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lundi, 25 septembre 2017

1998, Bridges to Babylone TOUR

BARCELONE...

.... à deux pas !



Le hasard pointa son nez et l’horizon s’éclaircit à deux reprises.

La première occasion se présenta alors que nous étions allés rejoindre pour un week-end les parents qui se trouvaient aux Angles dans les Pyrénées orientales. Le dimanche matin, après être allés au marché campagnard de Formiguères (un petit bourg voisin), grand bien nous pris d’aller prendre l’apéro au café de ce village.


A notre grande surprise, sur l’un des murs était exposée une immense affiche des Rolling Stones (de la tournée STEEL WHEELS), et les billets de concerts épinglés à coté. Facile d’imaginer la suite qui nous fit sympathiser avec Marc et Annie, beaucoup plus jeunes que moi.

Et Marc de nous proposer de nous obtenir 2 billets pour Barcelone, pour le 20 juillet…
Ce qu’il fit pour notre plus grande joie.

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La deuxième, je la dois à mon patron de l’époque qui avait obtenu (pur hasard quant à la date) un rendez-vous chez un client, à Paris, pour le vendredi matin 24 juillet !
Très vite je reçu de nouveau mon cadeau d’anniversaire sous la forme du billet inespéré pour le Stade de France, le 25 juillet.

BARCELONE. C’est ainsi qu’en milieu d’après midi, ce lundi 20 juillet, nous avons pris la route en direction de Barcelone, vraiment contents, car ayant en mémoire que pendant un temps l’incertitude de l’annulation avait longtemps planée, comme ailleurs, sur Barcelone, avant l’annonce du maintient.

Arrivés environ trois heures plus tard, nous recherchons le stade olympique de Montjuic ; pour se faire nous interrogeons un passant dans un espagnol irréprochable qui amena une réponse quant à la direction dans un parfais français…. par un Français !...

Nous voilà enfin devant cette bâtisse dont la façade ressemble à une muraille fortifiée de l’antiquité romaine ou grecque, c’est magnifique. De l’extérieur rien ne laisse apparaître qu’il s’agit d’un stade, puisque de là on n’aperçoit pas les gradins. C’est en pénétrant dans cette arène que l’on s’aperçoit que nous sommes en haut des gradins et qu’il nous descendre pour rejoindre la pelouse qui se trouve donc dans une cuvette. Et c’est là, sur notre gauche que nous découvrons cette nouvelle scène toujours aussi gigantesque, avec cette fois encore des mensurations impressionnantes tant au niveau des dimensions que de la puissance de son et d’éclairage, mais qui nous apparaît bien terne et bien grise, nous ne pouvons voir que cette grande tenture qui masque le décor que nous découvrirons dès le début du concert. heureusement le ciel est ensoleillé.

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Le stade se remplit très vite, et bientôt nous pouvons écouter le groupe de la première partie dont on ne comprit même pas le nom, mais qui, il faut le souligner, obtint un certain succès auprès du public espagnol. Après qu’ils aient quitté la scène, c’est le compte à rebours traditionnel qui commence, jusqu’au moment ou une musique de fond accompagne l’ouverture de cet immense rideau de scène laissant apparaître un grand cercle ressemblant à la fameuse porte des étoiles de l’excellente série Star’s gate.

Une explosion et ils arrivent en courant avec Satisfaction, c’est re-parti ! Keith Richard, sans plâtre, est géant, il est flanqué d’un grand manteau qui lui arrive jusqu’aux chaussures, Jagger avec un blouson moulant et une écharpe chatoyante. Jagger harangue le public avant de lancer Let’s spend the night together, ne doutant pas qu’on est d’accord, sans restriction, de passer la nuit avec eux en s’enivrant de Rock n’roll, servit encore et toujours par ces diables d’anglais qui sautent en arpentant cette immense scène. Nous avons droit à l’interminable Miss you, qui dure, qui dure, laissant le temps à Keith Richard de tailler un brin de causette avec Charlie Watts qui se fend la gueule ! ils nous offrent aussi une nouveauté, tous les soirs ils chantent un titre que le public aura choisit par un vote sur Internet, le résultat, en direct est affiché sur l’écran géant, ce soir, un régal, c’est Paint it black. Autre nouveauté, après avoir utilisé une passerelle rugissant et surgit de nulle part, ils rejoignent une petite scène qui est plantée au milieu du stade, sur laquelle, collés au fans, ils vont nous servir trois chansons, Little Queenie, Like a rolling stone, the last time.

