les réponses de Keith relatives au départ de Bill Wyman. Entre autres questions : *** « Est-ce que Bill Wyman vous manque ? ». « Pour être honnête, non. Je pense que Bill est parti quand il devait partir. Il a pris la bonne décision. Quand vous n’avez plus envie de faire ce que vous faites, il ne faut pas se forcer. Donc je le comprends. » *** D’après LE PARISIEN, 29 JUIN 1995.
Et enfin c’est la dernière ligne droite, le dernier jour d’attente, ce vendredi 30 juin ! Les journaux parisiens s’en donnent à cœur joie, chacun y va de son titre qui tache ainsi France soir et son « Jagger le diable ! » et Ariane Dollfus qui s’éclate en nous décrivant le concert que nous allons voir ce soir et s’arrête envoûtée, sur le sieur Jagger. *** Il bondit à travers les fumigènes et 80 000 personnes chavirent… Très vite Mick Jagger se métamorphose en vieux diablevaudou, possédé par le démon de l’énergie , courant, bondissant, ondulant, éructant, tout à la fois. Comment fait-il ? *** ARIANE DELLFUS, FRANCE SOIR, 30 JUIN 1995.
Pour Libération, qui ne manque jamais la venue des Stones, « Ce soir Paris est Stones » et nous allèchent dans l’article « Rolling Stones Voodoo rallonge » nous donnant un aperçu belge avant étape parisienne. *** Le faux départ est de rigueur. Et l’incontournable Jumpin’ jack flash pour sceller des adieux définitifs-en attendant la prochaine fois : pourquoi pas en l’an 2000 (light years from home ?)- sur fond d’orgie pyrotechnique majeure. Ensuite embouteillage fatidique…. Les Rolling Stones se posent pour deux soirées, aujourd’hui et demain, à l’hippodrome de Longchamp avant un troisième concert prévu lundi à l’Olympia. *** GILLES RENAULT, (envoyé spécial à Werchter), LIBERATION, 30 juin 1995.
Le Parisien de ce matin nous fait sa première avec « Rolling Stones : La fièvre monte à Paris » et la seconde « Les Rolling Stones électrisent Paris ». *** Les voilà donc, ce soir et demain, à l’hippodrome de Longchamp, où ils vont donner sur une scène gigantesque, un des concerts dont ils ont le secret depuis plus de trente ans. Les Rolling Stones débarquent à Paris et plus quejamais, ils ne font pas leur âge…. Et l’auteur du reportage qui les a déjà vu à Cologne de conclure son papier : Une fois de plus, les Rolling Stones se montrent inoubliables, comme ils le seront encore ce soir et demain à Longchamp. *** YVES BERTON, LE PARISIEN, 30 JUIN 1995.

Même l’humanité, oubliant pour un instant sa sacro sainte lutte des classes, nous concocte un fameux « Leurs Sataniques Majestés prêchent toujours le rock », et avec sa plume Zoe Lin, se questionne et essaie de trouver la réponse quant à la durée du groupe. *** Mick Jagger et les siens font escale à Paris. Avec trois concerts… On a tous l’âge des Rolling Stones. Pas une découverte, une simple constatation. Depuis trente ans que ces gars roulent leur rock, nombre de générations sont complètement « stoned », du quinqua, fan de la première heure, au minot, capable de s’éclater sur le dernier tube de « dance » mais qui éprouve le maximum de respect pour eux…..Trente ans après, chacun s’interroge sur la longévité du groupe, le pourquoi du comment de leur éternelle réussite. Les Stones qui reposent sur un duo/duel Jagger/ Richard, qui fonctionne, se complétant à merveille…. L’histoire de ce groupe est-elle celle du rock and roll ? Oui et non. Indéniablement, leur musique est entrée au Panthéon du rock n’roll circus. Tout comme il y a eu un avant Rolling Stones, il y aura un après. Reste qu’il faut encore compter sur eux, car ce sont de vieilles pierres, certes, mais qui roulent encore. *** ZOE LIN , l’ HUMANITE, 30 juin 1995 .
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samedi, 20 septembre 2008
1990... l'Urban Jungle à la télé et dans les magazimes TV...
Les Stones, Folies télévisuelles...
Une fois encore, les Rolling Stones ont été acclamés, ovationnés, tels des gladiateurs des temps modernes, dans les stades qui auraient remplacé les arènes, par des milliers de supporters avides de rock n’ roll. Et pendant ce temps, vaste phénomène, ils suscitent toujours les féroces appétits journalistiques.
C’est pourquoi, une fois encore, pendant ces trois mois de folie, à l’occasion du passage des Rolling Stones dans différentes émissions télévisuelles, les chroniqueurs des hebdos spécialisés, ou des quotidiens dans leurs pages TV, y allèrent de leurs commentaires, faisant parfois de gros titre sur le sujet !