C’est le délire lorsqu’ils reprennent le chemin du retour vers la grande scène en utilisant cette fois un passage qui se trouve à hauteur de tête des fans, dont quelques uns auront la joie de taper la main, qui de Mick Jagger, l’autre de Keith, celui-là de Charlie Watts ou bien ce dernier celle de Ron Wood.
Le concert est un astucieux mélange de rock pur et dur et de sublimes ballades, nous faisant rebondir de Start me up à Tumbling dice, en passant par Honky tonk woman, ou plus récents, Saint of me et Out of control, avec un final dantesque et des effets spéciaux qui illuminent Jumpin’ jack flash ou Brown sugar, avant que le stade ne retombe dans le noir et que le silence ne reprenne ses droits, nous laissant là, plantés, attendant quelques longues minutes pour se remettre de l’ électrochoc de plus de deux heures passées en compagnie des Stones en super forme.

Dehors, les bagnoles sont pare chocs contre pare chocs, et Barcelone by night, c’est pas triste. Il nous faudra un certain temps (peu ou pas de panneaux d’indication de direction) pour quitter la ville, et angoisser un long moment sur l’autoroute avant de découvrir, vers une heure du matin, soulagés, la direction « Francia ».

C’est bien cassés, que vers 4 heures du matin, nous avons retrouvé notre lit, avec toutes les chansons dans la tête pour nous accompagner le reste de cette courte nuit…

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07:20 Publié dans MUSIQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : livre, loisirsculture

mardi, 05 juillet 2016

2003, 5 juillet à Marseille

2003, 5 juillet à Marseille
Rendez-vous au Stade Vel'



Ce matin, nous prenons la route en fin de matinée, direction Marseille. Car aujourd’hui, c’est samedi, et de plus nous sommes le 5 juillet !

Arrivés vers midi, une petite pause resto au bord de la Canebière, où déjà nous croisons les premiers T-shirts qui déambulent sur les quais du port de la célèbre sardine. Avant de rechercher l’hôtel (ils sont tous archi-pleins car en plus des Rolling Stones au stade Vélodrome, se déroulent en même temps à Marseille une Gay-pride l’après midi, la coupe de France de Pétanque et la coupe du monde de la voile), nous partons en quête des différents quotidiens marseillais annonçant notre concert.

Honneur à la Marseillaise que nous lisons en premier, avec « Vélodrome, la folie des Rolling Stones ». *** D’abord commençons par répondre à la question que tout le monde se pose : sera-ce, ce soir au stade Vélodrome, treize ans après leur premier passage en ce lieu, le dernier concert des Rolling Stones à Marseille ? Méga tour entamé en septembre 2002 aux States, Forty Licks est-elle la dernière « grosse tournée » des Mick, Keith Ron et Charlie ? Evidemment la réponse est non. Depuis quarante trois ans qu’ils existent, même aux pires moments de brouille, de bagarres, d’addiction aux produits les plus divers, de panne artistique, les Pierres qui roulent n’ont jamais cessé de jouer, ne s’arrêtent guère plus de deux ans de suite au milieu des années 80. Alors gageons que dans dix ans, même sur des fauteuils roulants, les Glimmer Twins (Mick Jagger et Keith Richard : « nous sommes jumeaux nés de mères différentes) reviendront à Marseille…….. Qu’est-ce qui fait rouler les Stones ?........Serait-ce l’argent ? Mmm… Peut-être…….Est-ce plutôt la musique qui pousse ainsi nos artistes à reprendre régulièrement la route ? Mmm… Pas vraiment……….Alors serait-ce la gloire, qui leur fait si fréquemment re-enfourcher leurs instruments et revêtir leurs costumes de scène ? La question mérite d’être posée. A soixante ans, anobli, l’an dernier par la Reine d’Angleterre, Mick Jagger n’a jamais paru aussi jeune et plein de morgue. Héros et influence majeure de palanquées de guitaristes, pour le meilleur comme pour le pire, Keith Richard n’a jamais semblé autant à l’aise aujourd’hui que dans son rôle de papy flingueur à l’éternel bandana en guise de serre tête. Et Charlie Watts ne s’est jamais montré plus placide, ni Ron Wood plus affûté qu’aujourd’hui………En quarante trois ans de carrière, marqués par davantage de bas que de haut, les Stones sont ainsi morts deux, peut-être trois fois. Et ils sont toujours là. Voyous rangés des voitures peut-être, créateurs plus inspirés sans doute, mais plus sales gosses que jamais. *** , LA MARSEILLAISE, 5 JUILLET 2003.

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En second nous explorons la Provence qui pense que « les Rolling Stones veulent faire oublier Johnny ». incroyable, ils ne peuvent pas s’empêcher de nous le ramener sur le tapis, comme pour se convaincre eux-mêmes qu’on peut en quoi que ce soit comparer les Stones avec cet ersatz de Rockeur. Le seul point commun pourrait, à défaut, être la scène qu’il copie (la seule chose qu’il réussisse à faire, car pour le reste ?) depuis bientôt plus de 10 ans ! Cette scène, jamais égalée comme en témoigne le patron du cirque Rolling Stones. *** « le défi, sourit Jake Berry, directeur de production des Stones, c’est de faire passer le décor du concert précédent plus minuscule. La scène que nous installons est la plus grande du monde. Avec quatre écrans géants indépendants et un ring qui avancera au milieu du public. Le plus grand groupe de rock du monde y interprétera trois chansons. Mais impossible de vous dire lesquelles. De toute façon, je ne sais pas ce qu’ils chanteront. Ils ont répété presque 150 titres et ils sont devenus, en 40 ans, l’histoire du rock »…….

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Qu’on se le dise, donc, les « pierres qui roulent » ne sont pas uniquement de mythiques machines à fric. Ces humanoïdes grimés par le rock ont même plutôt fière allure, malgré 60 printemps imbibés de drogues et d’alcools de toutes origines. Sur scène, Jagger, Richard, Wood et Watts, accompagnés de Darryl Jones à la basse et Bobby Keys en tête d’une impressionnante section de cuivres, dament toujours le pion à la jeunesse électrique. En témoigne cette rougeoyante langue de Shiva qui servira, une fois de plus, d’emblème à plus de deux heures d’un show huilé aux Street fighting man, Jumping jack flash et autres Sympathy for the Devil. Vous en prendrez bien une léchouille ? *** FRANCOIS TONNEAU, LA PROVENCE, 5 JUILLET 2003.

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Ceci dit, nous sommes prêts !

Nous quittons l’hôtel vers 18 H30. Métro la Timone. Changement Castellane où les voitures se transforment en boîtes de sardines humaines. A la station du stade, un CRS avec beaucoup de courtoisie nous indique le meilleur chemin pour nous rendre à Jean Bouin-Michelet. Comme l’a chanté Bob Dylan, The times are changing (les temps changent) quand on sait qu’en 1966 c’était la fête à la castagne avec en prime un séjour dans leur panier à salade ?

Après présentation des précieux billets et être passés à la fouille de rigueur (appareils photos interdits), une petite halte devant les boutiques où sont vendus à prix d’or T-shirts, casquettes et autres souvenirs des Cailloux !
C’est alors la découverte de la scène monumentale qui nous attend.
La première partie est assurée par un groupe irlandais très corrects the Stéréophonics.

A l’entrée du stade il était offert à chacun d’entre nous un CD 5 titres.

medium_2003_show.gifIl est environ 21 H30 quand un déluge de son et de lumières accueillent l’arrivée des ROLLING STONES sur cette immense scène.

Derrière eux se déroule sur toute la hauteur un décor sur lequel on retrouve la langue de l’affiche de la tournée 2003. Au fil des chansons ce décor est remplacé par 2, 4, 8 ou 1 écran qui occupent toute la surface de ce mur métallique.

Pendant deux heures et quart, ils nous gratifient d’un concert dont l’essentiel des titres est un retour à leurs sources. La plupart des morceaux sont ceux qu’ils jouèrent en 1970 au Palais des sports de Lyon-Gerland. Brown sugar, Midnight rambler, Wild horses, Sympathy for the devil…
A mi concert les Stones se rendent sur une petite plateforme circulaire située au centre du stade et interprètent I just want make love to you, Like a rolling stones et Street fighting man. Les veinards proches de cette scène reçurent les baguettes de Charlie Watts.

Satisfaction accompagné d’un ouragan de confétis rouges annonce la fin du concert…

Jumpin jack flash pour le dernier rappel, les Stones nous saluent avant le feu d’artifice final qui nous confirme que c’est bien fini.

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Dehors, ce n’est pas la sardine qui obstrue la bouche de métro, mais plus de 50 000 fans qui comme nous, ont sûrement encore les refrains qui résonnent dans la tête.

Pour couronner cette grande messe du rock n’ roll à Marseille, le beau temps était de la fête, et ce soir, vers minuit nous n’avons pas vu The Midnight rambler (le rôdeur de minuit) mais une foule de très jeunes et de plus vieux partager une incommensurable joie d’avoir passé cette INOU-BLIABLE soirée avec les Rolling Stones.