A propos d’un reportage diffusé le 9 juin sur Canal +, télé 7 jours du 3 au 9 juin propose : « 25 ANS PLUS TARD, LES STONES ROULENT TOUJOURS ».*** « Je ne me vois pas chanter Satisfaction à 40 ans comme Elvis devant les vieilles rombières de Las Vegas » claironnait Mick Jagger, il y a une vingtaine d’années. Et pourtant ! Ce qu’il n’avait pas prévu non plus, c’est qu’une chaîne de télévision, Canal + en l’occurrence, rallumerait les souvenirs pour fêter vingt-cinq ans du groupe, le samedi 9 juin à 22 h25, avec interviews et extraits de concerts.------ Aujourd’hui, Mick chante toujours Satisfaction, devant des stades combles. Et si les rombières qu’il redoutait restent à la maison, ce sont leurs filles qui fêtent le démon du rock and roll. Ce diable d’homme, père de famille nombreuse, a 46 ans !.*** CHRISTINE WATSON, Télé 7Jours, 3 au 9 juin 1990.
Le Progrès, pour une émission sur A2 le 18 juin : *** Les Rolling Stones. Après avoir enflammé les Etats-unis l’automne dernier, Mick Jagger et sa bande débarquent sur la vieille Europe. Ils ont fait sauter la banque outre atlantique et s’apprêtent à renouveler l’opération chez nous. Première mercredi à Marseille. Ca roule pour les Stones. Après les Etats-Unis, papy Jagger, Tonton Keith Richards et consorts déferlent sue l’Europe. Trente sept concerts dans dix pays et une pluie de devises pour ces vétérans du rock dont la devise est devenue « time is money ». « Les affaires sont les affaires » a d ‘ailleurs déclaré récemment le beau Mick.------ Mazette, quel retour pour Jagger et ses chics types ! On les croyait pourtant finis jusqu’à la sortie de leur dernier album STEEL WHELLS. Un disque 100% Stones avec un son très années 70, et donc complètement dans le coup, la techno-pop et autres avatars de la musique minimum mâtinée de sons synthétiques ayant pris un sérieux coup dans l’aile ces derniers temps. ***J.M DURAND, LE PROGRES, 18 JUIN 1990.
Annonçant la diffusion d’un concert le 26 juin sur Canal +, télé 7 jours proclame : « Vingt-sept ans après, ils déchaînent encore les passions. LA FOLIE ROLLING STONES ». *** Ils sont nés en janvier 1963, dans le sous-sol d’un pub de la banlieue londonienne. Aujourd’hui les Stones--moyenne d’âges quarante huit ans—continuent de déplacer les foules. La preuve, leur dernière (pour l’instant) tournée mondiale, qui a déjàpermis à des millions de fans d’assouvir leur passion de musique et de show. Une tournée géante qui va sillonner ces jours-ci la France (à Marseille le 21, et au Parc des princes à Paris les 22, 23 et 25 juin).------ Aujourd’hui, ceux qui se massent aux concerts des Rolling Stones et achètent leurs compilations sur disques laser ne sont pas seulement des adultes nostalgiques, mais des millions d’adolescents qui découvrent les riffs hargneux de Keith Richard, la provocation de Mick Jagger, la basse efficace de Bill Wyman, la pêche et la discrétion du batteur Charlie watts et le caractère espiègle du dernier venu dans le groupe, le guitariste Ron wood. Leur premier manager n’avait pas tort : les Stones ne seront jamais comme les autres.------ En 1990, après les années de bruit et de fureur, les sévices de la gloire semblent les avoir épargnés. Le rock a mûri et les acteurs de son théâtre démoniaque se sont assagis. Seule la génération montante pourra nous dire si les Stones sont éligibles pour un prochain mandat en l’an 2000.*** DOMINIQUE FARRAN, TELE 7 JOURS , JUIN 1990.
Et enfin Télérama les 20 et 23 juin, « LES STONES C’EST REPARTI COMME EN 60 , ROULEZ JEUNESSE ! ».*** Ca roule pour les Stones. Les revoilà dans une méga-tournée. Croulant sous les projos, le matos et les dollars, les vieilles pierres pètent le feu ; on aime toujours. Avec ou sans rides.------ Cette fois, c’est leur tournée. Plutôt un tour de force : trente deux villes américaines visitées en soixante concerts mammouthesques, au cours de l’automne 89, rassemblant près de trois millions de spectateurs.------ Au bout du compte (plus de deux heures), une fois retombées les dernières étincelles du feu d’artifice final, on reste heureux et moulu sur son gradin tarifié. Avec l’impression d’avoir assisté à une reconstitution historique fastueuse et le sentiment réconfortant, qu’un passé qu’on croyait relégué à l’age de pierre, batifole toujours à nos cotés. Qui n’a jamais cédé avec satisfaction à la nostalgie des Rolling Stones nous jette la première pierre. *** Philippe BARBOT, TELERAMA, 20 JUIN 1990.
On laissera volontiers le mot de la fin à Best : *** L’événement du mois était sans nul doute la déferlante Rolling Stones qui s’abattait sur Paris. Une couverture médiatique sans précédent pour des Stones qui n’étaient pas venus à Paris depuis 1982, l’immensité du Parc des princes, la fatigue supposée des héros et le cliquetis incessant des multiples tiroirs caisses laissaient planer quelques doutes sur la réussite des concerts malgré l’incontestable succès des précédents sets en Europe. C’était sans compter sans l’immense capacité des Stones à tenir la scène, a être sans conteste encore un des meilleurs groupe live et à leur habitude de jouer dans des endroits démesurés.------ Le feu d’artifice n’en finit pas d’abasourdir 60 000 spectateurs conscients d’avoir approché la légende, d’avoir vu les derniers monstres qui arrivent à concilier le cirque barnum et l’histoire du rock n’roll.*** ERIC LEEDS, BEST, AOUT 1990.
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jeudi, 11 septembre 2008
1990 Steel Wheels... l'Urban Jungle ! LYON ANNULE
Le nouvel appel du 22 mars a lieu à Londres, où les Rolling Stones confirment leur prochaine tournée européenne qu’ils appelleront L’URBAN JUNGLE TOUR. Ils nous expliquent que la scène a été dessinée par Mick Jagger, Charlie Watts et Mark Fisher (qui avait conçu celle de STEEL WHEELS), et d’après Mick Jagger le décor évoquera un paysage urbain rude et délabré. Nous apprenons aussi qu’il y aura des chansons de toutes les périodes, de leurs débuts jusqu’à aujourd’hui.
Commence alors pour nous, par presse interposée, un long jeu des questions : Où allons nous pouvoir les voir ? A Lyon ?… Car il faut se rappeler qu’en 1982, le suspense : viendront, viendront pas, avait mis nos nerfs à rude épreuve avant de savoir que la municipalité avait accepté de louer le stade !..
Enfin, en mai, le Progrès nous annonce : LES ROLLING STONES A LYON LE 27 JUIN, C’EST OFFICIEL."*** Cette fois, c’est sûr : les Rolling Stones reviennent à Lyon, pour un concert évènementiel : leurs tournées en France étaient devenues rares, et il n’est pas impossible que celle-ci soit la dernière du plus légendaire des groupes encore en activité. Après tout, ces infatigables diables abordent les rivages de la cinquantaine et un répertoire comme le leur, qui n’est pas celui d’un Trenet, peut difficilement passer la rampe quand les rockers fous se métamorphosent progressivement en papys à tête chenue.------ Mais pourquoi ne pas patienter (sous-entendu, plutôt que d’aller à Paris ou Marseille) jusqu’au concert qui aura lieu à lyon, au stade de Gerland, le 25 ou le 27 juin, sous l’égide de Rainbow concerts.***F.C. LE PROGRES, 7 mai 1990.
Quelques jours plus tard c’est la confusion quand ils nous rapportent qu’un troisième concert est rajouté à Paris.***Rolling Stones : un 3ème concert à Paris. Leurs deux premiers concerts au parc des Princes à Paris, les 22 et 23 juin, affichant complet, les Rolling stones ont ajouté une troisième représentation au même endroit le 25 juin. Les promoteurs français espèrent toujours obtenir de Mick jagger et consorts un, deux et peut-être trois concerts en province, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes semblant les villes les mieux placées actuellement. *** LE PROGRES, MAI 1990.
Et, badaboum ! Le 15 mai c’est la claque qu’on n’espérait pas : Le concert des Rolling Stones à Lyon est annulé. A-t’il été, seulement vraiment accepté dès l’annonce initiale ? *** Lyon. Le concert des Rolling Stones, prévu le 27 juin à Lyon, a été annulé à la demande du groupe. Dans un communiqué « Rainbow concerts » insiste sur le fait que ce concert, bien qu’annoncé au stade de gerland, « n’avait jamais été confirmépar écrit ». « Les Stones ne sentent pas Lyon et pourraient décider à la place une autre date en France », a précisé un responsable de la société lyonnaise. *** LE DAUPHINE LIBERE, 15 MAI 1990. On ne saura sans doute jamais le dessous de l’histoire (qui finit bien en 1982, mais pas cette fois !), et nous devons nous résigner, dans la mesure de nos moyens, à envisager un voyage vers Marseille ou Paris.
Un peu plus d’un mois plus tard, sous le titre LES GRANDS CONCERTS SE MEURENT, le Progrès tente de justifier la non venue des Stones à Lyon, qui ne serait pas du fait d’un refus quelconque de la municipalité, mais de la peur du groupe de ne pas « rentrer » dans son argent ! *** Grands concerts : au nom de la rentabilité. Les stones ont joué à Marseille et paris et ont ignoré Lyon. Par crainte de l’échec financier.------ Les Stones ont roulé de Marseille à Paris sans s’arrêter à lyon. Jamais confirmé, un concert au stade de Gerland avait pourtant bel et bien été annoncé. Mais ne s’est jamais concrétisé, faute d’une rentabilité assurée.*** CHRISTIAN SADOUX, LE PROGRES, 25 juin 1990.








































